Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

30 avril 2008

Wer das liest ist schwul

Ne râle pas mon aimée germano-non-comprenante. Ceci n'est pas une insulte. À peine une boutade. Plutôt une gaminerie. T'en souviens-tu, ma mie, lorsqu'enfant, maîtrisant à peine l'arme de l'humour mais la tripotant avec ardeur (l'arme of course, obseded !), nous écrivions sur les murs des toilettes ou dans le coin du cahier de brouillon du voisin : celui qui lit est un idiot (je sais... on mettait plutôt C.O.N., champion olympique de natation) ? Dans ce cas, ce n'est pas "idiot", c'est "pédé" et tout à fait conforme à la haute tenue (sans talonnettes) de ce blog. C'est juste pour saupoudrer d'un peu d'humour l'information qui va suivre et qui concerne ENCORE une de nos représentations à l'étranger. Je vous prie d'accueillir sous les applaudissements le consulat français d'Amsterdam (et forcément le ministère des Affaires étrangères zé européennes et forcément ze gouvernement).

Entre la France et les Pays-Bas existe une convention sur la nationalité qui dit que si tu changes de nationalité, tu perds la première SAUF si tu es mariée. Que lis-je dans le Borné Infos ? Frédéric, français, épouse en justes noces UN Néerlandais puis demande la nationalité pays-bassesque. Il l'obtient. Et le consulat de France (pays des Droites de l'Homme) lui fait savoir que, considéré comme célibataire, il perd sa francitude, il est prié de rendre son passe-porc et est rayé des listes électorales.

Elle est pas belle la vie ?!?

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27 avril 2008

Ma télé du Monde

Quand, comme moi, tu vacacionnes à l'étranger et que tu ne parles la langue des autochtones que sous la torture, tu deviens brutalement accroc à TV5 pour avoir des informations à peu près compréhensibles matin et soir. Je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout l'intervention nanoprésidentielle car j'étais un peu énervée par ce qu'il s'y disait. Exemple : le Reviendu de Solidarité Active sera financé par la diminution de la prime pour l'emploi. Traduction : on va pas donner aux pas trop pauvres mais plutôt aux kinonrien. Mais les riches, on touche pas. Avant que d'exploser la téloche avec ma charentaise (je suis l'Elvis du pauvre), j'ai avalé du picrate de bétaïne pour calmer mes aigreurs d'estomac dues à un abus de Futella et hop, au dodo.

Le lendemain matin, rattrapage sur les journaux de Télépatin relayé par TV5. Puis, le journal de Radio-Télévision Canada, j'aime bien. Ca m'aère les neurones et j'apprends des trucs sur la Belle Région Province. Exemple 1 : eux aussi ont des sous-doués supporteurs du PSG (sauf que là, c'est du hockey et ça s'appelle pas PSG) qui pètent tout en sortant du stade.

Exemple 2 : je m'instructionne sur les partis politiques québécois via l'analyse d'un sondage d'opinion.
Parti Libéral Québécois : 37%
Parti Québécois : 33%
Action Démocratique du Québec : 17 ou 14% (je sais plus, j'ai pas la mémoire des chiffres et puis on s'en fout)

Ce qui donne, via mon mauvais esprit et c'est tout ce que j'ai retenu : le PLQ, l'ADQ et... le PQ. Et je reproduis fidèlement (avec quelques coupes qui ne nuisent pas à la rigolade) ce que le journaliste en disait :

"[Ce n'est pas] un très bon sondage pour le PQ non plus. [...] Et ce qui est plus grave, c'est que les nouveaux électeurs adéquistes, ceux de la couronne de Montréal, du 4.5.0. (NDLR : je sais pas quoi c'est non plus) ont l'air de passer directement de l'ADQ aux Libéraux. Ils ne s'arrêtent pas au PQ. [...] Il y avait beaucoup de travail à faire pour le PQ à l'interne. [...] Mais maintenant, il faut que le PQ soit capable de donner une raison positive aux électeurs de voter pour le Parti Québécois [...]."

