Gouinette parle trop

Ma vie, mon œuvre et leurs dégâts collatéraux

22 juillet 2008

C'est grand Belgrade…

Ils ont mis 13 ans à retrouver un type (accessoirement accusé de génocide et de crime de guerre) qui prend le bus dans Belgrade… Soit Belgrade, c'est super super grand, soit les bus y roulent super super vite et s'arrêtent jamais pour prendre des policiers (même en civil), soit le gouvernement serbe a super super envie d'entrer dans l'Union Européenne. Donc, si je compte bien, Srebrenica : 8 000 morts ; siège de Sarajevo : 10 000 morts, soit un total de 18 000 êtres humains assassinés (sans compter les blessés, les viols et autres dégâts collatéraux des guerres où la seule loi est celle du plus fort) par un type qui prend le bus.

Conseil à la police et aux services secrets serbes : à mon avis, Ratko Mladic prend le métro. Et les Serbes nous prennent pour des truffes.

Un autre conseil : «La Liste de Carla» (non !! espèce d'ignare, ce n'est pas la liste de mariage de la chanteuse muette !), un beau documentaire sur le travail de l'ancienne procureure du TPI, Carla Del Ponte, avec des gros morceaux de magouilles politiques dedans, à voir absolument.

13 ans déjà et toujours 18 000 morts. Mesdames et Messieurs les Serbes, il en manque encore un pour que la Liste de Carla soit complète.

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20 juillet 2008

Deutsch ist eine schöne Sprache*

Comme je l'expliquais dans ma précédente création (oui, je trouve que «post» ne suffit guère à décrire la qualité de maizécris), je suis actuellement et pour encore un moment, en formation de langue. J'apprends l'allemand. Pourquoi ? Peut-être cette ambiance vichyste ici ? alors autant se préparer, n'est-il pas ? Peut-être parce que je passe plein de temps dans ce grand pays ami ? Si, si (impératrice… comme ça, c'est fait) ! Oh et puis zut, d'abord, je fais ce que je veux avec mes cheveux* ! Donc, après avoir longtemps abandonné la langue de Goethe, j'ai décidé (pour me sortir de mon bureau de tarés pendant quelques jours !) de m'inscrire à une formation d'allemand. J'ai quand même un fond de la langue de Schumacher qui me reste après l'avoir étudiée sept ans à l'école publique, laïque und républicaine.

Je passe mes journées à sprechen l'allemand mit trois professeurs. Deux hommes et une femme (46 possibilités). Les deux mecs sont sympas, dynamisch et permettent d'oublier le côté parfois aride (ah bah si quand même) de la langue de Claudia Schiffer. La dame… l'est sympatisch mais comment dire… Le mieux est que je donne un exemple… voire deux. D'abord, pour relancer la conversation sur un sujet, elle ne trouve rien de mieux à dire que : «hum… Ja… hum». Ca te met une pêche d'enfer juste après le steack-frites du midi ! Vraiment, elle démoraliserait une école de clowns ! Deuxième Beispiel : les sujets de papotes. L'avant-dernier : die Arbeit (le travail). Et même que sur le programme, c'était marqué (que j'ai failli me coudre direct un triangle noir sur ma veste) : «Le travail rend la vie douce». Certes… le travail rendait libre aussi, à un moment… Le lendemain, on devait discuter de la famille d'hier et d'aujourd'hui et finalement, on n'a fait qu'effleurer le sujet. C'est dommage ; j'aurais pu savoir comment on dit «homoparentalité» dans la langue d'Angela Merkel.

Ce qui risque d'être drôle (enfin, pour les autres, moi, je pense que je vais rire moyen, moyen), c'est que de la famille de ma gitanie natale débarque à Paris et que ça ne parle que la langue d'Almodovar ou celle de Maria Mercè Marçal. Donc, après mes 6 heures de Beethoven, je devrais passer au Zapatero tout en continuant à parler en Cauet Sarko heu, attends… en français ! à ma boulangère. Je sens que ça va vite tourner à la tour de Babel-oued, c't'affaire. Mais quand on aime, on ne compte pas. Eins, zwei, tres, un pasito pa'lante María !

