Gouinette parle trop

13 septembre 2014

Instinctivement libre du flux

Tout a commencé par une discussion enflammée et néanmoins alcoolisée entre ami-e-s sur le stérilet, les règles, la cup, le féminisme, la société hétéronormée, les fiottes. L'ordre ? Pfff… difficile à dire mais à un moment, tout cela avait un sens. C'était une conversation entre adultes bourrés emportés par l'enthousiasme de la jeunesse l'alcool fin de journée. S'ensuivirent des échanges électroniques de 06  d'adresses d'insultes d'articles de fond sur les menstruations et leur impact sur la place des femmes dans nos sociétés post-modernes (lis cet article). Tout n'est pas à jeter dans une soirée de prières bières... Non, soirée tout court finalement. Jusqu'à ce que, de fil en aiguille, la plus avancée d'entre nous dans sa méditation tantrique nous invite à regarder cette vidéo sur le flux libre instinctif. Choc, révélation. Non, non. Résumé du machin : grâce à un retour en soi et en sa nature première, on peut contrôler son flux et se passer de protections.

Ne rejetant jamais un pari à la con la possibilité d'avancer dans ma recherche spirituelle afin de trouver ma place en ce monde (ou l'inverse) et lier chaque plus mon corps et mon esprit et souhaitant atteindre le niveau supérieur dans l'échelle qui mène à la sérénité nirvanas que, et profitant des derniers feux de mon ventre vieillisant, je décidais de tenter le coup. Allez, zou ! Soyons folle ! Oui ! Tandis que ma moquette utérine se détachera par morceaux, mes muscles internes forts de mon esprit (ou l'inverse), la retiendront avec leurs petits bras musclés et ne la relâcheront qu'une fois aux toilettes, nous délivrant ma poubelle et moi de toute protection périodique, sauvant ainsi des millions d'hectares de sphinge de par le monde. Oui ! Mon flux, ma bataille. J'vais tout casser si vous touchez au fruit de mes entrailles. 

Dès le 1er jour, les 1ères heures, ça a foiré. Oui, non, parce que la fille, là, dans la vidéo, je sais pas, mais moi, j'ai un boulot. 1/2 heure de trajet, de la marche, des escaliers, bref, une position debout facilitant l'ouvrage de la gravité. Et au travail, il faut que je sois concentrée sur autre chose que mon slip. Alors le côté " non mais en fait le corps se retient comme il se retient de faire pipi quoi…" c'est des conneries !!! N'imp' !! Qui plus est, après un passage aux toilettes, un accès à un point d'eau est vital pour… nettoyer la place et favoriser la survie des vetements. Personnellement, vivre couchée 4/5 jours près d'un bidet m'enthousiasme moyen moins. Mais libre à vous d'instinctiver votre flux.

 

* La cup : désolée les garcons, ceci n'est pas du foot

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06 septembre 2014

"Plus blanc que blanc, qu'est-ce que c'est comme couleur ? " (Coluche)

Ça n'a l'air de rien (comme moi), mais c'est compliqué une lessive. C'est pour cette raison qu'on la confie aux femmes, les gays et les mâles célibataires brûlant leur vêtements sales.

Attention ! Expérience personnelle !
A l'arrivée dans mon nouveau chez-moi, je n'avais pas de lave-linge et devais, pour éviter de jeter mes fringues empuanties, faire un déplacement stratégique vers une laverie. Afin d'alléger mes frêles épaules, j'avais opté pour une lessive 2 en 1 (lessive + adoucissant, les garçons) en dosettes m'évitant ainsi de transbahuter 5 litres de lessive à chaque voyage. Réflexe de survie en milieu hostile. Le choix de la marque s'était fait complètement au hasard. Quand au parfum, j'ignorais que ma lessive en avait un jusqu'au moment où, serrant une amie dans mes bras, celle-ci me fit remarquer qu'elle en aimait l'odeur (autre réflexe de survie : ne pas changer de parfum s'il attire la femelle). En moyenne, pour moi, avant la lessive, le linge sent le sale ; après, il sent le propre. Basique mais efficace.
N'étant plus obligée de me déplacer dans une laverie et pouvant ainsi bénéficier du doux ronron d'un tambour en version essorage à la maison, je remarquais un beau matin que le nombre de dosettes baissait dangereusement et décidais aussitôt d'investir, lors de mon prochain passage au supermarché dans un nouveau paquet.