Une bonne raison ? Un bon slogan ? J'ai !!

"Une vie de merde ? Choisissez le PQ"

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24 avril 2008

Publicité mon amour

desenvoutementtressail3Récemment, j'ai fait connaissance avec le commentaire publicitaire. Un-e petit-e malin-e a inventé une saloperie mécanique logicielle qui envoie des commentaires zotomatiques selon les sujets des posts et renvoyant bien évidemment sur des sites commerciaux. Le mien concernait mon traité des menstruations à l'usage des sourds et des malentendants que tu cliques ICI si tu veux te marrer (autopromotion de moi-même). Commençant par un compliment sur la qualité de mes écrits dans un style bien trop correct pour être honnête, il se poursuivait par une phrase du genre : «puisque vous parlez des règles, je connais un excellent site sur les tests de grossesse...» Ayant un égo surdimensionné, j'avais avalé le compliment mais bon... Tu veux me dire ce que je foutrais d'un test de grossesse !?! Parce que, certes, ma chérie et moi suivons les préceptes d'un pasteur luthérien danois en matière de fréquence copulatoire mais je crains que nous échouiions à faire remonter le taux de fécondité de notre beau pays, que Saint Nicolas de Rébanne l'ait en sa légumineuse surveillance.

medaillemiraculeuseEt non, je n'ai pas mis tous ces grigris, porte-bonheur (t'as vu la Vierge turbo-compressée ? et c'est même pas moi qui ai trafiqué l'image !), désenvoûtement, retour de l'hêtre aimé saoul 24 heures en guise, en guise, en guiiiiiiiiise de contraceptif.trefle

Dans mon post du 21 avril (ne te découvre pas d'un fil), j'avais conté par le menu (de gauche, comme moi) un voyage par le rail en Région, pourri par des suicidaires, des pannes et autres manifestants en travers de mon chemin, dégage espèce de hippie !!! Yojik, dans un excellent commentaire, me conseilla l'exorcisme et l'avion. J'utilisai la seconde solution pour me barrer en Vacacionie, d'où je t'écris, mon amour, ma belle, ma brune. Pour me rendre à Orly (Antony), je pris le RER B (je précise pour le Régional qui ne connaîtrait pas le chemin). Et je descendis à Arcueil-Cachan, que c'est largement pas du tout la station qu'il faut ; point le choix je n'avais vu que le trafic était arrêté suite à un «accident grave de voyageur», en langage RATP-SNCF, un suicide... La France va-t-elle mal à ce point ? Est-ce la saison ? Les attiré-je ? Tu me diras : est-ce que ça vaut vraiment le coup de mettre des pattes de lapin partout qu'on arrive plus à lire ?

fer

patteImpatiente que tu es ! J'ai pas fini. I call a cab. Llamo un taxi. Und je débarque à l'aéroport où mon vol est annoncé trisomique en retard. Normal... Même plus peur car désormais l'Eugène ma bite le zen m'habite. Nous embarquons et le commandant nous parle : «comme c'est mon dernier vol, aujourd'hui, je fais un looping...». Nooooon, je rigole. En fait, il nous a expliqué pourquoi un tel retard (1 heure au lieu des 20 mn habituelles). Troupeaux de mouettes suicidaires au milieu des voies aériennes ? Que nenni, ma mie. Dans la liaison précédente, ils avaient dû débarquer un passager pour des raisons de sécurité... J'ai marché sur ma peur ; je me suis assise au rang