 

*L'allemand est une jolie langue (ouais, je sais, je serai tondue à la libération)

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18 juillet 2008

Ma brave dame, on vit une vie, j'vous jure !

Je ne sais pas si tu as remarqué, ma belle, ma brune, mon amour mais ce pays part en couilles. Je suis vulgaire à dessein. Primo, parce que plein d'obsédés vont atterrir sur ce blog en tapant des cochoncetés dans leur moteur à explosion de recherche. Deux yeux (les tiens, si beaux), parce que quand même, faudrait voir à pas déconner non plus.

ILS commencent par virer le rédac-en-chef d'un magazine de m... et maintenant ils mettent des journalistes pour les voitures en prison !
ILS commencent par squatter les télés, les radios, les journaux et maintenant essaient de se tailler une Constitution à leur mesure (1,12 m).
ILS commencent par chasser le gakapacépapier et maintenant, souriez, vous êtes filmés : tu peux plus péter tranquille sans finir dans un fichier avec un nom ridicule, j'ai (déjà) nommé : Edvige.

Et si je mets ILS au pluriel, c'est parce que seul, IL ne peut rien faire.

Tout ça, ça t'a un arrière-goût de Vichy à la sauce Big Brother qui me reste sur mon estomac de gouine d'origine immigrée, ancienne militante à Aides, chieuse de service (LaPeste, sors de ce texte !!), athée qui n'a pas la télé et abonnée au Canard. Au secours ! Reviens, Vladimir Ilitch Sardou, ILS sont devenus fous !

Alors, l'info du jour, l'adresse kilfoquetuhihaille : ICI et tu peux aussi lire la dernière info de Têtu sur la création d'un collectif (parce que là, comme au foot, il faut jouer collectif), alors, c'est par .

Et comme disait Martin Niemöller :
«Als die Nazis die Kommunisten holten, habe ich geschwiegen, ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialisten einsperrten, habe ich geschwiegen, ich war ja kein Sozialist.
Als sie die Gewerkschafter holten, habe ich geschwiegen, ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie die Juden einsperrten, habe ich geschwiegen, ich war ja kein Jude.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.»

Raaah mais c'est vrai, c'est moi qui fais un stage de formation en alaman (je t'en parlerai plus tard). S'cuse ! (ah bah tiens, à rajouter à la liste : germanopresquephone) :

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les socialistes
Je me suis tu, je n'étais pas socialiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

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15 juillet 2008

Toujours se méfier des titres définitifs

Oui, la dernière fois, j'ai fait ma maline en titrant : «Ca y est, c'est fini», résultat, le trac de la plage banche depuis. Heureusement, j'ai eu l'idée géniale de changer d'ordinateur ce week-end. Juste pour relancer la consommation car je suis une bonne patriote et aussi parce que ça faisait deux fois que j'allumais mon Ibook en lui secouant d'abord les puces et après, pépère voulait bien démarrer. Donc, depuis samedi, je rame, je sue, je pleure car il faut tout recommencer, tout réinstaller. Et forcément, comme c'est du nouveau matériel, il ne fonctionne pas exactement comme l'ancien.
Sans compter tous les comptes à reparamétrer et la question du dimanche : «Pourquoi je peux recevoir des mails sur Mail et pas en envoyer» et hop, c'était reparti pour un tour dans les serveurs smtp que pourquoi qu'il est plus configuré alors que je l'ai fait y a une heure !!!!! Oui, je sais, j'ai pas dû bien sauvegarder. Je sais, je sais, tout est ma faute. Mea culpa, mea maxima culpa, mea na marre quand même !

