19 août 2008
Il pleut… ah ben non… ah si… heu…
Quoi ? Je fais un post sur le temps qu'il fait si je veux ! Parce que si je ne le fais pas sur le temps qu'il fait, il va falloir que je le fasse sur une amie qui s'en va de l'autre côté du monde et qui a un peu les nerfs alors j'ai eu l'idée de lui proposer un post en pensant qu'elle n'en aurait rien à faire et voilà elle a répondu : «oh oui, un post ! un post !». Après, elle m'a redemandé l'adresse du blog ; ça resserre d'office les chevilles.
Donc, aujourd'hui, au Gouinette-Macumba-blog, spéciale dédicace à la brune petit modèle option un cancer des poumons dans 10 ans (ou pas) !… Tiens ? il ne pleut plus… Oui, je sais ! Deux secondes ! Tu crois que c'est facile de dire : au-revoir, bon courage, viens-là que je t'embrasse, je suis contente d'avoir fait ta connaissance, si tu as le moindre problème tu appelles, si tu n'en as pas, tu écris, j'ai jamais vu un sac à main de fille comme le tien (un 72 h tassé dans un 6 minutes !!), ne laisse plus ton fils jouer avec des galets, n'oublie pas ton Passe-Navigay chez le boulanger de la 5ème avenue (je pourrai pas te le rapporter), arrête de fumer, arrête de fumer, arrête de fumer, tu vaux bien plus que ça ! Tu crois que c'est facile !?! Hum ?!? Quoi ? Non, il ne pleut plus mais le ciel est chargé comme un sportif de haut niveau.
Bon voyage, viens-là que je t'embrasse, fais attention à toi, tu vas me manquer.
15 août 2008
Assomption de doute*
Chère toi, je ne sais pas si je t'ai manquée mais moi, j'ai manqué pleins d'infos sympas depuis mon dernier pssst et ma retraite au pays de Candy où il n'y a pas le net. Pays que j'ai rejoint en taxi (payé par la SNCF) car le car devant m'y mener n'est jamais venu (z'avait pas de chauffeur et moi, je me sens comme malédictionnée dans les transports !!). Des exemples d'infos manquées ? Ben, le marronnier du mois d'août ! Habituellement, entre le 6 et le 9, on rappelle l'anniversaire de la tombée sur Hiroshima et Nagasaki de deux bombes atomiques (ta mère). Cette année, rien de rien, ne comptait plus que le 8.8.08. Certes, c'est l'anniversaire d'une amie à moi mais de là à en faire tout ce bordel… C'est fou quand même&bsp;! Trois pauvres pétards au-dessus d'un nid d'oiseau et boum ! plus de souvenirs (ça n'a ni queue ni tête). Et sinon, des militaires au milieu d'un stade qui portent un drapeau, ça t'a fait quoi à toi ?
Ah ! Et puis, ILS nous ont relancé la Guerre Froide… enfin, tiède… enfin, un peu chaudasse en Géorgie avec des chars russes qui entrent dans un pays qui n'est pas le leur et la rhétorique nationalistico-langue de bois du Poutine. J'avais un peu oublié que c'était possible. Plaît-il ? La Tchétchénie ? Ah oui, maintenant que tu m'en parles…
Sinon, quoi d'autre ? On perd un p'tit Louis dans la Drôme, on le retrouve avec son nain père à Pékin ! Tiens, en parlant de nain, il y en a un nouveau dans Fort Bouillard !! Passe-Muraille que c'est son nom. Avant que les producteurs ne tombent en rade de nom à la con, je propose : Passe-Buse… pour le prochain parce qu'il y en a quand même une tripotée parmi les candidats…
Quoi d'autre… Ah oui, 1988 a vingt ans… depuis le 1er janvier, me diras-tu. Certes. Mais 1988, en plus d'être une année importante de ma désormais lointaine jeunesse, a vu l'élection de Benazir Bhutto au poste de Premier ministre du Pakistan, la fin de la guerre Iran-Irak et la mise en place par Gorbatchev de la Glasnost et de la Perestroïka. Ce qui a permis, en 1989, que le Mur de Berlin tombe emportant avec lui le Rideau de fer. Avant il y eut le printemps de Pékin réprimé dans le sang place Tian'anmen. Et puis le 14ème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso pour les intimes, a reçu le prix Nobel de la Paix «pour sa lutte non-violente pour la libération du Tibet, basée sur la tolérance et le respect mutuel».
Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz… je ne sais pas mais au Tibet, la répression continue.
*juste pour le jeu de mots pourri
ps : et moi, j'écoutais ça…
07 août 2008
Aujourd'hui, je fais ce qui me plais.
Donc, comme je n'ai rien à dire, je te laisse écouter l'histoire de 99 ballons.
Une chanson n'engage à rien ou presque.
05 août 2008
La suite du début de mes vacances
Dans le précédent post, tu avais pu vivre mes palpitantes aventures à l'aéroport et je t'avais laissé-e haletant-e devant le stand d'une compagnie qui fait voler (ses clients) des avions à qui je demandais un aller simple (pas tant que ça, tu vas voir) pour Là-où-je-vais.
"Bien sûr, à 10 h 20, avec une escale à Truc.
- C'est bon ; je prends.
- Je vous confirme le prix..."
Et elle me montre le résultat sur sa calculatrice. Gloups... Raaah ! Quand on aime, on ne compte pas (enfin, quand on peut). Fais péter le billet, morue !
Oui, il est 8 h et je n'ai toujours pas mangé alors je suis un peu nerveuse. Billet en mains, je prends ma place dans le trafic dans la file d'attente pour l'enregistrement. Deux guichets sont ouverts et deux troupeaux d'emmerdeurs tiennent la tête. De mon côté, une paire de vieux hispanoparlants accompagnés de leurs deux filles et des 173 kg de bagages. Problème : papy ne se déplace que sur cette espèce de mobylette à vieux et à trois roues électrique. D'où trois plombes d'enregistrement et le conseil de l'hôtesse en chef : "vous devrez l'éteindre dans l'avion monsieur !". Merci papy, de pas nous faire écraser avec ton scooter.
De l'autre côté, un couple avec quatre gosses et des passeports qu'il faut surveiller de près (vu la casquette Emirates Fly du papa, des terroristes en goguette) et aussi plein de valises.
Là où nous n'avons pas eu de chance, c'est que les deux hôtesses ont fait un concours de lenteur. Heureusement, c'est la mienne qui a perdu. Mais, entre temps, j'ai pu lire que la naine andouille gourdasse sourdingue du guichet avait mal orthographié mon nom... Arrive mon tour et je dis : "mon nom est Gouinette pas Fouinette.
- Ah ? Mais je ne vous trouve pas sur mon ordinateur ?!
- Je viens d'acheter le billet !!"
Cruchasse téléphone à Sourdingue qui lui confirme que je viens bien d'acheter ce billet.
"Votre destination ?
- Ben c'est marqué dessus Cruchasse ! Là-où-je-vais !"
Et elle me file ma carte d'embarquement avec mon vrai nom dessus.
Je refranchis la sécurité. Curieusement, on ne me fouille pas alors que mon pantalon a toujours les mêmes boutons métalliques. Je m'étale comme une bouse devant ma porte et je regarde ma boarding bidule. Et que vois-je ? Vol Paris-Truc. Pas le moindre indice de "Là-où-je-vais" !
Ayant dévoré 6 barquettes 3 chattes (18 façons d'aller mieux), je me lève et rampe jusqu'à l'Hôtesse de la Porte.
"Pardon madame, mais voyez ma boarding merde. À Truc, faudra-t-il que je me réenregistre ?
- Un moment, je regarde Mme Goui... Fouinette ?
- Non, Gouinette, y a eu erreur à la base."