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23 avril 2008

Le coup de la panne

Qu'apprends-je l'autre jour en écoutant Maradio ? Que Continental Airlines fait des économies de kérosène. Je vois l'alcoolo écolo qui sommeille en toi qui s'en félicite (aussite… oui, c'est nul mais j'aime). Heeeuuu… là, faut pas. Parce qu'en fait, il s'agit de faire traverser l'Atlantique à des Boing! non étudiés pour et qui, en gros, finissent sur la réserve. Et moi, quand j'avais une moto (oui, enfant, j'avais un tracteur, adulte une moto : gouine un jour, gouine toujours), j'ai joué à «raah, je vais finir le voyage sur la réserve, c'est bon, chuis plus loin…». Faut pas ! Parce qu'en moyenne, j'ai poussé les 190 kg (à vide) de la bécane jusqu'à une station «qu'on n'y va pas chez eux par hasard mais qui était 'achement loin d'un coup» plus d'une fois.
Et, je m'excuse, mais pousser un Boing! sur les dernières bornes ou plus exactement sur les derniers milles marins du voyage, c'est curieux, je le sens pas du tout, du tout, du tout.

Donc, toi qui lis ce blog et qui a tes billets pour l'Américanie en main, je te conseille, pour une fois, de bien écouter les mesures de sécurité et d'enfiler le gilet de sauvetage dès le décollage.
Quant aux «PNC aux portes», prière de coincer une Bible, un Coran, une Torah ou un Sudoku (pour les athées) dans le filet à conneries du siège de devant car, autant, ça ne sert à rien dans un hôtel, autant dans les avions de Continental-si-on-y-arrive Airlines, ça pourrait être utile.

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22 avril 2008

J'y pense et puis j'oublie

Manifestations anti-françaises en Chine : des drapeaux sont brûlés ; les Carquefou locos sont boycottés.

Réflexions sur les manifs :
Les Chinois ont tellement pourri leur environnement qu'ils n'ont plus de bois de chauffage ? Non…
Des supporteurs du PSG ont émigré en République Populaire de Chine ? Si seulement mais non…
La Chine est devenue démocratique puisqu'on peut y manifester sans se faire tirer dessus ou finir en taule ! Mouahahaha !!! Désolée, ça me fait toujours rire.
Des manifs organisées par le pouvoir ?!? Nooooon !!!! Pour nous reprocher notre liberté d'expression et de manifestation ?!? Allez… Heureusement, Raffarien va nous sauver… Mouahahaha !!! Désolée, ça me fait toujours rire…

Réflexion sur le boycott :
D'abord, perso, j'y vais pas au Carquefou de Pékin. C'est loin. Et dedans, il y a QUE des produits chinois alors qu'ici, des fois, on trouve du thaïlandais… Donc boycotter le Carquefou pékinois, c'est boycotter des employés et des produits chinois…
Le boycott des sacs Vouitton : vu que la plupart des Chinois n'ont pas les moyens d'en acheter ou que beaucoup des sacs de là-bas sont des copies fabriquées par des Chinois de Chine… Cf ci-dessus.
Enfin, pour un euro de marchandises françaises vendues en Chine, cette dernière nous vend pour 4 euros. Donc, si nous préférons le t-shirt indien, roumain ou je-ne-sais-douin, nous pouvons leur poser 4 fois plus de problèmes économiques qu'eux.

À suivre ?

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21 avril 2008

Mon week-end pourri

Je souhaite te le faire partager. Oui, comme ça, généreusement alors que rien ne m'y oblige sauf l'éventualité de te pourrir ta journée. Or donc, vendredi, je ne sais pas pourquoi mais je ne le sentais pas du tout mon kikende en province parentale. Peut-être à cause du coup de téléphone de ma mère m'annonçant qu'elle entrait aux urgences tandis que j'entrais gare Montparnasse. Rejoignant ma voie, mon TGV et mon siège dans un brouillard inquiet, je croisai un troupeau de jeunes beuglant « Résistance ! » après avoir été gentiment mais fermement priés de quitter les voies qu'ils bloquaient depuis vingt bonnes minutes. À ce propos, je ne comprends pas pourquoi on dit bon ou bonne quand il s'agit de dire que ça a vraiment duré longtemps, parce qu'en général, c'est pour parler d'un événement chiant et que « mauvais » ou « mauvaise » seraient plus appropriés. Je referme la parenthèse que, par mégarde, j'avais oublié d'ouvrir.
Donc, à peine installée et tentant d'obtenir plus de renseignements sur l'état de santé de ma génitrice auprès du Dr Weaver de ma sœur, j'ouis l'annonce suivante : « Mesdames, messieurs, suite à un incident matériel, nous vous prions de descendre de ce train et de monter dans celui situé voie 1. » Nous partîmes 500 mais par un prompt retard, nous vîmes énervés en arrivant trop tard.

