Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

17 septembre 2009

Des nouvelles du passé

Petit rappel pour celles et ceux qui ne suivent pas au jour le jour la vie de l'auteuse de ce blog. Au mois de mars, j'ai changé de service et de lieu de travail. Mes anciens collègues de bureau ont été dispersés aux quatre coins de Paris sauf une : MaD dont aucun service ne veut. Et sauf une deuxième qui ne faisait pas partie du bureau mais s'était échouée là comme une baleine désorientée : Second Chance (dont la DRH souhaite ardemment la mise à la retraite, un enlèvement par des extra-terrestres ou une grippe A fulminante depuis février 2008).

Repassant récemment par mes anciens locaux, je tombe nez à nez avec MaD toujours fidèle au poste. Je m'inquiète de sa situation. Elle me répond enchaîner les stages de formation en espérant qu'un prochain poste ne lui passe pas sous le nez (ce qui risque d'être compliqué vu que notre fennec d'ancien chef lui savonne vigoureusement la planche. Vengeance de lâche sur plus faible que soi). Franchement triste pour MaD qui n'est pas responsable des dégâts évidents faits par la vie dans son cerveau, je raconte ma rencontre à ma chère et tendre et douce à mon cœur. Elle compatit et s'alarme : «Elle est seule là-bas ?! Si elle meurt, personne ne le saura… Enfin si, il y a le ménage…».

Ma chère et tendre et… douce ?

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07 juillet 2009

La com' ? Münich !*

En revenant de ma pause pipi de 17 h, je trouvai un de mes collègues scotché à la télé du bureau. Avant que de me retourner pour savoir ce qu'il regardait, je fis rapidement une prière pour que ce ne soit pas un fan de cyclisme. La drogue ayant suffisamment fait de dégâts dans nos couloirs, on va pas pousser à la consommation non plus. En fait, il regardait Hiiiiiiii !-Télé. Il eut fallu que je sois débile profonde pour ne pas savoir ce qui se passait sur l'écran car si l'image était assez peu parlante : un parking avec des voitures, les différents trucs et bidules décorant les quatre coins de la télé m'apprirent que «Le roi de la pop» allait être inhumé. Il y avait des intervenants de la mort heu trop classe pour témoigner en direct par téléphone des Anges de Los Angeles. Par exemple, André Manoukian… Oui, je sais, petit Michael s'est fait pété les dents par son père et à peine mort, on lui envoie Dédé, c'est pas juste. Après les images venant de l'hélicoptère en stationnaire au-dessus du parking du cimetière, nous avons eu droit aux images en direct du parking des pompiers du Staples Center. Ca c'est de l'info, coco.

Et à ce propos, on devrait faire suivre des cours de communication aux minorités ethniques genre Ouïgours ou démocrates iraniens : ne mourrez jamais en même temps que le roi de la pop, c'est très contre-productif au niveau de l'image… 

*jeu de mots tout pourri

ps: et comme y a pas que des manchots dans mon bureau, j'y ai entendu la citation de Nietsche suivante :
«Il faut du chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse».

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05 mai 2009

Bon appétit, si vous êtes à table.

Aujourd'hui, j'ai appris que notre cantine, depuis qu'un nouveau prestataire a obtenu le marché, aurait connu une baisse de fréquentation de 40 %. Pas content, le P'eurest-à-terre aurait demandé des comptes à l'administration cause qu'on lui avait promis un certain nombre de couverts et que le compte n'y est plus. Je ne sais pas si je peux me permettre mais quand même si. Quand le client aboie et que le con passe, faut pas s'étonner que le client aille grailler son sandwich sur un banc public. Surtout que la boulangerie, des fois, elle donne plus d'une serviette en papier pour se nettoyer le groin.

«Travailler plus pour gagner plus», admettons. Si on est de droite, ça paraît logique.
Mais «Payer plus pour manger de la merde», ben, même à l'UMP, on peut trouver ça difficile à avaler. Et même, parfois franchement compliqué à regarder et à mâchouiller.

