Je n'aime pas les pourcentages. Non pas que je n'arrive pas à les calculer (j'ai eu mon bac, merde !) mais je n'aime pas la façon dont ils sont parfois utilisés. Le pourcentage n'a pas d'âme. Celui ou celle qui l'utilise comme un paravent… non plus. L'exploitation d'un pourcentage en dit beaucoup sur l'utilisateur ou l'utilisatrice.

Un ami artisan, auto-entrepreneur, assez récemment mis à son compte et ayant cessé de compléter ses revenus par un deuxième travail répondait récemment à une question amicale : "Ça va ? Tu t'en sors ? Tu arrives à te payer ?". Il répondit "oui, ça va. L'an passé, j'ai fait X mille euros. Il faut enlever Y% de cotisations et impôts. Du coup, il me reste un peu moins d'un smic.
Résultat brut - pourcentage = résultat net en euros.

L'autre version récemment entendue dans un autre lieu fut : "Tu comprends, je suis à mon compte, je cherche les clients, je bosse à la fin, il me reste 40%" (NDLR : mon ami l'artisan aussi cherche des clients et travaille ardemment à faire connaître son travail).
Résultat brut inconnu - %age de trucs et de bidules = 40% qu'on ne sait pas combien ça fait en euros ou en roupies ou en dollars avant ou après impôts.

La technique du paravent. Je suis restée polie ou française, je n'ai pas demandé "et ton 40% ça fait combien en vrai". Dommage. La prochaine fois, je n'hésiterai pas.