 

Mes deux jours de repos que le code du travail m'octroie fort généreusement, je les passais entre l'hôpital et l'asile, mon père devenant fou sans ma mère (et je le comprends). Dimanche, une amélioration se fit sentir sur ce front. Je repartis donc le cœur vaguement allégé... jusqu'à ce que mon TiGiVi s'arrête à Sablé-sur-Sarthe (arrêt non prévu au programme) sur la voie A. En me penchant, je vis un autre TGV-quand-il-roule, allant dans la même direction que le mien et à l'arrêt voie 2. Oui, chez les bouseux Sarthois, on compte comme ça : A, 2, L, O, Q, etc. Annonce : « Mesdames, messieurs, veuillez ne pas ouvrir les portes [ben, on va pas visiter ce trou perdu sous prétexte que Fion Fillon en est le maire, non plus !!]. Le trafic est arrêté à cause de la présence d'une personne sur les voies. » Ah putain ! Mais ils peuvent pas se pendre, mettre les doigts dans la prise ou manger des OGM au lieu de faire chier 12 trains dont le MIEN !?!
Quelques temps plus tard, nous redémarrons à la folle vitesse de 20, 25km/h pour s'arrêter de nouveau 3 km plus loin. Même annonce (c'est plus des contrôleurs, c'est des animateurs radios à la SNCF...). Bon sang ! Ils ont lâché un troupeau de suicidaires !?! On poireaute, on attend, je m'énerve quand, tout à coup, un TER (Train En Retard) venant en sens inverse nous croise pied au plancher !! D'où notre interrogation (ben, oui, la plèbe de ma voiture s'est étonnée) : le conducteur réussit-il à piloter son train avec un corps écrasé sur son pare-brise ou l'emmerdeur dépressif n'est pas sur LES voies mais sur MA voie ??? Possible, n'est-il pas, y a bien un lapin, fan de Chantal Goya, qui a réussi à choper la Suzuki n°1 aux 24 heures du Mans.
Enfin, nous redémarrons et arrivons en gare « de LE Mans » (je vais me le faire ce malade ! En gare DU Mans !!!). Bref, à l'arrivée à Paris, une heure de retard (respect pour les recordmen venant de Londres) et retour à l'appart sous la flotte, week-end pourri, quand tu nous tiens...

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18 avril 2008

Le bœuf est lent mais la terre est patiente.

C'est par cette citation hautement philosophique (j'ai joué 15 mahjongs avant d'en remporter un et d'avoir le droit de la lire… Désespérant…) que je commencerai ce qui s'avère être mon centième post. Ben oui, c'est quand même fou que j'ai réussi à aligner en quelques mois cent textes plus drôles, spirituels, politiquement engagés et orthographiquement corrects les uns que les autres alors que je peinai toute ma scolarité pour faire plus d'une feuille double pour une dissertation. Comme quoi, cela n'a rien à voir. Mais 100, comme qui dirait, ça met la pression !

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Ah oui, c'est le genre de plaisanterie
qui me fait rire, pourquoi ?

Je souhaite faire de cette création un hommage, un symbole, une pierre blanche, un post-it, un nœud au mouchoir virtuel, bref, un machin qui restera dans les anneaux olympiques (quoi ? ben, un anal, des anneaux…) ! Parce que bon, voilà, il faut que je t'avoue, mon amour, ma douce, ma belle (et les autres), il est arrivé un truc pas croyable. Hunami a accouché ! Toi, je sais pas, moi, ça me fait toujours un choc. C'est vrai que je devrais le savoir depuis les cours d'éducation sessuelle : au bout d'environ 9 mois, la femelle de l'humain met bas. Donc, comme Hunami était enceinte jusqu'aux dents et que le temps passait, ce qui devait arriver, arriva : un chiard. Enfin, une chiarde. Surnommée Moinette tout au long de la grossesse cause que ses incapables de parents ont pas été foutus de trouver que Gouinette, c'était quand même le prénom absolu que même Britney y pense pour son futur agglomérat de cellules, l'alien a débarqué le 9 avril dernier.

