Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

21 octobre 2009

Hortefeux de paille ?

Toi aussi, fais des jeux de mots pourris sur ce nom ! Attention, «Hortefeux de forêts» est déjà pris par le Canard Enchaîné.

Et sinon, j'ai trouvé un «Hortefeux» teuton. Le même humour en pire, par exemple : «Les Turcs conquièrent l'Allemagne comme les Kosovars ont conquis le Kosovo : avec une forte natalité».

Son nom ? Thilo Sarrazin… Et un Sarrazin qui attaque des Turcs…

Prochainement, je m'interrogerai pour savoir si Frédéric Lefevbre est utile (attention, calembour accessible seulement à ceux qui aiment les gâteaux secs…).

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20 octobre 2009

La symétrie, c'est l'ennui*

Et surtout c'est pénible quand c'est de la symétrie mal placée. En ce moment, je souffre donc de symétrie déplacée. Mon SPM a décidé que secouer mes hormones devait avoir une répercussion artistique visible : des boutons. Et ce n'est pas caché par les atours de la femme moderne (jupe à carreaux, chemisier col Claudine) mais bien en évidence sur mon auguste faciès. Un bouton sur chacune de mes tempes juste au-dessus de la branche de lunettes…

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Où qu'elle est ma crème Clair-asile ?



*Victor Hugo

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19 octobre 2009

Comment faire simple quand on peut faire simple ?

Ce soir, mon docteur me dit que, vu mon âge avancé et ma difficulté à pousser mon caddie au milieu du Carrouf, il ne serait pas inutile de faire un test d'effort pour vérifier que ma pompe à oxygène fonctionne correctement (et éventuellement arrêter les frites au saindoux).

Ni une ni deux, je rentre à ma maison et, ô joie, bonheur, chance au Loto, numéro gagnant à la Sécu, mon ascenseur est en SMM (syndrome de maintenance mensuelle). Du coup, j'ai pu faire un test d'effort sur sept étages chargée de victuailles de chez Mme Picort (les fameuses frites à la béchamelle). Et ben, même pas évanouie !! Trop forte. Veuillez m'excuser mais faut que j'aille vomir…

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15 octobre 2009

Touche pas à mon post !

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Jean Nanterre Sans terre

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14 octobre 2009

Réforme du lycée

C'est pas que mais la réforme du lycée avec des morceaux de littéraire dedans arrive trop tard. Trop tard pour le Prince Jean (et oui, il a eu son baccalauréat et a déjà tous les droits). Trop tard pour tous les politiques qui cirent les talonnettes de notre Saigneur et Maître. Trop tard pour un grand nombre de journalistes mous de la rebellitude (si tu veux te laver tes neurones tous les matins, @rrête-toi ICI). Parce que s'ils avaient traîné leurs guêtres  suffisamment longtemps, ils auraient peut-être dû se cogner «La Princesse de Clèves» mais ils auraient aussi pu lire Edmond Rostand et s'attarder sur la tirade qui suit :

Acte II - Scène VII

«LE BRET
Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire
La fortune et la gloire...

CYRANO
Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?

Avoir un ventre usé par la marche ? une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...
Non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !

S'aller faire nommer pape par les conciles
Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
Etre terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : "Oh, pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François ?"...
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu'un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?

Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !»

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12 octobre 2009

Bon dimanche sous nos applaudissements

Il pleut. Je me précipite vers la passerelle arrière. Arrivée la première, je grimpe les marches quatre à quatre puis remonte l'allée de l'avion pour atteindre les premiers rangs. Ça bouchonne à la porte avant. Prem's ! Je jette mon cahier à posts pour réserver ma place et pose ma valise dans le coffre à bagages. J'envoie un dernier message à ma douce, ma chère, ma tendre, mon aimée puis éteins mon portable. Je m'assois et boucle ma ceinture. Je gonfle mon oreiller. J'ouvre mon cahier. L'avion roule. C'est dimanche soir et faut pas me faire chier. Comme d'habitude, je n'écoute pas les consignes de sécurité. L'équipage se présente : «Fidel, Monique et Fernand»… Je lève un sourcil. Quand j'entends qu'en cas de turbulences «woooo shaky, shaky, shaky !», je dois rester à ma place, je deviens carrément très attentive. Et je fais bien. Car si les masques tombent, tant pis pour mon «lipstick», je devrais mettre le mien et «look like an elephant». En cas d'amerrissage, je devrais enfiler ma «lifejacket from Donatella Versace» qui bénéficie, entre autres, d'une loupiotte et d'un sifflet «to sing 'I will survive'». C'est le dernier vol du chef de cabine. Et par la grâce d'une promotion professionnelle, c'est un peu moins dimanche soir qu'il n'y paraît.

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06 octobre 2009

Ma mère, ma petite géante

Ma mère a une théorie médicale intéressante : «Yé crois qué l'Alzheimer des Frrrançais, c'est pas lé même qué les Españoles.» Devant mon sourcil brusquement relevé qui ne signifiait nullement que je doutais un instant de ses connaissances en neurologie mais appelait plutôt à l'exposé de quelques preuves circonstanciées, elle me raconta ce qui suit.

