Profitant d'une promotion spéciale… mois de septembre (?), ma sainte mère désira se rendre à la parfumerie afin de faire l'achat de son parfum de toute la vie. Nous sortimes le carosse la Twingo et après un bon kilomètre de trajet, nous garâmes le véhicule sur une place "15 minutes avec le disque que tu sais jamais où il est, bordel !".

Nous entrâmes dans la boutique à la porte grande ouverte. Je vais faire pareil avec une parenthèse. Les parfumeries représentent pour moi l'enfer sur terre, et avec elles, toute boutique qui vend des choses parfumées. Elles ont un effet aussi radical que systématique : me coller la nausée et un mal de crâne (je ne sais pas où traînait Sartre pour avoir les mains sales, mais bon. Je referme la parenthèse; il faudrait voir à ne pas prendre froid.

Nous entrâmes donc dans la parfumerie et malgré une fréquentation plus importante que la moyenne, une vendeuse se présenta rapidement à nous. Tant mieux, je ne suis pas championne du monde d'apnée. Ma divine mère désigna le produit désiré. La dame le glissa dans un sac papier "avec un échantillon de crème de jour pour vous madame". Mon exploitrice de mère me tendit le chéquier afin que j'en déchire un spécimen et que je le tende à la dame qui continuait à remplir d'échantillons le sac. "Et cet échantillon de parfum, c'est pour vous madame" dit-elle en me regardant. Je n'y fis pas attention car je me concentrais sur mon mantra du moment : ne pas vomir, ne pas vomir.

Nous sortîmes dans la rue. J'inspirai à grandes bouffées l'oxygène purifié de la pestilence commerciale. Nous reprîmes le cours interrompu d'un samedi après-midi sur la terre. Rentrées à la maison, je vaquais à mes occupations et ma génitrice aux siennes. Dont l'une consista à vider le petit sac papier de la parfumerie et à poser l'échantillon de parfum qui m'était destiné sur mon bureau. Je n'y repensai que le lendemain. Je le pris afin de voir quel puanteur parfum j'avais inspiré à la dame.

Alien2

C'est un message Madame ?