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27 mars 2009

Arbeit, trabajo, work, temps perdu

Depuis peu, j'ai changé de travail. Mais pas complètement. J'ai déménagé mes deux pauvres cartons dont un plein des archives de mon ex-collègue et néanmoins ami Biénou (je voyage léger) et je les ai posés 960 m (cf MaPie©) plus loin. En effet, ma direction a disparu corps et bien avant que de renaître, tel le Phénix, égale à elle-même (avec du pognon en moins) mais plus loin. Sauf que ce n'est pas le même «plus loin». J'ai l'impression que je ne suis pas très claire. Pourtant c'est simple, je fais le même boulot mais ailleurs, dans une autre équipe, dans un autre bâtiment mais toujours avec la même boîte de maintenance informatique qui doit facturer ses services aux kilomètres parcourus par ses employés. Car, depuis les deux semaines et quart que je suis présente, prête à bondir sur la moindre tâche ou tache (je suis gâtée, j'ai les deux), on m'a déjà changé deux fois d'ordinateur sans que j'ai accès encore aujourd'hui à toutes les imprimantes et des techniciens sont passés même quand je n'étais pas là (et que je les avais prévenus et que forcément ils pouvaient pas faire grand chose). Bref, tous les matins, j'appelle le numéro magique pour connaître l'avancée du chantier. Si ça continue, j'imprime à la main et je monte un élevage de ramiers pour envoyer mes mails.

Je ne connais pas encore bien mon nouvel environnement humain (synonyme : collègues). Sauf ma chef. Et vu qu'elle lit ce blog, c'est bien évidemment la personne que j'admire le plus au monde après… Benoît II (non, pas plus, il mérite pas). Plus de maD ni de Second Chance dont je pourrais conter les aventures. Plus de Fennec comme chef. Yes !!! Mais je ne me réjouis pas trop vite car j'ai décelé quelques spécimens prometteurs à surveiller de près, l'administration française étant un vivier de fous à lier de niveau industriel. Sinon, LaPeste, my niou tchif, je t'adore. J'ai mis des portraits de toi sur tous mes murs (que ma brune, ma douce, mon amour a râlé) et je brûle des huiles essentielles en ton honneur quatre fois par jour.

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28 février 2009

Un immeuble non conventionné

La dernière fois, j'avais laissé mes pauvres collègues ayant franchi malgré eux cette muraille symbolique qu'est le périphérique parisien pour disparaître corps et biens en banlieue. J'en frémis encore… Aujourd'hui, je vais conter les aventures d'une autre partie de collègues émigrés. Ce sont d'odieux privilégiés puisqu'ils sont installés en la lumineuse cité delanoesque et dans un bâtiment refait à neuf que j'évoquais dans le titre.
Un immeuble non conventionné s'apparente au médecin du même type. Il coûte beaucoup plus cher, il impressionne au début puis, à l'usage, il donne envie de porter plainte pour escroquerie. Il nous et vous a écouté une fortune (c'est du public) puisque nous vendîmes au temps où le marché immobilier était bas et rachetâmes au plus haut ce magnifique immeuble tout de briques et de poutrelles apparentes de pur style Eiffel (en fait, je n'y connais rien en architecture mais il est très beau). Le problème est qu'il a fallu l'aménager pour y accueillir beaucoup de gens. Les dégénéréscideurs ont opté pour l'open space et le déménagement se fit au milieu du succès de librairie «L'open space m'a tuer»