En ce jour glorieux du 14 juillet où que dans le bon vieux temps, on eut pu guillotiner Laurence P. et Xavier B. et puis aussi Nicolas S. voire Steve Jobs juste pour se calmer les nerfs, je me suis contentée d'écouter les hélicoptères passer dans le ciel de Paris tout en maugréant sur la soi-disant modernité du nouvel animal. Puis, je pus (enfin presque, faut encore que je récupère des logiciels craqués tombés du camion que j'avais avant) aller sur les sites (oh bon sang, j'ai pas tous mes sites préférés, au secours !) d'information pour voir ce que le monde avait bien pu faire en mon absence. Et que lis-je sur Rue89 ? Que Pékin est aussi respirable que l'ambiance entre le président et le premier-ministre sciatiquement vulnérable (en aurait-il plein le dos ?) ! Ah bah, ça va être beau de se taper un marathon en avalant des particules par paquets (rien de sale dans ma phrase si ce n'est dans l'air). Bon, ça fera des excuses de la mort pour l'absence de résultats de nos athlètes au lieu des habituels : «y avait du vent», «une mouche a pété pile quand j'allais servir, tirer un penalty, faire mon lacet», «courir 100 m ? Ca va pas non ?!?».

Je résume l'article : un bon air pour les Pékinois correspond à un air médiocre pour les Parisiens et très mauvais pour les Belges (remarque que là encore, après le nuage tchernobylien qui fait le tour et les fuites à Tricastin qui sont pas graves, on nous prend encore pour des andouilles et on se laisse faire !). En gros, tu cours au cul d'un camion diesel de 1970 et tu as une idée de l'ambiance. Je me disais qu'en ce jour de glaire du 14 juillet, on pourrait modifier légèrement les paroles du refrain de notre douce Marseillaise (aka «Chant de guerre de l'armée du Rhin») comme suit :

Hola marathoniens !
Mettez vos masques à gaz !
Courons, courons
Qu'un air impur
Abreuve nos poumons !!

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12 juillet 2008

Ca y est ; c'est fini

On se verra plus. Fini le rendez-vous habituel, l'attente, les sentiments mêlés d'ennui, de colère ou de peine. Je crois pas que ça va me manquer mais ça faisait tellement longtemps. Et puis, surtout c'est très con, car vu que PPDA a arrêté son 20 heures le même jour, tout le monde se fout que j'ai quitté ma psy. Devine qui a fait la une ? J'aimerais pourtant signaler que, par conséquent, le trou de la sécu, c'est moins moi qui vais le creuser. Alors que la ménagère de plus ou moins 50 ans privée de son vieux beau avec des cheveux en plastique, elle, va nous faire une déprime… comme ça, ma psy pourra continuer à payer les traites de son yacht. Pas de panique, je suis pas guérie ! Tu pourras le constater régulièrement au fil de ce blog. Peut-être même vas-tu constater que je suis de moins en moins guérie.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Bien le bonjour chez toi !

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11 juillet 2008

Ach, l'Europe

C'est compliqué, l'Europe. T'as qu'à demander aux Irlandais, aux Français, aux Néerlandais et à Sarko and Co en ce moment. Aussi, parce que j'ai des collègues qui ont beaucoup d'humour et de connaissances ornithologiques, voici ma spéciale dédicace à notre chère Union Européenne...


DSC_7909

Ceci est un couple de... guêpiers européens...
Tu as remarqué comme ils regardent dans des directions opposées ?
Je les appellerais bien Nico et Angela, ces deux-là...

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10 juillet 2008

Ce message est totalement anti-britannique primaire

Ma chère et tendre, sache que la pièce de 5 centimes d'euros a la même taille et la même couleur que la pièce d'1 penny anglais. Aussi, il y a un an de cela, la perfide Albion via un rendu de monnaie chez mon boulanger (que je tondrai personnellement à la fin de la guerre !) a donc atterri dans mon porte-monnaie. Salauds d'Anglais ! Mon ami Biénou m'avait dit alors que ça portait bonheur. Depuis il a été viré de son boulot, effectivement, je suis vachement chanceuse. Quoiqu'il en soit, ces deux petits morceaux de ferraille traînaillent sur ma table basse depuis tout ce temps car jamais je n'ai vu les blanches côtes de notre ennemi héréditaire pour leur rendre leurs foutues pièces. Et moi, je ne sais que faire de deux pennies même si je connais quelques garçons sensibles qui ne manquent pas d'idées à ce sujet.