Elle téléphone donc à Cruchasse. Puis me dit :
"On va vous monter votre boarding chose d'ici quelques instants. Asseyez-vous ; je vous appellerai.
- Parce qu'on aurait dû me la donner en bas ? (chez Cruchasse)
- Oui, ne vous inquiétez pas. Je m'en occupe."
Et effectivement, elle s'en est occupée. J'ai roupillé dans l'avion avant même le décollage, fait mon transit à Truc et ai pu bénéficier dans les deux avions de nourriture gratuite. Je suis arrivée Là-d'où-j'écris avec seulement 6 heures de retard tandis que Jet-pour-pauvres commençait seulement, peut-être, enfin l'embarquement à Paris.
Sur ce, je vais retrouver ma chère, ma tendre, mon indispensable sur le canapé et je te souhaite à toi aussi, où que tu sois de bonnes vacances.
04 août 2008
C'est les vacances
Dans ma rue, à 4 h 45 du matin, il ne se passe pas grand chose. Et en dehors du taxi venu me chercher, il ne passe pas grand monde non plus. Ca y est ; je suis partie en vacances. C'est drôle les départs en vacances. Le mien a débuté par un coup de téléphone de ma chère et tendre et indispensable à 3 h 52 pour pas que je me rendorme alors que mon réveil était réglé pour sonner huit minutes plus tard... Je t'aime mon amour. Après se pose la question : ai-je faim ? Non, à cette heure-ci, mon estomac dort à intestins fermés. Puis le taxi et son chauffeur avec lequel j'entretiens une conversation d'huître mais fort poliment m'entraînent vers des vacances bien méritées.
Enfin l'aéroport et l'incontournable passage de la sécurité. Devant moi s'étale l'interminable file d'attente non plus indienne mais labyrinthique et un panneau électronique m'indique qu'à ce niveau, il me reste 29 minutes avant la fouille. Il est 5 h 00 et Paris doit s'éveiller si la chanson ne se trompe pas. Je me positionne donc en mode zen vu que je suis cernée par des enfants tout excités de partir, de tenir eux-mêmes leur valise. Cinq minutes plus tard, un nouveau panneau indique : 13 minutes d'attente. Diantre ! Orly vient de découvrir la machine à voyager dans le temps. Cinq autres minutes plus tard, je passe en douce mes sachets de verveine et de tilleul menthe tandis qu'une dame me tripote parce que les boutons de mon pantalon ont bippé (je vois que ça et pas mon physique de bomba lambina). À 5 h 10, soit 29 minutes plus tard selon Orly, je vais m'écraser sur un siège devant ma porte d'embarquement, tranquille.
Pas le droite d'avoir faim, les boutiques sont pas encore ouvertes. Et je commence à écrire ce post. À 5 h 30, une mère malpolie et ses deux enfants hyperactifs viennent se poser juste à côté de moi, voire sur moi en ce qui concerne le petit mâle. Pourquoi ? Parce qu'avant mon vol, il y a le leur. Parce que je suis maudite et parce que, dorénavant, j'éviterai les jours de grand départ. Un doute m'assaille soudainement lorsque je vois un groupe (à partir de 4, on peut dire un groupe, non ?) qui se met à discuter fermement avec l'homme au gilet jaune (non siglé UMP), ce dernier semblant s'excuser. Je me lève (comme ça, débarrassée de la mère et des chiards) et me dirige vers le panneau des vols. Et que vois-je ? Départ officiel : 6 h 35 et prévu à 10 h 55 !! Je m'évanouis mentalement puis tente de remettre la main sur le gilet jaune. Explication : "le dernier vol de nuit, hier, est arrivé après le couvre-feu et a été dérouté vers Roissy. Pour l'instant, on ne sait pas comment le réacheminer vers Orly.
- Couvre-feu ?
- Oui, il est arrivé après l'heure du couvre-feu."