Quand je parle d'open space, il ne faut pas penser plateau et personnels en élevage industriel. Mais pour avoir un bureau rien qu'à soi et avec une porte, il faut être décideur ou coucher avec ou avoir choisi de vivre aux toilettes. Les espaces entre poutrelles sont habités par 4 à 8 personnels ; les murs sont des cloisons et surtout il n'y a pas de porte. Même à la DRH ! Tu ne parles plus, tu chuchotes. Interdiction de brailler à ta biiiiiiiiiiiip de biiiiiiiiiiiiiip d'ordinateur de biiiiiiiiiiiiip ce que tu penses de lui et de sa façon de planter alors que tu n'avais pas sauvegardé depuis 5 mn. Tss, tss. Le reste de l'aménagement est à mourir. Les couloirs font des kilomètres et des portes coupe-feu permettent de se faire éclater le nez régulièrement car il n'y a pas de hublot pour voir s'il y a quelqu'un derrière. Sans parler de l'éclairage au néon avec un seul interrupteur pour tout l'étage… Et comme les travaux ne sont pas terminés, pour aller à la cantine au rez-de-chaussée, si tu es au 1er, tu montes au 3ème, tu le traverses et tu redescends. Ceux du troisième sont en train de devenir fous.

Pour aider à la convivialité, au «vivre ensemble», un message de la DRH a été passé sur l'internet-interne-à-nous. Il évoquait les règles de courtoisie à observer afin de ne pas tuer son voisin : parler bas, baisser les sonneries de téléphone et, et, et diminuer les déplacements afin de ne pas déranger les autres… Personnellement, je me déplace pour : aller aux toilettes, aller à la cantine, aller discuter d'un problème de travail en direct (parce qu'il n'y a pas l'image au téléphone) et faire des réunions Tupp une pause. Donc, soit je ne pisse plus et j'ai des problèmes vésicaux. Soit je ne mange plus et je meure. Soit je ne travaille plus avec mes collègues et j'invente l'artisanat administratif. Soit je ne fais plus de pause et je deviens syndicaliste.

Le courtois message a été reçu comme il se doit, tu penses bien. Si l'auteur lit ce blog, un conseil : cours !

24 février 2009

Engagez-vous, vous verrez du pays

Alors, voilà l'histoire. Dans mon boulot, en ce moment, ça déménage sévère. Et non, je ne parle pas que de certain-e-s de mes collègues mais tout bêtement d'un changement de bâtiment, de quartier voire, pour les plus malchanceux, de ville !! Oui, y en a qui ont jamais eu de chance dans la vie. Petits, ils se faisaient casser la tête à la récré. Grands, ils se faisaient voler leur petit-e ami-e par leur meilleur-e pote-sse et au niveau professionnel, ils sont exclus de la capitale pour atterrir en bout de ligne de métro, juste derrière le périphérique. Pour amortir le choc de l'atterrissage chez les «sauvageons», je ne sais qui a eu l'idée lumineuse de proposer une découverte des environs et a écrit le message suivant sur notre internet interne-à-nous (par discrétion, les noms ont été changés, les visages floutés et les toilettes, c'est au fond à gauche) :

«Visite guidée de LeBronx

Dans le cadre des contacts noués par le département avec la ville de LeBronx à l’occasion de l’ouverture de ce nouveau site, la mairie proposera aux salariés infectés sur place (prioritairement) des visites guidées d’une heure environ de la ville par autocar.

À l’issue de la visite, des rafraîchissements seront offerts aux participants en mairie…»

Mesdames et Messieurs, vous pouvez prendre des photos. Cependant, par mesure de sécurité, merci de ne pas jeter de nourriture aux autochtones !

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05 février 2009

Au Tord-Boyaux, le patron s'appelle Bruno

Janvier fut un début et une fin. Le début de la migration des personnels de mon boulot vers un nouveau bâtiment dans un nouveau quartier et la fin du contrat avec l'entreprise de restauration collective alors en place. Nous n'aurions pas dû nous plaindre. Nous ne savions pas ce que nous allions perdre. Le nouveau prestataire a pris place et imposé un nouveau mode de fonctionnement : pas bon, pas varié et plus cher. Bonne année à tous et à toutes et surtout, bon appétit, les amis !

Cette très célèbre entreprise de restauration collective a, au reste, un slogan que je trouve a posteriori très drôle : «votre restaurant d'entreprise "Chez Bruno", il n'y a pas mieux».

