C'est pas possible.
Cordialement…

Bon, en admettant qu'on arrive à survivre sans manger ni boire, ne pas avoir de réseau ne coupe pas simplement du web mais aussi de la radio. Bah oui, plus personne (à part quelques pauvres et quelques intellos) ne part en vacances avec une radio. La radio, elle est dans le téléphone. Mais sans réseau pas de radio. "T'as qu'à lire des livres !". Dis donc, lectrice*, tu crois peut-être que j'y ai pas pensé? Tu crois que je n'en avais pas sous la main ? Sauf que de ma théorie à ma pratique, il y a un gouffre. Ouiiii, j'ai honte ; je bats ma coulpe (tiens, prends ça, vile coulpe !). Je me couvre la tête de cendres. Moins de gaz, j'écoute ITélé.

Je m'éveille un matin après une nuit découpée en rondelles par le double effet kiss cool d'un vent soufflant en tempête et d'une saleté de moustique. Moustique d'octobre, vague d'opprobre comme dit un proverbe moldovalaque. J'allume la chaîne info en pensant me rendormir au doux ronron de l'actu quand, paf ! la déneigeuse. Le patron de Total finit en merguez sur un tarmac moscovite. Aucune interview de mouettes ou de Birmanes, ni de mouettes birmanes, d'ailleurs. La journaliste fait la biographie de l'homme "ayant commencé sa carrière chez Total au bas de l'échelle". Heu… Au bas de quelle échelle ? Le doute m'envahit soudain. Qu'un "de quelque chose" commence en bas de l'ascenseur social va à l'encontre de tous mes préjugés républicains. Il aurait commencé comme… pompiste ? Je plante un cintre dans mon mobile et tente une recherche sur la page wiki du trépassé. Derrière moi, le journal tourne avec interviews d'affligés tout tristes. La page s'affiche enfin après que j'ai attaché une fourchette au cintre. Voyons voir… il a fait l'école supérieure de commerce de Paris et débuté chez Total (comme stagiaire, certes) à la direction financière. J'entends alors le journal re-commencer (joies de l'info en boucle) et la journaliste biographé le décédé en disant qu'il avait fait "toute sa carrière chez Total". Aaah, un échelon a dû râler.

Bon, au moins, sur du tout info, tu peux corriger une connerie dans les 10 mn. Pas sur France 3 où la présentation de la réouverture du musée Picasso a donné lieu à un joli exemple de "roh mais c'est loin, on s'en fout, personne ira vérifier" journalistique. J'ai découvert que Pablo né à Malaga (Andalousie) était le "maître catalan". Ah, pas de bol, c'est Dali, le catalan. Mais bon, on aura évité le "mètre soixante". Ok, je sors.

 

*j'utilise le féminin pour le neutre car il y a plus de femmes que d'hommes dans le monde et que ce n'est pas une insulte