Ce matin, un lapin a tué un chasseur, les autorités de sécurité nucléaire nous prennent pour des andouilles et, pourquoi, nul ne le saura jamais car j'avais autre chose à foutre, notamment aller au boulot, j'ai pris dans ma main les deux pièces et les ai observées d'un oeil attentif. L'une date de 2006 et l'autre de 1971. Côté pile, le 1 penny qui me rappelle que je me suis faite rouler dans la farine par un boulanger. Côté face, the Queen. Et c'est là qu'intervient mon message anti-britannique primaire. Parce que notre Marianne, depuis 1789, elle a pas pris une ride. Par contre, Queen Liz entre la version 1971 et 2006, elle a un peu bouffi. Tellement que la version 71 représente son profil de médaille couronne-tête-cou-et-début d'épaules, alors que la 2006 tasse comme elle peut la couronne et la tête.

Question : quand ils mettront leur grand Charles sur les pièces, ils feront quoi du pif et des oreilles ?

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07 juillet 2008

C'est bientôt la rentrée !

C'est ce à quoi j'ai pensé en faisant mes courses le 3 juillet et en tombant sur des trousses, des cartables et tutti quanti. Ça ne s'arrête donc jamais ? Et puis une trousse a attiré mon attention.

Quand j'étais petite, à chaque rentrée, la maîtresse ou le maître nous demandait quel métier nous voulions exercer plus tard. Quand nous aurions atteint ce territoire inconnu et encore fascinant de l'âge adulte : terre de libertés et de rêves à accomplir. Quand j'étais petite, je changeais d'idée tous les ans : coiffeuse (étant donné mon éternelle relation conflictuelle avec le matériel capillicole, cela ne cesse de m'étonner) ou skieuse professionnelle (à une époque où je n'avais jamais vu une paire de skis, ni la montagne en hiver. Depuis j'ai essayé ; depuis j'ai arrêté). J'étais alors en primaire. Ensuite, le trou noir ou le grand blanc. J'ai bien dû trouver une réponse quelconque à cette question fatale mais je n'en ai pas le moindre souvenir. Pour le passage au lycée, j'avais rencontré un orientateur, sorte de GPS à humains, à qui j'avais dit vouloir travailler "dans les papiers". De l'ouvrière en usine à papier à écrivain célèbre en passant par secrétaire, bibliothécaire, policière (vos papiers s'il vous plaît), une foultitude de professions s'offraient à moi dans un magnifique éventail sans qu'aucune en particulier ne trouve grâce à mes beaux yeux de myope. Pour le passage en 1ère scientifique, j'avais pensé à la recherche ; "ça paye pas" m'avait dit je ne sais plus quelle bonne âme. Comme il fallait être bonne en maths et en physique, je me suis rabattue sur l'économie et en phase terminale, je décidais que conseillère juridique en entreprise, ça devait payer et il y avait du papier. J'avais juste oublié qu'il fallait passer quelques années en faculté de Droit(e). Au bout de deux mois, j'effectuais donc un virage à gauche et changeais radicalement d'orientation.

C'est dommage qu'on ne garde pas ces demi-feuilles où les élèves un peu inquiets font chaque année un pari sur leur avenir. Combien ont écrit : conducteur de passerelle d'avion, ébarbeur, professeur d'allemand, Cindy Sander, facteur de droite, plombier ? Pour de vrai, je voulais être Spiderman comme sur la trousse qui avait attiré mon oeil le 3 juillet. Pour de vrai, je crois que je le veux toujours comme d'autres rêvent encore d'être princesse. Mais un Spiderman de gauche ! Un sang-mêlé de Robin des Bois qui rappellerait à certain fabricant de pneu Bonne Année© que menacer de virer 400 personnes pour les forcer à travailler plus est une pratique d'un autre âge ou d'un autre continent. Toi qui as un véhicule, équipe-le de pneus équitables (bonne chance !). En ce moment, en France, je ne saurais plus où donner de la toile. Mais bon, la dernière fois qu'une araignée m'a mordue, j'ai eu une infection et un moche bouton.