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La sage-femme qui fête l'événement

Forcément, acculés par le temps et l'état civil, il a bien fallu trouver un prénom, un vrai, un qui va être écrit en toutes lettres sur le passeport et sur tous ses papiers toute sa vie durant. Après avoir consulté un vieil annuaire qui traînait (Alarme ? non… Assurances ? pas mieux…), ils ont pensé que leur famille pourrait leur être d'une aide précieuse. Ils ont appelé tout le monde. Mais comme tous et toutes étaient dans un état de joie et de bonheur rare…

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… ça n'a pas donné grand-chose. Puis ils ont feuilleté le Télé 7 Bourres®, et gloire à notre Saigneur, on a évité Kevina, Jessica, Cindy, Carla, Cécilia, Princesse Leïa. Puis ils se sont penchés sur le berceau tandis que l'âne et le bœuf broutaient la perfusion de la parturiente. Leurs yeux brillaient. Était-ce la fatigue ? Était-ce le bonheur ? Était-ce les deux bouteilles de champ' ? Nul ne le saura jamais. Fut-ce à ce moment précis que l'idée jaillit dans leur esprit ?


feuartifice

Aucun doute n'est possible. Que la lumière soit, et la lumière fut. Ainsi donc, petite chose, née deux jours après que la flamme olympique se soit éteinte dans les rues de la Ville Lumière, tu es venue éclairer notre lanterne. Enfin, surtout celle de tes parents parce que moi, je me débrouille avec ma loupiotte perso (celle que le petit vélo que j'ai dans la tête alimente en courant continu) et puis Mag-Laïte, c'est original au moins comme prénom. Sois la bienvenue dans ce monde un peu pourri qu'on t'a préparé comme les glands que nous étions, sommes et resterons longtemps (ce qui fait une partie de notre charme).

Quelques conseils pour la suite :
- Je préfère te prévenir tout de suite ; tu ne resteras pas longtemps accroché au sein d'une femme. Et avant de pouvoir en rechoper un, ça te demandera de la patience et un fort pouvoir de persuasion. Je peux en témoigner, c'est du boulot !!
- En parlant de boulot, ben, d'ici à ce que tu commences ton premier stage sous-payé en entreprise (vers 12 ans), la situation se sera peut-être améliorée et tu auras droit à des congés payés.
- Ah et avant que nous oubliions tous :

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Par contre, si tu touches à mon Spiderman numéroté planté sur sa gargouille dans une position spidermanesque, je te punaise au mur. Ceci dit en toute sororité, bien sûr…

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14 avril 2008

Sélective est mon écoute

Il arrive que je m'aperçoive que je suis passée à côté d'informations vraiment intéressantes. Non dotée d'une télévision diffusant en boucle toute une panoplie de conneries plus indigestes les unes que les autres (mais je fais régulièrement un stage parental pour remise à niveau de mes connaissances télédiffusées), je suis une écouteuse de radios du service public. Mais dès que de la publicité fait son apparition, j'ai un blocage automatique de mes esgourdes. Un peu comme si j'ôtais mes lunettes, quoi... Mon cerveau fait autre chose pendant ce temps-là ; par exemple, il déprime à l'idée que "L Word" n'aura que 6 saisons.
La semaine dernière, j'écoutais "Là-bas si j'y suis" et sur le répondeur, une auditrice qui, elle, écoute les pubs sur France Inter braillait comme une citoyenne (oui, la citoyenne braille. En ces temps de silence, ça fait du bien) contre le spot du Pass GRL (Garantie du Risque Locatif, cher à Christine Boutin) qui comparait le locataire à une souris ou à une araignée qui, c'est bien connu, ne paient pas leur loyer et foutent le bordel dans l'appart (cf. article Bakchich). Et pourquoi que la dame et d'autres ont braillé sur le répondeur ? Because tous les messages vers les autres services de la radio publique avaient dû connaître un classement vertical immédiat. Au bout de 5 jours de diffusion et de multiples protestations, le spot fut retiré.

