15 juillet 2008
Toujours se méfier des titres définitifs
Oui, la dernière fois, j'ai fait ma maline en titrant : «Ca y est, c'est fini», résultat, le trac de la plage banche depuis. Heureusement, j'ai eu l'idée géniale de changer d'ordinateur ce week-end. Juste pour relancer la consommation car je suis une bonne patriote et aussi parce que ça faisait deux fois que j'allumais mon Ibook en lui secouant d'abord les puces et après, pépère voulait bien démarrer. Donc, depuis samedi, je rame, je sue, je pleure car il faut tout recommencer, tout réinstaller. Et forcément, comme c'est du nouveau matériel, il ne fonctionne pas exactement comme l'ancien.
Sans compter tous les comptes à reparamétrer et la question du dimanche : «Pourquoi je peux recevoir des mails sur Mail et pas en envoyer» et hop, c'était reparti pour un tour dans les serveurs smtp que pourquoi qu'il est plus configuré alors que je l'ai fait y a une heure !!!!! Oui, je sais, j'ai pas dû bien sauvegarder. Je sais, je sais, tout est ma faute. Mea culpa, mea maxima culpa, mea na marre quand même !
En ce jour glorieux du 14 juillet où que dans le bon vieux temps, on eut pu guillotiner Laurence P. et Xavier B. et puis aussi Nicolas S. voire Steve Jobs juste pour se calmer les nerfs, je me suis contentée d'écouter les hélicoptères passer dans le ciel de Paris tout en maugréant sur la soi-disant modernité du nouvel animal. Puis, je pus (enfin presque, faut encore que je récupère des logiciels craqués tombés du camion que j'avais avant) aller sur les sites (oh bon sang, j'ai pas tous mes sites préférés, au secours !) d'information pour voir ce que le monde avait bien pu faire en mon absence. Et que lis-je sur Rue89 ? Que Pékin est aussi respirable que l'ambiance entre le président et le premier-ministre sciatiquement vulnérable (en aurait-il plein le dos ?) ! Ah bah, ça va être beau de se taper un marathon en avalant des particules par paquets (rien de sale dans ma phrase si ce n'est dans l'air). Bon, ça fera des excuses de la mort pour l'absence de résultats de nos athlètes au lieu des habituels : «y avait du vent», «une mouche a pété pile quand j'allais servir, tirer un penalty, faire mon lacet», «courir 100 m ? Ca va pas non ?!?».
Je résume l'article : un bon air pour les Pékinois correspond à un air médiocre pour les Parisiens et très mauvais pour les Belges (remarque que là encore, après le nuage tchernobylien qui fait le tour et les fuites à Tricastin qui sont pas graves, on nous prend encore pour des andouilles et on se laisse faire !). En gros, tu cours au cul d'un camion diesel de 1970 et tu as une idée de l'ambiance. Je me disais qu'en ce jour de glaire du 14 juillet, on pourrait modifier légèrement les paroles du refrain de notre douce Marseillaise (aka «Chant de guerre de l'armée du Rhin») comme suit :
Hola marathoniens !
Mettez vos masques à gaz !
Courons, courons
Qu'un air impur
Abreuve nos poumons !!