Alors j'espère qu'en septembre prochain, certaines filles écriront sur une demi-feuille de papier, leur nom, la profession de leur parents et puis, à côté de "Mon métier" : Aung San Suu Kyi, Germaine Tillon, Florence Aubenas, Ingrid Bétancourt ou Rigoberta Menchu (mais pas avec la même robe). Et s'il y en a une qui écrit Spiderman, je l'adopte.

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04 juillet 2008

J'aimeuh bien manger à la cantineuh !

Avec les copains et les copineuuuu… La cantine de mon boulot, c'est tout un poème. Les employés sont gentils. Nan, c'est vrai, ils sont sympas. Mais arrête !! Ils sont bien ! Y a juste la bouffe qui pèche un peu mais sinon ça va. Pour un restaurant d'entreprise (mouahahah…), c'est dommage mais bon, ils ont fait des progrès. Déjà, maintenant qu'ils sont obligés par la loi de mettre du bio, la qualité s'améliore et le prix augmente. Et depuis quelques temps, la cantine est devenue conceptuelle. De temps à autre, ça leur prend, sans prévenir et vlan, le concept du jour.

L'hiver dernier, on avait eu le concept cuisine du ch'Nord (je me rappelle plus ce qu'il y avait ; je suis allée manger dehors). Oui, car qui dit concept, dit que t'as pas le choix. Les gens du ch'Nord, ils mangent pas de steack frites et pas bio !! Au mois d'avril-mai, juste après le festival, on a eu le menu «Spécial Cannes». Je me suis dit : quoi ? de la morue et du maquereau ?!! J'étais pas loin. C'était du filet de rouget. Et en dessert… des glaces. Souviens-toi, Barbara, il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là et surtout on se les est caillées sévère à cette période. Huuuuummmm !!! Une bonne glace par 15° dehors… En plus, la cantine est toute décorée !! Ils y croient ! Et je râle. Je suis mauvaise. Cependant…

Aujourd'hui, le concept imprévu (ils préviennent JAMAIS !!) était «mangeons breton». Donc, en entrée, un mix de je sais pas quoi, en plat principal, une galette jambon-fromage ou une galette aux fruits de mer (pourtant je peux certifier en tant que Bretonne de naissance que nous mangeons des frites !!!) et en dessert du Kouignaman (ou du couine-t'as-mal ou du gouine-à-manne). Pas de bio ! Le Breton, avec toutes ses porcheries industrielles, ses algues vertes, ses eaux à nitrates et ses pétroliers qui s'échouent, ne mange pas bio !! Bon, apparemment, il est pas juif non plus. Je rappelle que non seulement le porc mais les fruits de mer sont interdits. C'est con… Pas de yaourt en dessert mais des pommes, des poires et des… bananes ? Ouais, ben, ils ont dû mettre en place des vergers de bananiers à Brest, Barbara, je vois que ça.

Par contre, et ça, comme dans tous les déjeuners conceptuels, il y avait le verre d'alcool local : du cidre. Je les soupçonne de le faire rien que pour ça… Par contre, le jour où ils nous font des spécialités chinoises, j'y vais pas…


foie2chien

Foie de chiens aux petits légumes (alors, Ducasse, on fait moins le malin !)

Hippocampe_insectes

Brochettes d'hippocampes et insectes divers

verasoie_Scorpion_scarabee_cigale

Pour les gourmets, scorpions, vers à soie et cigales…

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03 juillet 2008

Oh les filles, oh les filles ! Elles vous rendent marteau !

