Et pourquoi pas le périphérique, vendredi à 19 h ? Je sais. C'était une erreur. Beaucoup de monde avec en option des enfants se faufilant vers les rayons de Nowel (pas le temps de fêter les morts que le plug anal débarque, quel enfer…). Regrettant amèrement cette sortie comme un poilu de 14 regrettait sa tranchée sous le feu ennemi, je traçais mon chemin dans l'enfer des caddies décadents vers l'enfilade des caisses. Après cette ultime barrière, la liberté, la rue, le chemin sécurisé du retour à la maison. Ô je ne me fais pas d'illusion. Tant d'autres ont échoué précisément sur ce dernier obstacle car bien des périls guettent le soldat sur le champ de bataille. La file d'attente de la caisse en est un. Celle du samedi midi est brutale, infinie, cruelle. Incertaine, imprévisible. Elle n'est pas ce qu'elle paraît. La plus courte peut tarder des heures à laisser le passage. Toutes les stratégies sont inutiles. Il faut de la patience et aussi de la chance. Passer à la caisse se paie. Cher. On y est à découvert. Rien ne vous protège. Le coup fatal peut venir de partout. En général, le coup fatal est fourbe, il attaque tes arrières. C'est…

Le boulet

Celui qui tape dans ton panier alors qu'il est à terre, qui bouge alors que ça n'avance pas et qui frôle ton sac en s'excusant platement avant de recommencer. Et ce boulet, c'est JAMAIS Marion Cotillard ou Scarlett Johansson. Ni même un équivalent féminin non célèbre. NAN ! C'est toujours un mec entre deux âges, plus près du 3ème d'ailleurs, à la coupe de cheveux aléatoire là où il en reste et au rapport à l'évidence compliqué avec sa salle de bain et son lave-linge. Je jette un œil sur ses achats ; il mange liquide.

Marion ! Scarlett ! Où est-ce que vous faites vos courses, bordel ?!?