Depuis ce jour, j'essaie donc d'écouter les pubs mais me coltiner en boucle "Crétin et Crétin" bavassant sur les bienfaits de l'assurance Mutmut, au secours !! Heureusement, pendant les infos, on apprend autre chose que les résultats du dernier sondage désastreux pour le gouvernement, ou les derniers résultats catastrophiques du PSG, de l'équipe de France de Coupe des Vices ou de mon dernier passage chez le coiffeur. Ce matin, et contrairement à ce que nous serine Chantal Goya depuis des années, aucun lapin n'a tué de chasseur mais un électeur translapin, un Italien quoi, a mangé son bulletin de vote. Non, les émeutes de la faim n'ont pas gagné l'ex-Empire romain. Le gars a voulu protester contre la nullité profonde de la classe politique italienne (je vais te dire monami, qu'à ce rythme, en France, on va bientôt attaquer la Bibliothèque nationale et provoquer la famine chez nos voisins termites qui ne paient pas leur loyer...). J'ai donc appris ce matin que manger un bulletin de vote était considéré comme de la "destruction de matériel électoral" et puni par la loi.

Par contre, provoquer une crise financière mondiale qui met des milliers de travailleurs surendettés à la rue, se gaver de stock-options en disant aux salariés qu'ils doivent travailler plus pour gagner plus, dire que tout est précaire, l'amour, la vie et donc même le travail (mais pas les revenus des plus riches), remplir le réservoir de son KatKat avec de l'agrocarburant qui fait diminuer les surfaces agricoles destinées à l'alimentation des humains et pollue tout autant, continuer sans relâche à épuiser la terre, assécher les sources et polluer tout ce qu'il est possible de pourrir, tout ça, tu me croiras ou pas, n'est pas un délit.

C'était dans la série : "On vit dans un monde merveilleux".

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11 avril 2008

Capilliculture et paysagisme

J'ai profité de ma fin de journée pour aller me faire retailler la touffe… de cheveux chez mon capilliculteur technoïde habituel. Ma coiffeuse préférée ayant demandé l'asile politique aux Canaries, j'avais donc testé une première remplaçante qui a, elle aussi, quitté la boutique depuis. C'est pas de ma faute !! Je ne suis pas chiante ; je n'y vais que quand je me prends les pieds dans la perruque. Bref, tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je testais un autre toiletteur agréé dont j'ignorais jusqu'au prénom. Le modèle qu'on m'avait réservé était un grand mâle à l'accent sud-américain très prononcé et très sympathiques l'un comme l'autre. Il faut que je décrive un peu l'ambiance, très d'jeun's, très décontracté (ils font tatouage et piercing aussi) et très techno à fond on ze dance-floor des pros du ciseaux.
Moi, j'ai un ch'ti problème (non, je ne suis pas au chômage, ni pédophile, ni consanguine ?!? Comment tu me parles ?!?)… Je suis myope… Comme une taupe. Forcément, chez le coiffeur, je pose les lunettes. Et là, non seulement, je ne vois pas ce que le Picasso du peigne tente comme expérience surréaliste sur ma chevelure mais je deviens légèrement sourde. Oui, sans mes lunettes, j'entends mal. Pas la peine de rigoler, je suppose que je dois plus ou moins lire sur les lèvres (normal, j'suis gouine…) en temps normal et là, pan, il me manque un bout. Alors, forcément, si on me met l'ambiance «Bienvenue au Macumba Night ! Ce soir, c'est techno-garage-musette !!» en fond sonore, j'ai des problèmes de communication.

