Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

29 novembre 2009

Le coming-out : une histoire de famille

La progression de l'alzheimer de mon père a détruit bien des choses : il ne nous reconnaît plus, il est plus agressif, il confond, se trompe, a des difficultés à choisir entre la fourchette et la cuillère pour manger, ne sait plus lire l'heure, se repérer sur un calendrier. Et il a désormais du mal à se déshabiller ou à s'habiller malgré l'aide de ma mère qui lui dit : «mets ta beste dé pyyama.» Car le concept de «veste de pyjama» ne trouve plus son objet. Sauf si ma mère lui agite sous les yeux. Bref, la lente mais sûre descente vers l'enfer devient vertigineuse. Sauf que : mes parents sont des fous… de danse. Et ça, curieusement, mon père ne l'oublie pas. Sans doute son amour de jeunesse pour Fred Astaire et Ginger Rogers lui reste-t-il rivé au corps. Et c'est tant mieux car cela permet à ma mère de se vider la tête dans des soirées et dans des thés tout ce qu'il y a de plus dansants.

Ce week-end, ils ont donc joyeusement enchaîné un samedi soir jusqu'à pas d'heure et un dimanche après-midi pour évacuer les toxines de la veille. Ma mère m'a donc racontée comment mon père n'avait pas une seule fois cherché ses pas et comment elle s'était trop éclatée jusqu'au moment où les musiciens avaient attaqué la musique de «jeunes». Je mets ce mot entre guillemets car, dans la vie, quand tu approches les octantes, tout devient très relatif. Bref, tant d'énergie déployée et tant de talent dans l'art de la valse, du tango, du paso, de la marche, du tchatcha et autres «Starrrky et Hutch» (prononciation maternelle et personnalisée de sirtaki) finirent par leur attirer bien des compliments, des demandes d'autographes et autres propositions de contrat pour la tournée «Âge tendre et hanche en bois». Sa réponse à tant d'admiration peut se résumer à ce qui suit :

- Mme Gouinette, vous et votre mari, vous êtes magnifiques. J'ai jamais vu danser comme ça. C'est extraordinaire !
- Vous savez quoi ? Mon marrri a 83 ans et moi bientôt 78.
- Noooon ! C'est fantastique !
- Oui, et en plous, mon marrri, il a la maladie de la mémoirrre.
- Nooooooon ! Oh noooooon !
- Si.

Vous multipliez ce genre de dialogue par trois ou quatre puis vous écoutez ma mère dire : «Ca m'a fait dou bien dé lé dirrre. Comme ça, lé gens ils sabent. Et moi, j'ai plous à essayer dé lé cacher. Vrrraiment, ça mé fait dou bien.»

Ah ça, maman, ta lesbienne de fille l'a testée avant toi ; le coming-out, y a que ça d'vrai !

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25 novembre 2009

On n'arrête pas le progrès et on fait bien ?

Ça n'a pas fait la Une des médias. C'est passé inaperçu et pourtant la FRANCE a brillamment qualifié un de ses représentants à la présidence du conseil de la FAO (organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), j'ai nommé (enfin, pas moi mais plutôt son Altesse Sérénissime et néanmoins Talonnesque) : Luc Guyau.

Pour ceux qui ne suivent pas l'actualité de l'agriculture, Lucky Luc fut le président de la FNSEA, grand syndicat unique des agriculteurs pas-bio amateurs du Régent (et non, pas le mari de Carla) et fans d'élevage en batterie, représentant très rarement l'ultra-gauche indépendantiste de la Corrèze de l'ouest.

Voilà une nomination que les algues vertes des plages bretonnes fêteront au sulfure d'hydrogène. C'est pas ma santé qui va être contente mais mon santo ?...

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22 novembre 2009

On peut pas s'absenter deux minutes, alors ?

Et voilà, ma chère et tendre et moi-même nous éloignons quelques jours du pays afin de profiter de congés payés bien mérités et il se passe des trucs en Gaule !

D'abord, j'apprends que nos représentants footballistiques se sont qualifiés pour le mondial de volley (volé ?). Puis que le cavalcadant Treiber s'est fait choper, sans doute dénoncé par quelque écureuil n'en pouvant plus de voir sa forêt quadrillée par des gendarmes en tenue camouflée.

Que les entreprises employant des sans-papiers seraient sévèrement punies (on renverra le patron en Afghanistan ?).

Que Sarkozy veut faire inhumer Camus au Panthéon. Le 20 novembre, c'est l'anniversaire de la mort de Franco (Champagne tous les ans à cette date !!). Le gars qui a fait inhumer les Républicains (que lui et son régime avaient tués) et les phalangistes (les fascistes) dans un seul et unique lieu (construit par des républicains prisonniers) à des fins de propagande réconciliatrice. Le sieur Franco n'avait jamais demandé l'avis des familles.