Oui, c'est sur ces paroles inoubliables d'Au bonheur des dames que je souhaitais débuter ce post. Pourquoi ? Parce que ma culture musicale est très pauvre. À ce niveau-là, c'est un bidon-ville. Cependant, j'ai des révélations à faire ! Pas sur la Bible, non, (ça me fait penser qu'il faudra que je relance mon meilleur détective sur l'une de ses nombreuses énigmes) mais sur la libération d'Ingrid Bétancourt. Ouais, j'y ai bien repensé depuis son retour à la vie et qu'ILS nous mettent en boucle son discours, ses enfants (normal) et Sarko (j'en peux plus de lui ! Vivement qu'il se barre en vacances !). Et bon sang, mais c'est bien sûr !! Ingrid a été enlevée en 2002. Catastrophe ! Quelle autre catastrophe s'est-elle produite en 2002 ? Même la Croix Rouge l'a ratée ! L'élimination de l'équipe de France au 1er tour de la coupe du monde du foute !! Et qu'est-ce qui s'est passé juste avant la libération d'Ingrid ? L'élimination de l'équipe de France au 1er tour de la coupe d'Europe de floute !
Au lieu de se qualifier bêtement pour les quarts en 2004 et se faire aller voir par les Grecs, on n'avait une nouvelle fois qu'à pas dépasser le premier tour et Ingrid était dehors... enfin, chez elle ! Bon, Zidane a encore fait chier en 2006. Mais cette année fut la bonne !! Moi, je dis Domenech, Président !

Sinon, une autre femme remarquable : cette chère Edvige. Tu ne la connais point ? Pourtant elle te connaît déjà sûrement... Tu n'as pas lu Big Brother ? Tu devrais. Je vais donc te présenter Edvige. Bientôt D(te)ST et les RG (pas Georges Rémy qui créa Tintin et était un peu à droite d'Hitler) ne formeront plus qu'un : la DRI (Direction du Renseignement Intérieur). Et grâce à Edvige, ils pourront faire le dri... (pardon). Donc, cette teupu est un décret qui permet de ficher (ah, le bon vieux temps où l'on fichait tout : les communistes, les juifs, les homosexuels, les francs-maçons, etc.) toute personne, à partir de 13 ans, qui aurait l'audace de militer pour quoi que ce soit : politique, syndicalisme, religion.

Les infos retenues seront, je cite :
- informations ayant trait à l'état civil et à la profession ;
- adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques (moi, ça y est, j'ai quitté Fesse-bouc, enfin, peut-être, c'est bizarre comme truc) ;
- signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
- titres d'identité ;
- immatriculation des véhicules (m'en fous, je n'ai qu'un TGV pour aller à Le Mans !!) ;
- informations fiscales et patrimoniales ;
- déplacements et antécédents judiciaires (je garde mon vieux coupon de Carte orange que personne sait où je vais !!) ;
- motif de l'enregistrement des données (en voilà une bonne question !!) ;
- données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle (hé ! les copains-pines, m'abandonnez pas !).

Tout cela bien sûr sous la surveillance de la CNIL avec un droit d'accès à ton dossier (environ 40 ans d'attente...).

Qui aura accès à ta vie privée ?
Dans la limite du besoin d'en connaître (j'aime le français aussi vieillot que les relents de ce décret), sont autorisés à accéder aux informations mentionnées à l'article 2 :
- les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l'information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique ;
- les fonctionnaires affectés dans les services d'information générale des directions départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de police.
Peut également être destinataire des données mentionnées à l'article 2, dans la limite du besoin d'en connaître, tout autre agent d'un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse, sous le timbre de l'autorité hiérarchique, qui précise l'identité du consultant, l'objet et les motifs de la consultation.

Voilà, tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas. Aujourd'hui, pour un oui ou pour un non, peut-être surtout pour un non, tu seras fiché, suivi, classé. T'as le bonjour d'Orwell...

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