Je découvre donc que primo, Orly est en guerre ; deuxio, ils ne savent pas qu'un avion peut voler même entre Roissy et Orly (parce que par le périph', ça risque d'être bouché) et troisio, qu'Enretard-jet va glorieusement nous offrir à boire au troquet du coin. Je m'endors sur un siège et vers 7 h constate que Compliqué-jet va mickey plutôt nous faire partir vers 14 h 50 "estimé" comme ils disent ! "Pourquoi ?" demandé-je de nouveau.
"Parce que l'avion de Roissy a été utilisé pour aller sur X puis sur Y et revient à Orly avant de partir sur "Là où vous allez".
Tutefousdemagueule-jet considère donc ma destination comme moins importante que je ne sais plus quelle ville italienne. Soit, je le note et descends demander le formulaire de remboursement puis me colle sur la compagnie juste à côté portant le doux nom d'Air-Là-où-je-vais.
La suite demain.
31 juillet 2008
J'observe et j'aime pas ce que je vois
J'observe que, quand je suis naze et que j'ai besoin que mon métro fonctionne, la vie semble vouloir faire de l'humour à mes dépens. Donc, un de ces matins où je m'apprêtais à aller vendre ma force de travail à mon employeur, ma ligne connut des problèmes de signalisation bloquant totalement le trafic. Je me dirigeai alors vers un bus qui devait me permettre d'en rattraper un second et de finir chez les fous à mon bureau. Sur le tableau électronique de l'arrêt de bus, je pus lire rapidement que j'allais être en retard : 17 mn avant le prochain. Ouais !
Qu'à cela ne tienne, je laissai errer mon regard dans le paysage citadin s'étalant devant moi : des poubelles, des voitures garées, des magasins encore fermés. Youhou ! Fun, ouais ! Ah tiens, sur la place, le fleuriste sortait ses bouquets. Un coup d'œil : 16 mn (je vais mourir). Tout à coup, mes yeux perdus dans le vague de la direction d'où était censé venir mon bus furent alertés par la vision de deux véhicules militaires suivis d'une voiture de police. Pour que tu puisses me situer ma belle, je n'étais géographiquement à côté d'aucune caserne, ministère, banque, chanteuse muette à guitare ou autre gare. Voilà donc mes deux P4 (alors, pour ceux qui sont suffisamment âgés pour avoir fait ou entendu parler du service militaire, il est plutôt drôle de dénommer un véhicule léger tout terrain P4, classement psychiatrique dont héritaient les appelés fous furieux ou excellents comédiens, mais je m'égare) et la voiture de police qui s'arrêtent juste à côté de mon arrêt de bus. 8 militaires (des bérets verts) armés de leur fusil d'assaut (sans chargeur engagé, Carcassonne le glas) et 3 policiers en descendent et se dirigent vers une voiture, semble-t-il garée là où il ne fallait pas.
Quelque terroriste égaré me dis-je sans vraiment me convaincre ? Non, juste une voiture mal garée dont le propriétaire planqué je ne sais où est venu la bouger sous le regard guerrier des policiers et des militaires présents. Puis, les 11 deux P4 et le véhicule de police firent demi-tour et s'éloignèrent toujours copains comme cochons. Mon bus arriva enfin et je pus à loisir réfléchir à cet étrange mélange de genre militaro-policier. Certes nous sommes sous plan Vigipirate (me rappelle plus la couleur) depuis un moment (bientôt des personnes seront nées et mortes sous Vigipirate…) mais de là à chasser le dangereux conducteur mal garé… Il est bizarre mon pays en ce moment. Je ne pus continuer à réfléchir très longtemps à ce dilemme car mon bus ne redémarra pas 5 arrêts plus loin, les portes ne cessant de s'ouvrir et se fermer. Je finis donc à pied. Et ma force de travail s'en trouva fortement entamée.
Il y a longtemps, en 2002, j'avais lu une excellente nouvelle dont voici les premières pages. On ne sait jamais…
30 juillet 2008
Andalucia mia, pays d'amou-ou-ou-ourrrr !