Comme ça s'est produit, quand le danseur de samba m'a demandé : «Brushing ou juste séchage ?»
Là, je m'aperçois qu'il faut que je fasse un bref descriptif de mes connaissances en capilliculture. Disons, pour être concise et néanmoins précise, que je sais distinguer un peigne d'une clé à mollette (mais c'est parce que je m'y connais en clé à mollette, donc je trouve par élimination). Comme je n'ai pas de brushingueuse perso pour me coiffer le matin, je demande toujours : «Juste séchage sans volume !!» Et là, Ronaldinho me répond : «d'accord, juste séchage sans volume et après un… This is the rythm of ze night !! the night, oh yeah…». La musique a couvert la fin de sa phrase. J'ai opiné du chef, avec un regard complice et un grand sourire des fois qu'il ait fait une plaisanterie (une grande règle à connaître : ne jamais vexer un sculpteur capillicole tant qu'il n'a pas reposé tous ses outils).
Je suis toutefois vite rassurée car mon Paolo Coelho prend le séchoir dans une main, son autre main dans… rien, elle se débrouille très bien toute seule et il commence à me sécher mes longs, doux et merveilleux cheveux bruns. Quelques temps plus tard, il pose son engin de mort et prend… une brosse pour continuer le «juste séchage sans volume». Et là, s'il ne m'a pas déshydraté les cheveux un par un, c'était pas loin. À un moment, il a même pris une brosse différente pour coiffer devant. J'avais les sourcils au milieu du front d'étonnement. Mais je n'étais pas au bout de mon «JSSV» car le président Lula a chopé une espèce de pince (j'ai gogolisé, c'est une pince à lisser en céramique) et a commencé à me lisser les cheveux. Le principe de cette chose, c'est de chauffer les cheveux très fort pour leur faire passer le goût de la boucle.
Résultat des courses : quand Gilberto Gil a pris la glace pour que je puisse m'admirer devant et derrière en même temps (je suis plus très souple à mon âge), mes sourcils ont atteint la ligne d'implantation de mes cheveux. Tu te rappelles Farah Fawcett version «Drôles de Dames» ? Ben pareil mais en brun.

Mon premier réflexe a été de me passer les mains dans les cheveux pour défaire immédiatement la construction du «juste séchage sans volume». Mon deuxième a été de remercier Sainte Rita, patronne des causes désespérées. En effet, il aurait fait quoi, Carmen Miranda, si j'avais dit «Brushing !». J'en tremble encore…

PS du 13 avril : à la demande générale de deux commentateurs qui vont s'en prendre une dans pas très longtemps, voici la photo du résultat.

ff

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09 avril 2008

M.A.R.I.E. Portée disparue

Dans la série, «pourquoi donc avons-nous encore des jours de congés dans notre calendrier grégorien alors que notre sublime lumière de… poche se donne à fond tous les jours pour nous autres, pauvres fainéants ?», j'ai voulu répondre à un questionnement d'une lectrice au sujet du quinze août. J'ai donc remis mon vieux pardessus râpé, pris les clés de la 403 et ouvert la porte du garage. Il faisait beau mais je ne roulerai pas décapotée, c'est pas sain.

Conduisant d'une main, je me disais que c'était la dernière fois qu'on m'y prenait. Ces enquêtes au ras du papier bible commençaient à sérieusement salir ma réputation. Celle-là ne dérogerait pas à la règle de base de tout travail de détective : si t'as pas de corps, pas de témoin (fiable !! pas les alcoolos de service), pas d'indice matériel, t'es déjà dans une merde noire. Je jetais un dernier coup d'œil sur mon calepin où j'avais rapidement noté deux noms et une date : Marie, Assomption, 15 août. Ah, les femmes me perdront.