Que Kriss, de France Inter, est morte.

Les vacances sont vraiment finies.

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11 novembre 2009

Chiens de con…cours

Sais-tu que je regarde régulièrement une émission de reportage de la télévision suisse-romande : Temps présent ? C'est non seulement très intéressant mais également téléchargeable sur le net et vice versa. La dernière que j'ai visionnée concernait la chute du Mur de Berlin et nos amis à quatre pattes, les chiens. Je précise car il arrive que certains de nos amis se retrouvent à quatre pattes dans les toilettes après une soirée bien arrosée mais en général, personne n'en fait un reportage. Sauf si tu as eu l'idée saugrenue d'inviter un documentariste en lui précisant : «Tiens, machin, t'as qu'à venir avec ton matériel. Comme je les connais, il y en a bien un ou deux qui vont finir à quatre pattes dans les toilettes. Ça te fera quelques bonnes séquences pour ton boulot ou pour mettre sur Youtioube.» Mais, ça serait parfaitement odieux de ta part voire même pervers. De plus, cela mettrait en péril une bonne partie de tes relations amicales. Si tu crains pour l'état de ton lieu d'aisance, tu n'as qu'à te faire des amis non-alcoolisés.

Le reportage sur les chiens de con…cours a été particulièrement instructif et vomitif. Le chien de concours appartient à une race et il en est même le représentant suprême. Les races sont répertoriées dans une sorte de Bible qui les contient toutes et uniquement elles et dans laquelle sont déclinées les caractéristiques techniques des chiens et également les règles et normes de croisement des animaux. Ce livre est évidemment issu du cerveau humain des éleveurs canins. Au fil du temps, les standards de la race ont évolué. Plus exactement, les éleveurs ont fait évoluer les standards vers plus… d'esthétisme avec moultes pépettes in the pocket. Et voici quelques exemples :

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Un berger allemand ancienne version

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Un berger allemand de concours©

Selon un vétérinaire-orthopédiste : ce chien a une démarche ataxique. Il n'arrive pas à coordonner ni contrôler ses mouvements.

Intéressons-nous au basset hound.

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Le basset hound, version 1.0

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La version 15.3©

Qu'en dit un juge de concours : «Les chiens anglais à l'ancienne ou les chiens de travail, on ne les voit jamais défiler dans un concours parce que, du point de vue anatomique, ils ne sont pas corrects. […] [Les chiens de concours] correspondent d'avantage aux normes de la race.»

Le chien de Rhodésie à crête dorsale© connaît quelques problèmes. En effet, un sur vingt naît sans crête. C'te faignasse ! Certains vétérinaires disent que cette crête est une difformité. Une charmante éleveuse anglaise dit : «Nous avons des problèmes maintenant avec les jeunes vétérinaires qui ont des avis très tranchés et qui refusent de les euthanasier. 'C'est un chien magnifique, en bonne santé. Il n'a aucun problème à part le fait qu'il n'a pas de crête'. Vous leur dites : 'justement, ils sont censés avoir une crête'. Ce n'est pas facile. Nous finissons en général par aller voir un vieux vétérinaire connu de longue date qui les pique sans faire d'histoire.»

Autre exemple, le carlin.

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Avant et maintenant

Il existe 10 000 carlins en Grande-Bretagne. Mais leur taux de consanguinité est tel que le carlin se résume, d'un point de génétique, à 50 individus. On se croirait dans la noblesse vendéenne. Il a le museau trop plat ce qui provoque des problèmes respiratoires et sa queue en tire-bouchon vient de vertèbres déformées. Écoutons attentivement ce qu'en dit une éleveuse : «Comme ils ont le museau si court, la peau est repoussée à l'intérieur de la gorge (prière de ne pas vomir…). S'il s'excite, la luette (gentilleeee luette…) peut bloquer les voies respiratoires. Dans ce cas, le chien perd connaissance et reprend ses esprits un peu plus tard. Ça peut paraître bizarre mais en fait, le carlin n'a pas vraiment de problèmes liés à sa race.» Pas vraiment, non…

Devant l'augmentation vertigineuse des maladies génétiques, des cancers et autres maladies rares chez les chiens de race, la Suède a interdit les croisements entre mère et fils et frère et sœur (c'est pas en Autriche que ça arriverait…). Qu'en dit le président du plus grand club canin britannique, le Kennel Club (qui édite la fameuse bible des races) ? «Chez les border terriers, je connais presque tous les chiens qui sont les ancêtres des chiens que nous utilisons pour la reproduction. Et j'en suis très fier. Je ne vais pas laisser une poignée de scientifiques me dire qu'ils en savent plus que moi. Tous ces chiens, je les connais depuis 40 ans ! Je connais tous les chiens et tous les pédigrées ! Je connais leurs points faibles ! Et je fais mes croisements justement pour les éviter. C'est ça être éleveur !»