Week-end gitanial et familial et tégévial. Mucha de traduction pour ma manzana pomme aussi. Et avant que d'expliquer ce qu'était Le Mans (les 24 heures, hein, parce que "rillettes", je sais pas comment ça se dit en castillan) à mon cousinage, je me demandai in petto : "comment dit-on 'on arrive au Mans' ?". Petite refleccion... Ah oui ! Llegamos a Le Mans... Ach !! Trahison ! Llegamos al Mans ? Ben moi, je me sentais toujours franco-espagnole (plaît-il ? oui, Franco était espagnol et on applaudit le triple lutz piqué de jeux de mots de l'almanach vers Meaux... tzim boum tsing !).
En arrivant chez mes parents, mucha gente, mucha bouffe, mucho de tout, j'ai découvert que mon père chantait. De toute ma vie, qui fait quasi la moitié de sa collection de balais, je n'ai pas souvenir (fichtre, ça commence ?) de l'avoir entendu chanter. Mais depuis que son meilleur ami s'appelle Alzheimer, le lapin de la pub pour les piles peut toujours s'aligner. Il a chanté tout le sabado Y le domingo. Je suis restée placida... bien que les chansons avaient des paroles que, comme dirait Brassens "ma mère m'interdit de nommer ici". J'ai fini le kikend sur les rodillas et au retour, al Mans ou pas, ich habe geschlafen dans le TGV. Je chercherai "rillettes" dans le dico une otra vez.
Pendant ce temps-là à Vera Cruz... il s'en passait de bonnes au bureau car MaD avait encore frappé en mon absence. Et moi, je dis que c'est vraiment trop injuste. Ma collègue Happy me raconta l'histoire (qu'elle est vraie) à mon retour. Notre bureau disposant de postes internet à l'usage des agents de passage, l'un d'eux, en vacances (oui, un fou qui vient au boulot pendant ses vacances...) squatta le lieu quelque temps et sympathisa avec mes collègues. Mais, bon. MaD ne fait pas la différence entre des amis de 30 ans (Chirac et Balladur par exemple) et un collègue de 3 après-midis.
Un jour, le gars s'en revint de déjeuner de notre si bonne cantoche et MaD lui tint à peu près ce langage :
"Ah ben mais je vous ai vu à la cantine à la table de jeunes gens. Alors vous draguez les p'tits jeunes ?!?"
Faisons fi du style et intéressons-nous plutôt aux conséquences de la tirade.
1° Happy s'écroula tellement de rire sur son clavier qu'elle avait encore AZERTY gravé sur le front deux jours après ;
2° Ma chef en fit de même tout en signalant d'un index temporal et rotatif au collègue visé de l'état de désoeuvrement neuronal de MaD.
3° Après que ledit collègue lui ait signalé que ce n'était pas ainsi qu'on s'adressait aux gens, MaD se confondit (dans le sens de s'emberlificoter) en excuses jusqu'à dire : "je l'ai déjà fait il y a quelques années et la personne m'avait giflée..."
Pourquoi mais pourquoi je ne suis jamais là dans ces moments-là ?
ps : le contrôleur fou du TGV DU Mans travaille dorénavant dans une boîte de prod de films français puisque sur l'affiche de "La Fille de Monaco", on peut lire : un film DE Anne Fontaine. Après la retraite de Pivot, la disparition définitive de l'Apostrophe. Tout se perd.
