Tout a commencé par une discussion enflammée et néanmoins alcoolisée entre ami-e-s sur le stérilet, les règles, la cup, le féminisme, la société hétéronormée, les fiottes. L'ordre ? Pfff… difficile à dire mais à un moment, tout cela avait un sens. C'était une conversation entre adultes bourrés emportés par l'enthousiasme de la jeunesse l'alcool fin de journée. S'ensuivirent des échanges électroniques de 06  d'adresses d'insultes d'articles de fond sur les menstruations et leur impact sur la place des femmes dans nos sociétés post-modernes (lis cet article). Tout n'est pas à jeter dans une soirée de prières bières... Non, soirée tout court finalement. Jusqu'à ce que, de fil en aiguille, la plus avancée d'entre nous dans sa méditation tantrique nous invite à regarder cette vidéo sur le flux libre instinctif. Choc, révélation. Non, non. Résumé du machin : grâce à un retour en soi et en sa nature première, on peut contrôler son flux et se passer de protections.

Ne rejetant jamais un pari à la con la possibilité d'avancer dans ma recherche spirituelle afin de trouver ma place en ce monde (ou l'inverse) et lier chaque plus mon corps et mon esprit et souhaitant atteindre le niveau supérieur dans l'échelle qui mène à la sérénité nirvanas que, et profitant des derniers feux de mon ventre vieillisant, je décidais de tenter le coup. Allez, zou ! Soyons folle ! Oui ! Tandis que ma moquette utérine se détachera par morceaux, mes muscles internes forts de mon esprit (ou l'inverse), la retiendront avec leurs petits bras musclés et ne la relâcheront qu'une fois aux toilettes, nous délivrant ma poubelle et moi de toute protection périodique, sauvant ainsi des millions d'hectares de sphinge de par le monde. Oui ! Mon flux, ma bataille. J'vais tout casser si vous touchez au fruit de mes entrailles. 

Dès le 1er jour, les 1ères heures, ça a foiré. Oui, non, parce que la fille, là, dans la vidéo, je sais pas, mais moi, j'ai un boulot. 1/2 heure de trajet, de la marche, des escaliers, bref, une position debout facilitant l'ouvrage de la gravité. Et au travail, il faut que je sois concentrée sur autre chose que mon slip. Alors le côté " non mais en fait le corps se retient comme il se retient de faire pipi quoi…" c'est des conneries !!! N'imp' !! Qui plus est, après un passage aux toilettes, un accès à un point d'eau est vital pour… nettoyer la place et favoriser la survie des vetements. Personnellement, vivre couchée 4/5 jours près d'un bidet m'enthousiasme moyen moins. Mais libre à vous d'instinctiver votre flux.

 

* La cup : désolée les garcons, ceci n'est pas du foot