Sachant que les éleveurs sont aussi les juges de concours et ceux qui gravent dans le marbre les normes du standard de la race (oui, moi aussi, ce bout de phrase me hérisse la crête), on peut en déduire que les chiens de con…cours sont victimes de la consanguinité organisationnelle de l'élevage. Mais comme des chiots de race peuvent se vendre à partir de 600 €, il va falloir plus que de simples considérations humanistes pour faire changer les choses.

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09 novembre 2009

La niouze du jour

Notre Président, le Très Haut et Très Illuminé Hyper communicant de l'Élysée était à Berlin le 9 novembre 1989. À moins que ce ne soit le 10 ou le 11 ou le 16. Déjà, comme on peut le voir sur la photo de l'article de Libé, il cassait le travail des courageux ouvriers est-allemands ou alors il volait du béton pour se construire un hôtel particulier à Neuilly, les versions divergent.

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Bref, il y était. Il a certainement dû se faire faire un t-shirt du meilleur goût pour le prouver. D'ailleurs, foules incroyantes, mécréants de tout poil, vous allez bientôt découvrir qu'il a sauté sur Kolwezi, dicté «Tristes Tropiques» à 501, sauvé la sidérurgie à Gandrange, sacrifié ses fils pour que vivent l'EPAD et la musique. L'omnipotent omniprésent, c'est lui.

Appelez-le «Je suis partout» !

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07 novembre 2009

Mon passé me colle au derche

Le mois d'août 2001 n'est pas la période préférée de mon existence. Le mois de septembre de la même année n'a pas été terrible non plus, tu me diras. 2001, odyssée de la poisse ? Quoiqu'il en soit, par un bel après-midi d'été et tandis que je me baladais en vélo, j'avais été prise pour cible par une voiture qui m'avait envoyée brouter du gravier sur le bas-côté. Genoux arrachés, coudes défoncés, doigt retourné et la tête ? Alouette ! Vu que je n'avais pas de casque, j'eus également… un pet au casque. Les seules parties épargnées furent celles recouvertes d'un vêtement (short et t-shirt). Ce qui signifie que si j'avais roulé avec un casque intégral, un Claude (hommage… bah quoi ? un jean's ! Levy-Strauss, t'es lourd(e)) et une doudoune, j'aurais sauvé moultes épaisseurs de peau et de chair mais je serai morte d'un coup de chaleur. La vie n'est qu'une longue suite de choix cornéliens, ma'ame Michu.

Et si je te parlais de ma dernière échographie ? Non, je ne saute pas du Coca Light ! Simplement, en me massant langoureusement sous ma douche avec un gel à la fleur de tiaré (les détails vaguement sexuels sont bons pour mes chiffres de fréquentation), j'ai découvert il y a peu, deux masses… non pas mes seins, je sais où ils sont, je me suis fait tatouer pour les repérer rapidement. Donc disais-je avant d'être interrompue, deux masses au niveau de la fesse gauche. Issue d'une famille où le cancer ne fait peur à personne, au point qu'on commence à avoir une gentille collection, j'ai demandé conseil à mon médecin qui a dit : «boaaah, kyste ou lipome. On va faire une échographie». Sauf que «on», c'est que moi. Je suis une solitaire, je fais ça seule (et là, ce n'est pas un second détail vaguement sexuel). Après, j'ai eu le mauvais réflexe et cherché la signification de «lipome» dans Kikipédia. L'article commençant par «le lipome est une tumeur», je me suis évanouie.

À mon réveil, je m'en fus me faire reluquer l'hémisphère gauche de mon auguste fessier. Une blonde radiologue m'enduisit de gel, puis se saisissant de sa sonde, elle fit… son travail, bande d'obsédé(e)s !! Résultat des allées et venues de sa barrette : des calcifications de 7, 3 et 2 mm, immédiatement surnommées les «Charles Martel's girls» et un lipome… ou pas (elle était pas sûre… Montre-moi tes diplômes, la blonde !!). Entretemps, j'étais allée au bout de la définition du mot pour découvrir qu'en général, c'est juste une boule de graisse. D'après une mienne amie, il s'agirait du stock accumulé après des années de steak-frites. Mais c'est une jalouse. Sinon mes plans cutanés sont fins et mes faisceaux musculaires parfaits. Explication possible de la présence des quatre Dalton : séquelle post-traumatique. En résumé, je me fais tailler un short à bicyclette avec Paulette et huit ans plus tard, je post-traumatise.

Avoue que… c'est pas d'cul…

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04 novembre 2009

Ah putain, je vais me l'faire !