26 juillet 2008
Mes nuits sont pires que mes jours
Voilà, ma famille de Gitanie est en mi casa. Et comme mi casa es su casa, maintenant mi casa es la casa d'un pote à l'autre bout de Paris, fort confortable d'ailleurs mais à l'opposé quand même. Donc, le premier jour, après avoir été les cueillir tels les clavels españoles qu'ils sont (enfin plutôt les burros catalanes) à l'aéroport, installation, papote, bisous et v'là-t-y pas qu'il me prend de les balader dans Paris pour les situer un peu. Mais quand je suis partie, j'ai du mal à m'arrêter. En général, je m'arrête quand je m'évanouis de fatigue ; je n'ai pas de cote d'alerte. Donc, le Luxembourg, l'Institut, le Louvre, le Marais (solidarnosc oblige), on mange et on revient (en métro) dans mi casa qu'elle est leur casa dorénavant. Puis, je prends mes petites affaires : un sac et un cartable (ben oui, j'ai un travail !). Bisous et métro pour aller dans la casa de mi amigo, parce que vidée comme le budget de la France.
Affalée sur mon siège, je m'endors à moitié quand tout à coup, tout le monde descend car la ligne est arrêtée à cause d'un problème technique. Après une bordée d'injures internes, je regarde le plan sur le quai pour voir quel p... de détour je vais devoir faire pour accéder à un lit !! Alors, je mets mon sac sur mon épaule et… bordel !! Mon cartable est resté dans le métro !!! Je tue douze Japonais, poussent trois vieilles et me jette sur les personnels RATP (en nombre) pour leur faire part de ma problématique. J'ai droit à un « ha bah, c'est la soirée !». Telle la limande, je m'aplatis en excuses. Finalement, j'apprends que mon cartable est sain et sauf et qu'il sera là d'ici… 20 minutes, le temps que ma rame refasse le tour de la ligne… Ouais !!! Bon, pour me faire pardonner ma merdouille qu'ils n'avaient déjà pas besoin de ça à la (est grand) RATP, j'ai joué les traducteuses en anglais pour touristes paumés par cette soudaine panne.
Dans bientôt, je prends le thé Tégévé avec toute la smala et j'espère que je ne vais pas en perdre en route, (genre à Le Mans, pour bien m'achever) pour un grand rassemblement familial et néanmoins breton. Ca va donner. Vivement les vacances (les miennes !!) !
20 juillet 2008
Deutsch ist eine schöne Sprache*
Comme je l'expliquais dans ma précédente création (oui, je trouve que «post» ne suffit guère à décrire la qualité de maizécris), je suis actuellement et pour encore un moment, en formation de langue. J'apprends l'allemand. Pourquoi ? Peut-être cette ambiance vichyste ici ? alors autant se préparer, n'est-il pas ? Peut-être parce que je passe plein de temps dans ce grand pays ami ? Si, si (impératrice… comme ça, c'est fait) ! Oh et puis zut, d'abord, je fais ce que je veux avec mes cheveux* ! Donc, après avoir longtemps abandonné la langue de Goethe, j'ai décidé (pour me sortir de mon bureau de tarés pendant quelques jours !) de m'inscrire à une formation d'allemand. J'ai quand même un fond de la langue de Schumacher qui me reste après l'avoir étudiée sept ans à l'école publique, laïque und républicaine.
Je passe mes journées à sprechen l'allemand mit trois professeurs. Deux hommes et une femme (46 possibilités). Les deux mecs sont sympas, dynamisch et permettent d'oublier le côté parfois aride (ah bah si quand même) de la langue de Claudia Schiffer. La dame… l'est sympatisch mais comment dire… Le mieux est que je donne un exemple… voire deux. D'abord, pour relancer la conversation sur un sujet, elle ne trouve rien de mieux à dire que : «hum… Ja… hum». Ca te met une pêche d'enfer juste après le steack-frites du midi ! Vraiment, elle démoraliserait une école de clowns ! Deuxième Beispiel : les sujets de papotes. L'avant-dernier : die Arbeit (le travail). Et même que sur le programme, c'était marqué (que j'ai failli me coudre direct un triangle noir sur ma veste) : «Le travail rend la vie douce». Certes… le travail rendait libre aussi, à un moment… Le lendemain, on devait discuter de la famille d'hier et d'aujourd'hui et finalement, on n'a fait qu'effleurer le sujet. C'est dommage ; j'aurais pu savoir comment on dit «homoparentalité» dans la langue d'Angela Merkel.