Certes mais il semble qu'elle ait du mal à négocier ses prix. En effet, j'ai pu constater pas plus tard que mardi que le demi-avocat (avec de la mayonnaise et une rondelle de tomate, c'était fête !) était vendu 1,10 € à la cantoche soit 2,20 € pour reconstituer le champion du barreau. Il faut savoir que l'avocat entier coûte, dans l'épicerie du coin (7ème arrondissement peuplé de «pétés de thunes» en tous genres) ouverte tous les jours jusque tard le soir et tenu par un ressortissant d'un pays du nord de l'Afrique qui a intérêt d'avoir ses papiers en règles, 1,30 €. C'est vrai, y a pas la mayonnaise et la rondelle de tomate. M'enfin, ça fait cher la mayonnaise.

Autre exemple, un dessert au café d'une mamie célèbre nous est vendu 0,92 €. Mon Yakunprix® en vend 2 pour 1,34 € soit 0,67 € par pot. Ils connaissent pas Pierre Bellemare dans cette boîte ou quoi ? Ils savent que ça se voit qu'ils se font du pognon sur notre steak. Il semble également que, très certainement pour veiller à notre bien-être, l'huile d'olive (ô combien dangereuse pour la santé) ait été remplacée par de l'Oméga 3 (et 3 mégas, c'est pas beaucoup). Pourquoi ? Qu'est-ce qu'on a fait de mal pour se voir interdire d'huile d'olive ?

Mais le plus top de tout, c'est le pain. Avant, le pain était gratuit et coupé en morceaux placés dans des paniers à la caisse et tout le monde y fourrait ses mimines pour se servir. Nouveauté ! Le pain est payant car, pour une question d'hygiène, ce sont des petits pains individuels qui sont fournis… déposés dans des paniers à la caisse, non emballés et sans autre pince pour les saisir que celle que forment mon pouce et mon index.

J'aime bien manger à la cantineuh, avec les copains et les copineuh…

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11 janvier 2009

Le Bureau de la Loose

L'ambiance au bureau est actuellement digne de «Psychose» mais en plus mou au niveau du suspense et en beaucoup moins «huis-clos à deux». Pas de suspense parce que la fin est connue de presque tous et un huis-clos à 400 crée quand même une certaine sensation de groupe.

Le ministère dans lequel j'officie à titre contractuel fait sa mue. On Révise Généralement les Politiques Publiques ; on réorganise pour rendre plus efficace et moins cher, en clair, on dégraisse. Ma direction change donc de nom et d'adresse, rejointe par d'autres dont les actuels locaux seront vendus aux Chinois ou rendus à leur propriétaire ministériel d'origine. En haut lieu, il y a une logique de refonte car il y a une vision de la politique future qui se basera sur cette structure rénovée, modernisée, tellement mieux, un bonheur, le paradis administratif sur terre ou tout comme. Le problème, c'est qu'entre le haut lieu et la base, il y a de la déperdition d'information. Certains mauvais esprits soupçonnent le haut lieu de pas savoir ce qu'il veut et de se débattre, comme d'habitude, entre ce qu'il serait intelligent de faire et ce que le ministre veut qu'on fasse car il a la toute puissance du crâne ancestral. Et au jeu des égos, on est sûr que ce n'est jamais l'intelligence qui gagne. Du coup, alors que le déménagement doit être terminé en mars, mon bureau, et les personnels qu'il y a dedans (dont moi), ne sait pas ce qu'il va devenir ni où ni comment ni pourquoi. En bref, c'est le bordel.

Il ne faudra pas qu'on s'étonne en haut lieu (là où clairement, l'oxygène n'existe pas en quantité suffisante pour la survie d'un cerveau humain) qu'à force de traiter les personnels comme de la merde, ceux-ci se mettent à leur chier dans les bottes.