C'est arrivé doucement mais sûrement. Une douleur au genou par temps humide par-ci, un goût de plus en plus prononcé pour Julien Lepers par-là. Ça s'est installé sournoisement. Jour après jour, goutte après goutte. Comme un supplice chinois mais sans eau (comme la boucherie). Je suis vieille.

Je t'avais promis de te parler de l'utilité de Frédéric Lefevbre et puis je l'ai pas fait. Ce n'est pas un problème de mémoire, plutôt un manque d'énergie. Je sais que le sujet est loin d'être intéressant mais est-ce si compliqué de faire dix lignes sur un synonyme de «bouse» alors qu'au restaurant, l'autre midi, j'ai tenu dix minutes sur mes médocs et ma dernière échographie !! C'est un signe, merde ! Pas que je prenne des substances chimiques mais que je trouve le sujet digne d'une conversation à table. Si je laisse faire, tu auras bientôt droit à une étude colorimétrique comparative de mes étrons matinaux avec le trombinoscope de l'UMP.

Et puis, ils m'épuisent tous autant qu'ils sont. Tiens, par exemple, mon collègue de bureau et néanmoins… collègue de bureau. Il est tellement… comment dire… Tu vois ?! Les mots me manquent ; les bras m'en tombent. Je n'ai même plus la force de m'attaquer à cette pustule humaine. Son nom est «Super !». Parce que, quoique tu lui dises, c'est sa réponse. Et son prénom est «Hmm, hmm». Parce que des fois, il arrive pas à ouvrir la bouche.
- Dis donc, le dossier que tu m'as dit que tu le ferais et que c'est toujours pas fait, je vais le faire, plutôt, hein ?
- Super !
- … ouais et puis si tu pouvais répondre aux mails, on pourrait avancer sur le reste.
- Ouais, Super !
- Et si j'étais au courant de ce que tu fais, ce serait bien.
- Hmm, hmm
- Ah, p'is le tuto que tu as promis à Machin, ben, hésite pas à tenir ta promesse.
- Hmm, hmm, Super !
- Les chaussettes de l'archiduchesse sont ??
- Hmm, hmm… Super !
- … t'es chauve et t'es con ?
- Super !
- Tu te fous de ma gueule ?
- Super ! Hmm, hmm
- Tu m'emmerdes !!!
- Super !
- J'vais t'tuer, connard !!
- Hmm, hmm

Voilà le… «Hmm, hmm» avec qui je bosse depuis mars. Capricieux comme un gosse de cinq ans, se posant en victime de tout et de tous sans hésiter pour autant à faire très exactement et uniquement que ce qu'il veut.

«Les cons, ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait.» Je crois que je tiens un beau spécimen, là.

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02 novembre 2009

Réflexion d'avion qui vole

12 000 mètres d'altitude, 800 km/h et -65°C !! Ce n'est pas que j'ai envie d'aller en terrasse mais une question m'effleure. Cet Airbus est-il équipé en sondes Pitot (prononcer «Crash !»), celles qui gèlent au-dessus de Rio ?

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31 octobre 2009

Ma saison préférée

Il y a un moment, quelques jours dans l'année que j'adore. Et là où je suis, c'est maintenant. Les arbres jouent aux impressionnistes. Les feuilles font un dégradé du vert vers le rouge puis le jaune. Certains arbres sont déjà nus. D'autres toujours verts. Il y en a même qui font tout ensemble. Fêtons la mort des feuilles par un feu d'artifice en couleurs.

"Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, tu vois, je n'ai pas oublié..." a dit la Justice à Jacques Chirac.
"Et nous vivions tous deux ensemble, toi qui m'aimais, moi qui t'aimais..." a dit le Président Obama en rouvrant les portes des États-Unis aux séropositifs.

"Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie..."

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28 octobre 2009

Réflexion de salle d'attente d'aéroport

Sur la mode féminine :
- que gagne-t-on à porter toque et veste de fourrure quand on porte une jupe moulante ras la touffe ?
- qui a inventé la doudoune sans manche ? Ne s'enrhumerait-on donc pas des bras ?

Sur le trafic aérien :
- qui peut bien prendre l'avion pour Aurillac ? Quelques corbeaux qui, sur place, voleront sur le dos pour ne point voir la misère (des Régions) ?

Sur les liquides vendus :
- pourquoi vend-on des canettes d'un demi-litre de bière après le passage de la sécurité ? Un mec bourré après la sécurité est-il moins dangereux que bourré avant ?

Sur l'aéroport :
- pourquoi les panneaux généraux affichant les portes d'embarquement sont-ils toujours loin des portes et jamais orientés de façon à être visibles des passagers assis ?
- pourquoi les annonces de retard de vol de plus d'un quart d'heure sont-ils toujours annoncés à la dernière minute ? L'espoir d'un sprint final miraculeux ? N'est pas Armstrong, l'homme qui double des mobylettes dans les Alpes, qui veut.

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