Ce qui risque d'être drôle (enfin, pour les autres, moi, je pense que je vais rire moyen, moyen), c'est que de la famille de ma gitanie natale débarque à Paris et que ça ne parle que la langue d'Almodovar ou celle de Maria Mercè Marçal. Donc, après mes 6 heures de Beethoven, je devrais passer au Zapatero tout en continuant à parler en Cauet Sarko heu, attends… en français ! à ma boulangère. Je sens que ça va vite tourner à la tour de Babel-oued, c't'affaire. Mais quand on aime, on ne compte pas. Eins, zwei, tres, un pasito pa'lante María !
*L'allemand est une jolie langue (ouais, je sais, je serai tondue à la libération)
15 juillet 2008
Toujours se méfier des titres définitifs
Oui, la dernière fois, j'ai fait ma maline en titrant : «Ca y est, c'est fini», résultat, le trac de la plage banche depuis. Heureusement, j'ai eu l'idée géniale de changer d'ordinateur ce week-end. Juste pour relancer la consommation car je suis une bonne patriote et aussi parce que ça faisait deux fois que j'allumais mon Ibook en lui secouant d'abord les puces et après, pépère voulait bien démarrer. Donc, depuis samedi, je rame, je sue, je pleure car il faut tout recommencer, tout réinstaller. Et forcément, comme c'est du nouveau matériel, il ne fonctionne pas exactement comme l'ancien.
Sans compter tous les comptes à reparamétrer et la question du dimanche : «Pourquoi je peux recevoir des mails sur Mail et pas en envoyer» et hop, c'était reparti pour un tour dans les serveurs smtp que pourquoi qu'il est plus configuré alors que je l'ai fait y a une heure !!!!! Oui, je sais, j'ai pas dû bien sauvegarder. Je sais, je sais, tout est ma faute. Mea culpa, mea maxima culpa, mea na marre quand même !
En ce jour glorieux du 14 juillet où que dans le bon vieux temps, on eut pu guillotiner Laurence P. et Xavier B. et puis aussi Nicolas S. voire Steve Jobs juste pour se calmer les nerfs, je me suis contentée d'écouter les hélicoptères passer dans le ciel de Paris tout en maugréant sur la soi-disant modernité du nouvel animal. Puis, je pus (enfin presque, faut encore que je récupère des logiciels craqués tombés du camion que j'avais avant) aller sur les sites (oh bon sang, j'ai pas tous mes sites préférés, au secours !) d'information pour voir ce que le monde avait bien pu faire en mon absence. Et que lis-je sur Rue89 ? Que Pékin est aussi respirable que l'ambiance entre le président et le premier-ministre sciatiquement vulnérable (en aurait-il plein le dos ?) ! Ah bah, ça va être beau de se taper un marathon en avalant des particules par paquets (rien de sale dans ma phrase si ce n'est dans l'air). Bon, ça fera des excuses de la mort pour l'absence de résultats de nos athlètes au lieu des habituels : «y avait du vent», «une mouche a pété pile quand j'allais servir, tirer un penalty, faire mon lacet», «courir 100 m ? Ca va pas non ?!?».
Je résume l'article : un bon air pour les Pékinois correspond à un air médiocre pour les Parisiens et très mauvais pour les Belges (remarque que là encore, après le nuage tchernobylien qui fait le tour et les fuites à Tricastin qui sont pas graves, on nous prend encore pour des andouilles et on se laisse faire !). En gros, tu cours au cul d'un camion diesel de 1970 et tu as une idée de l'ambiance. Je me disais qu'en ce jour de glaire du 14 juillet, on pourrait modifier légèrement les paroles du refrain de notre douce Marseillaise (aka «Chant de guerre de l'armée du Rhin») comme suit :
Hola marathoniens !
Mettez vos masques à gaz !
Courons, courons
Qu'un air impur
Abreuve nos poumons !!





