Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

20 juillet 2008

Deutsch ist eine schöne Sprache*

Comme je l'expliquais dans ma précédente création (oui, je trouve que «post» ne suffit guère à décrire la qualité de maizécris), je suis actuellement et pour encore un moment, en formation de langue. J'apprends l'allemand. Pourquoi ? Peut-être cette ambiance vichyste ici ? alors autant se préparer, n'est-il pas ? Peut-être parce que je passe plein de temps dans ce grand pays ami ? Si, si (impératrice… comme ça, c'est fait) ! Oh et puis zut, d'abord, je fais ce que je veux avec mes cheveux* ! Donc, après avoir longtemps abandonné la langue de Goethe, j'ai décidé (pour me sortir de mon bureau de tarés pendant quelques jours !) de m'inscrire à une formation d'allemand. J'ai quand même un fond de la langue de Schumacher qui me reste après l'avoir étudiée sept ans à l'école publique, laïque und républicaine.

Je passe mes journées à sprechen l'allemand mit trois professeurs. Deux hommes et une femme (46 possibilités). Les deux mecs sont sympas, dynamisch et permettent d'oublier le côté parfois aride (ah bah si quand même) de la langue de Claudia Schiffer. La dame… l'est sympatisch mais comment dire… Le mieux est que je donne un exemple… voire deux. D'abord, pour relancer la conversation sur un sujet, elle ne trouve rien de mieux à dire que : «hum… Ja… hum». Ca te met une pêche d'enfer juste après le steack-frites du midi ! Vraiment, elle démoraliserait une école de clowns ! Deuxième Beispiel : les sujets de papotes. L'avant-dernier : die Arbeit (le travail). Et même que sur le programme, c'était marqué (que j'ai failli me coudre direct un triangle noir sur ma veste) : «Le travail rend la vie douce». Certes… le travail rendait libre aussi, à un moment… Le lendemain, on devait discuter de la famille d'hier et d'aujourd'hui et finalement, on n'a fait qu'effleurer le sujet. C'est dommage ; j'aurais pu savoir comment on dit «homoparentalité» dans la langue d'Angela Merkel.

Ce qui risque d'être drôle (enfin, pour les autres, moi, je pense que je vais rire moyen, moyen), c'est que de la famille de ma gitanie natale débarque à Paris et que ça ne parle que la langue d'Almodovar ou celle de Maria Mercè Marçal. Donc, après mes 6 heures de Beethoven, je devrais passer au Zapatero tout en continuant à parler en Cauet Sarko heu, attends… en français ! à ma boulangère. Je sens que ça va vite tourner à la tour de Babel-oued, c't'affaire. Mais quand on aime, on ne compte pas. Eins, zwei, tres, un pasito pa'lante María !

 

*L'allemand est une jolie langue (ouais, je sais, je serai tondue à la libération)

Posté par Gouinette à 12:30 - Ma vie, mon œuvre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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