Supprimons les jours fériés. Allons travailler chaque jour que le calendrier fait. Déjà ça me fera une vie sociale digne de ce nom. Et puis quel est l'intérêt d'avoir des coupures quand ton corps va, de toutes façons, te réveiller à la même heure ? Ce matin du 8 mai, j'ouvre un œil et le dirige vers mon réveil. Oh surprise ! comme pour aller travailler ! Je m'engueule. Je me retourne. J'ai chaud. Je sors une jambe de sous la couette. J'ai froid. Je me retourne. AAAAAAH !! Je me lève sans allumer ; je me cogne. Gniiiiii… Un verre d'eau et je me recouche en pensant que décidément, c'est… RRRRR ZZZZ… je me rendors. C'est à ce moment précis qu'arrive "le rêve à la con". Le rêve du petit matin. Celui dont tu vas forcément te souvenir parce qu'il va faire que tu réveilles en sursaut et plus fatiguée.

Il fait beau. Je suis dans la rue. Un homme s'approche et me salue. Je ne le reconnais pas et m'en excuse auprès de lui car il me parle boulot. "Je suis du service informatique, bureau 590" (lundi, je vais voir si ce bureau existe et je pends l'insolent qui est venu squatter mon sommeil). Aaaah mais ouiiii (mais non !). Il remarque je suis un peu agitée (du bocal, tu m'étonnes. Je rêve de toi au lieu de Lena Headey !). Je lui dis que je dois appeler des amis mais que je n'ai presque plus de batterie. Serviable, il me tend son téléphone…

tel_400

Y'a vraiment plus que le service informatique pour avoir des téléphones pareils. Et que moi pour en rêver. Au moins la batterie tenait plus de 24 heures… Bref !

Mes amis sont déjà au bar (ça c'est réel. J'ai des amis alcooliques). Je dois les rejoindre mais il faut que je géolocalise ladite taverne et mon téléphone est toujours en rade de batterie (NDLR : à aucun moment du rêve je ne vais l'avoir en main, docteur). Il faut que je rentre me préparer et charger l'engin dans l'intervalle tout en me disant que ça ne suffira pas et qu'il faudra que je prenne le chargeur avec moi mais est-ce qu'on m'autorisera à le charger au bar… Non, je ne suis pas stressée pourquoi ? Accroc ? Pensez-vous…

Tandis que je réfléchis à mon plan machiavélique sans bouger d'1 cm, donc toujours dans la rue, donc pas préparée, ni chargée, ni géolocalisée, un téléphone sonne. C'est celui du type du bureau 590. Lequel a disparu. Je réponds. Ah bah tiens, justement c'est lui. Il m'appelle du Mans (avec la SNCF, tout est possible) et me dit que j'ai oublié de le lui rendre. Je me re-confonds en excuses (ça commence à me gaver, ça aussi, tiens. T'avais qu'à faire gaffe à tes affaires !) et lui assure que je vais lui rendre par le courrier interne… Ouiii, je sais…

Comme par magie, je suis chez moi… enfin… dans un appart avec 2 copines et… des enfants, donc pas chez moi. Je mets mon blouson bleu et me retrouve avec ma parkakaki sur le dos. Bah non ! Je veux mon blouson bleu. Celui que j'avais dehors (où sont mes anxiolytiques ?) ! Ma penderie est installée au-dessus du canapé (Indice ! c'est un appartement parisien !). Je mets mon blouson bleu et glisse le chargeur dans ma poche (obsession) tandis que mes amies me poussent et que le reste du groupe descend déjà les escaliers en râlant contre les 3 retardataires. Nous courons vers la porte ouverte… RÉVEIL !!

Il faut que je charge ce put téléphone de mer. Donc.