Mais bon, ce n'est pas cette sainte colère qui m'amène à écrire mais le très curieux double effet Qui-se-coule, la conséquence magique, le dégât collatéral (comme on dit à Gaza) : la soudaine complicité solidaire des membres de mon bureau. J'ai déjà évoqué certains exemples d'humains travaillant à mes côtés : MaD, le Fennec, Momo ou Second Chance (enfin, elle ne bosse pas : elle squatte). Des gens avec qui je veux bien partager une partie de mes huit heures de boulot mais rien de plus. Or, depuis que nous avons été désignés comme les pestiférés du coin, on n'a jamais autant bouffé ensemble, organisé des apéros et autres goûters. Autant te dire que je ne m'inclus en aucune façon dans le «on» organisateur mais plutôt dans le «Mon dieu, pourquoi m'as-tu abandonnée ?».

La dernière fois, en réunion, tandis que tout le monde chouinait : «ouiiii, qu'est-ce qu'on va devenir ? C'est dégueulasseuh !», je me suis levée, digne et surtout prête à aller vomir aux toilettes parce que, comment le dit l'excellent film «Je ne suis pas là pour être aimé», à un moment, faut arrêter d'être con. Je me suis levée, donc, et je leur ai rappelé que les seules personnes à avoir un vrai problème avec la disparition corps et bien de notre bureau étaient Happy et moi, contractuelles CDD pour vous servir, pas les fonctionnaires à vie.

Lundi prochain, nous déjeunerons donc de nouveau ensemble parce que notre éducation a créé des tabous sociaux comme : tu ne tueras point, tu ne tortureras pas voire tu n'essaieras pas de jeter tes petits camarades dans les escaliers. Tabous qui, tu l'avoueras, compliquent furieusement ma vie professionnelle en ce moment.

05 novembre 2008

Dialogue

Retranscription d'un dialogue entre MaD et Second Chance après les politesses d'usage et de retrouvailles, genre: ça va toi... là matelas (je plaisante, c'est vraiment pas le genre de la grande bourgeoise de deuxième choix). Il est 13 h 35 :

S.C. : Ca va ?
MaD : Ca va oui mais l'écran a un effet hypnotique (traduction : des fois, mon cerveau s'éteint et je regarde dans le vide pendant 2 heures)
S.C. : Ah oui. Moi aussi, ça m'arrive. J'ai des absences... Surtout après le déjeuner.
MaD : Oui, même devant la télé ! L'écran m'hypnotise (traduction : mon cerveau est rarement allumé contrairement à la télé)
S.C. : Oui, moi c'est surtout après le déjeuner. J'ai des absences. (traduction effective et ronflante à 13 h 48)

Elles m'épuisent…

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01 octobre 2008

Une aquarelle de Marie-Laure enceinte…

Laisse-moi te conter un peu mon après-midi de ce mercredi. Pas beaucoup (parce que j'ai commencé des stats et c'est chiant !), juste un peu. Comme TOUS les après-midi depuis février, Second Chance, en voie de jetage à la porte au moyen de la retraite d'office, squattait allègrement notre bureau, s'endormant, se réveillant, bref, vivant la fin de sa carrière chez nous (et pourtant, y a pas écrit «poubelle» !). Elle avait fermé la porte que nous tenions ouverte après le déjeuner afin de renouveler l'oxygène du bureau car elle avait froid. Avant de s'en aller, elle proposa de la rouvrir. Que nenni, c'est pas la peine, dégage la vieille lui répondit-on poliment. Elle salua tout le monde sauf moi (je ne sais pas pourquoi… peut-être qu'elle voit poindre mes canines dès qu'elle s'approche…). Puis, elle essaya de lier conversation avec Happy et ma chef mais elles l'évitent dorénavant parce qu'elle est relou la vioque. Heureusement (??), il y a MaD. Et avec MaD, elle peut parler car leurs cerveaux sont défaits pareils.

Voici donc un extrait de la conversation à propos de la douceur des températures :

MaD : C'est l'été indien

Second Chance :  Ah ? À Paris aussi ?

MaD : Oui, comme la chanson

Second Chance : Ah oui !? C'était quoi déjà le titre ?

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