Salut les filles !

Conseil pour vos oreilles si môgnonnes que j'y planterais bien mes dents qui aiment écouter des trucs intéressants. L'été, sur les radios publiques, on parle des femmes et des femmes parlent. Parce que les hommes qui squattent l'antenne tout au long de l'année sont en vacances ! Et oui ! C'est en septembre, quand les voiliers sont dévoilés que reviennent les voix de basses.

Je disais donc : très intéressante série sur France Culture sur le féminisme intitulé "Women's power, les nouveaux féminismes". Vous êtes priées de cliquer ci-dessous si cela vous intéresse :

La page générale contenant les 5 émissions (c'était du 22 au 26 août) est ici : http://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-womens-power-les-nouveaux-feminismes

Les thèmes sont : - Travail salarié, travail domestique
- IVG et maternité
- Les violences faites aux femmes
- Sexe, genre et sexualités
- Vers un féminisme post-colonial

Ma préférée, c'est celle qui contient des gros morceaux de lesbiennes dedans, "Nos désirs font désordre" sur le sexe, le genre et les sexualités. Notamment pour le texte lu en début d'émission, tiré du recueil "Peau" de Dorothy Allison. J'étais assise dans le métro et tout à coup, dans mes oreilles, une femme a dit :

"Baiser comme une grenouille, ses mains sur mes hanches, mes talons contre mon cul, les jambes bien écartées, son visage penché dans mon cou, mes mains empoignants ses avant-bras. Ses dents me mordent doucement. Rien d'autre chez elle n'est doux. Je pousse sur la pointe de mes pieds, fais aller et venir mon cul sur mes chevilles pour mieux sentir chaque poussée de ses cuisses entre les miennes. Ses tétons sont durs. Son visage, fouetté par le sang, ses pieds plantés dans le sol, tandis que je me cambre en arrière au bord du lit. Un mammifère aquatique, une créature batracienne dont les cuisses claquent en arrière pour rencontrer chacun de ses coups de reins. Mes lèvres sont gonflées. Je peux sentir chaque poil qui s'enroule autour de son harnais. Je pense à des raies mantas déployant des grandes ailes-lèvres dans l'océan et y enveloppant l'objet de leur désir comme le font mes lèvres, les ailes de mon con. Je la veux avec mes mains, ma bouche, mes cuisses, ma chatte trempée toute puissante. Ses dents sont serrées. Ses hanches s'enfoncent, poussent, tête en arrière, appuient, me tirent et me donnent des coups de boutoir. Je ris et me cambre sur elle, je la supplie, l'insulte…"

Hem… je m'arrête là. Allez écouter la suite. PAS DANS LE MÉTRO ! Ça dé-con-centre. Et… heu… faut que j'aille acheter un livre.