Je devais m'apercevoir rapidement qu'au moins deux de mes indices de départ étaient des impasses. D'abord la date. Non, la petite Marie n'était ni née, ni morte un 15 août. Par contre, entre le moment de sa naissance et celui de sa disparition, elle avait cumulé, la gamine. D'abord, on lui avait bourré le mou quand, jeunette, elle avait écouté un certain Ange Gabriel (certainement un Corse. Qui d'autre peut se prénommer Ange ?) qui lui avait dit : «le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.» Il aurait ajouté : «Tiens, attends, je te montre…» mais rien n'était sûr. Ce qui est sûr, c'est que la fillette aurait mieux fait de continuer l'école, car dans son journal, elle avait qualifié ce petit échange d'Annonciation. Et quand elle se rendit chez la fourmi sa cousine Elisabeth, elle nota que lors de sa «visitation» (et attends, y en a d'autres en -ion à suivre), Liz (qui devait picoler autant que Taylor malgré son enceintitude du moment) avait pris un mouvement de son enfant dans son ventre pour un signe divin. Si ça se trouve, c'était juste les boulettes de viande de midi qui n'étaient pas passées.

Enfin, à force de tenter sa chance, Marie se retrouva en cloque par IC (Immaculée Conception, ancêtre de l'IA, insémination artificielle). Toute une bande de furieux qui, plus tard, monteraient la tête de son gamin lui assuraient qu'elle était «immaculée», c'est-à-dire vierge de tout péché, original !… À ce propos, j'ouvre une parenthèse et je signale que c'est Adam qui a fait faute et que c'est Eve et ses descendantes qui se sont prises le carton rouge. Faudrait voir à faire le ménage dans le corps christiano-arbitral et sur ce, je referme la parenthèse !
Elle met donc son chiard au monde et après, les ennuis se suivent tout au long des années jusqu'à la mort dans des conditions mystérieuses voire non élucidées du fiston. Ce dernier, d'ailleurs, avant de disparaître, la confie à son pote Jean, écrivain à la petite semaine.

Et j'en arrive donc à mon deuxième indice toupourri : l'Assomption (j'te l'avais dit, y a des -ions partout, c'est limite magnétique, ce post !). Du latin assumptio qui signifie prendre, élever, assumer. Parmi la bande de témoins (un peu trop prolixes à mon goût), certains affirmaient qu'elle était montée direct au ciel, corps et âme à Éphèse… ou Jérusalem. Ils savaient plus bien. Mais pardon, entre la Turquie et Israël, il y a une distance qu'une femme d'un âge incertain au bord de la crevaison ne peut guère franchir en claquant des doigts. Ceux-là se faisaient appeler l'Hècatos. D'autres, plus méfiants, préféraient parler de dormition (sans doute avaient-ils séché les mêmes cours que Marie) car ils disaient qu'elle était morte et ressuscitée (un truc de famille sans doute). Tout ça ne me paraissait pas très orthodoxe (…). Enfin, la dernière partie protestait que rien n'était écrit dans leur Baïbeul à ce sujet et que donc, il n'était pas question d'Assomption ni de 15 août.

Adossée à la portière de la Peugeot, je faisais tourner les clés autour de mon index. Je voyais d'ici mon rapport au chef : «Le 15 août n'a aucun lien avec la mort de cette petite Marie mais tout avec la volonté d'un certain Pi 12 (Pi 3,14 est décidément jamais là où on l'attend) qui a ressenti un regain d'énergie et, après un silence de 1939 à 1945 a fait péter ses scores en 1950. Ensuite, l'Assomption ou Dormition est un effet secondaire de la prise d'une drogue non encore isolée mais qui pousse à ne pas aller en cours de français. Alors, on va garder le 15 août juste pour le plaisir des bouchons estivaux. Par contre, tout ça a traumatisé mille générations de jolies Ibères que des parents sadiques ont appelées : Imaculada, Concepción, Assumpta, Maria-kèkchose ou Kèkchose-Maria.» Je ne pus m'empêcher de sourire à leur évocation. Décidément, les femmes me perdront.

Posté par Gouinette à 12:30 - Ma vie, mon œuvre - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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