D'abord, il se trouve que beaucoup de Jean de sa génération et de sa connaissance souffrent d'Alzheimer. Et quand elle croise tel ou tel couple façon «celui qui se souvenait du ciel et celui qui ne se souvenait pas», ce dernier a toujours les yeux perdus, la mine triste et les joues blêmes. La salle d'attente du gériatre, c'est un concours de sosies de Bambino. Mon Aloïs de père, lui, a la mort du neurone musicale. L'ayant toujours entendu chanter la gloire du communisme et du syndicalisme métallurgique réunis, je me trouvais fort dépourvue quand la Nouvelle Star fut venue. Que faisait-il aux temps chauds ? Il chantait, ne vous déplaise. Et les feuilles mortes ramassées à la pelle nourrissent sa créativité. En résumé, mon père chante toute la journée. Comme il ronfle la nuit, c'est compliqué d'avoir du silence chez mes parents.

«L'autre your, on est allé à la pharmacie. Il y avait plein dé Juan. Yé nous ai mis sour lé côté sinon ton pèrrre parrrle à tout le monde. La pharmacienne est vénou nous dire bonyour. Elle prend ton pèrrre par lé bras. Il loui prend l'autre bras et ils commencent à danser. Tout lé monde nous régardait. Alors yé empoigné ton pèrrre et la dame et on a dansé à trois. Tatadatadatata. Et là, yé vois Mme Trouc qui entre avec son Bambino, la casquette yousqu'aux oreilles y lé mains dans lé poches. Et nous, tatadatadatata… Tou vois, c'est pas pareil.»

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05 octobre 2009

La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces.*

Si nombre d'entre nous, pauvres homos sapiens sapiens perdus dans l'infini de l'univers fini, passent une petite partie de leur temps libre et une bien plus grosse part de leurs revenus chez des psycho quelque chose, c'est parce qu'ils ne s'aiment pas au fond. Certains se détestent très profondément. Et je dirai même que tout ce qui est eux dedans ou dehors leur est parfaitement insupportable.

Mais je pense qu'ils devraient arrêter de croire que tout laisse des traces indélébiles. C'est faux. Il y a des choses qui s'effacent, il suffit de frotter. L'autre jour, au travail, prise d'une envie qu'une réunion longuette avait rendue très, très, très pressante, je me précipitai aux toilettes. Là, je dus faire face à une situation pour le moins désagréable : une seule toilette libre, zéro toilette propre. Quelqu'un n'avait pu faire face à ses responsabilités et avait disparu sans laisser de traces… enfin si, justement.

Devant tant de noirceurs étirées sur l'émail de la vie, je choisis une thérapie à poils durs. Puis les eaux vives de la résilience laissèrent place nette. Je pus enfin pisser tranquille.

*Louis Aragon

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29 septembre 2009

Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme*

Un peu mon n'veu ! Et je le prouve. Rappelle-toi, j'avais péniblement commencé mon histoire avec les lentilles de contact il y a déjà quelques mois. Une heure pour les mettre, trois personnes pour les enlever. L'adoption d'une technique toute personnelle : m'enfoncer la lentille dans l'œil (et le doigt sur lequel elle est posée) plus vite que le battement de paupière protecteur. Comme je n'ai pas que des heures supplémentaires à faire, je ne le faisais pas la semaine. Juste le week-end. Rien de plus élégant que de faire ses courses au Carrouf' du coin en yogging et lentilles. Fashionistas, me voilà !

Après des mois de sueur et de larmes et l'achat d'un miroir grossissant (c'est con, sans mes lunettes, j'y vois rien. C'est le cercle qui se mord la queue !), je m'installe mes petits ronds de plastique en deux ou trois essais maximum. Et je les enlève les yeux fermés !… Tellement facile que parfois, j'agis trop vite et bling-le-chien ! Il y a quinze jours, après un après-midi passé dans un lieu très poussiéreux, j'ai réussi à déchirer la lentille et à me la coincer sous la paupière. On aurait dit un adhérent du Medef devant une déclaration Urssaf tellement je pleurais. Finalement, la gueuse, la traîtresse a dégagé. Enfin, une moitié a dégagé. Ne sentant aucune gêne dans mon œil, j'ai pensé que mon aspirateur mangerait du plastique. La semaine suivante, rebelote pour un petit samedi aux lentilles. Et le week-end dernier, pareil. Sauf que dimanche soir, j'avais l'œil grattouillant malgré une dosette de collyre. Me précipitant sur mon miroir : «miroir, mon beau miroir, dis-moi ce qui coince ?», je vis avec horreur la fameuse deuxième moitié de ma lentille, échouée au coin de mon œil. Je l'ôtai gracieusement et la scotchai dans mon cahier à posts. Je suis dorénavant tellement douée en lentilles que je peux en mettre une et demi dans un seul œil !

C'est pas que mais faut que j'appelle mon ophtalmo… depuis le temps que je cherche mon badge cantine…


*Winston Churchill

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23 septembre 2009

Les détails de l'histoire

Parfois, le soir, après une journée de m…, un trajet en RER qui pue et une gencive qui lance, j'aime à me demander comment et pourquoi un fait plutôt qu'un autre reste dans l'histoire servant ou pas à illustrer une époque, un événement ou un personnage.

Au vu des 21 internautes ayant débarqué sur ce blog en tapant : Giscard chaud lapin, Giscard et camion de lait, Giscard partouze et tenue d'égoutier, je crains que l'Ex (dont je souhaite rappeler aux plus jeunes lecteurs qu'il fut un jour jeune, président de la France et joueur d'accordéon) ne reste dans l'histoire pour avoir reçu des diamants d'un dictateur africain, essayé d'acheter des avions-renifleurs et avoir écrit un livre où il sous-entend avoir couché avoir Lady Di.

gis_di


Mytho, va !

Posté par Gouinette à 20:32 - Gogoleries - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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