Arrivée devant le rayon de la lessive, je découvrais, horrifiée, qu'il existait 2 parfums pour mon produit et que le packaging ayant été modifié, je ne retrouvais plus mon précieux. Damned ! Les fourbes ! Grommelant mille insultes à tous les dieux des grands magasins, je rentrais chez moi, les mains vides, un sentiment d'échec cloué à l'âme et un désir de revanche rivé aux ovaires. Je n'allais certes pas me faire emmerder par du savon liquide en dosettes, quoi, merde ! Ne doutant pas de ma capacité à oublier dans la minute un détail comme le parfum d'une lessive, je décidais de prendre en photo mon paquet. Et là, quelle ne fut pas ma surprise…

dash

C'est parfum "Fleurs de lys et perles de rosée" (j'ouvre une énorme parenthèse. Déjà, ça va un peu aérer, j'en sens qui n'ont pas de laverie près de chez eux. Ensuite, une précision en ce qui concerne l'astérisque, elle renvoie à la formule "parfum de synthèse". Au cas où j'aurais cru que des vierges allaient cueillir des lys couverts de rosée à l'aube, simplement vêtues d'un voile couvrant à peine leurs corps nubiles puis qu'elles allaient fouler aux pieds leur récolte toutes ensemble et nues en chantant afin d'en recueillir le substrat nécessaire à la production de mon paquet de lessive. Je referme la parenthèse, attention les doigts). Je ne m'avancerai pas sur le parfum du lys ; je n'ai pas la moindre idée d'à quoi cela peut bien ressembler. Mais hé ! ho ! M. "Course folle 2 en 1", si tu crois que tu vas pouvoir me la faire à l'envers, c'est mal me connaître ! La rosée, c'est de la flotte et la flotte, ça sent que dalle. Par contre, ça peut vouloir dire que tu dilues ta lessive ! Escroc !… Fleurs de lys ? Bon choix pour un fils de p…

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03 septembre 2014

C'était mardi matin

Fatiguée de ma non-rentrée de lundi (vu que je suis pas partie, je suis pas rentrée… tu suis ?), je prenais mon petit dejeuner en écoutant France Inter. Il s'est passé quelque chose. L'animateur ou l'un des chroniqueurs a dû dire quelque chose qui me les a brisés (mes ovaires) menus. J'ai écourté France Inter et suis passée sur France Info. J'aime bien Fabienne Sintes. Je continuais à tremper mon gluten dans mon café lorsqu'elle annonça : "dans 1 minute, nous recevrons Marine Le Pen". J'ai éteint la radio. Je suis passée par le web pour écouter la Cadena Ser. Une radio privée espagnole. C'est compliqué, pas à cause de la langue. Ça, ça va à peu près. Mais la pub ! Tant de pub que tu as du mal à distinguer les périodes d'info. J'avais perdu l'habitude. Je n'irai pas pour autant écouter une radio publique ibérique. Depuis l'arrivée de la droite au pouvoir, c'est devenu la voix de son maître et c'est pas beau à entendre. Alors tant pis pour la pub, écoutons les nouvelles d'outre-Pyrénées.

Le pays ne va pas bien. Englué dans une crise aggravée par la sacro-sainte austérité et une corruption politique et plus si aff. endémique. En préférant une transition dans la douceur et dans l'absence de nettoyage des écuries d'Augias du franquisme, les mauvaises habitudes sont restées. Les cadres du fascisme sont restés. Les rues et les places au nom des putschistes sont restés. Mais comme quelqu'un doit payer, le peuple s'y colle, encore une fois. La santé publique est dépecée au profit du privé, idem pour l'école. Et les bonnes grandes vieilles idées reviennent au galop à commencer par la révision de la loi sur l'avortement.
Ce mardi matin, une bonne nouvelle pour l'Andalousie, près de 3 000 personnes seront figurants dans la 5ème saison de "Games of Thrones" dont le tournage commencera en octobre. Prière d'avoir entre 18 et 60 ans, pas de tatouage visible, les cheveux de couleur uniforme (longs pour les femmes), être mince et athlétique. Les journées seront longues et rapporteront 50 €.

Puisqu'on parle d'emploi, parlons donc de ce quarantenaire bientôt papa qui travaille dans une entreprise de nettoyage et qui va quitter l'Espagne pour la région de Bordeaux. Il a de la famille là-bas et un employeur lui propose un boulot mieux payé, avec moins d'heures. Il va partir. Il travaille son français. Son enfant naîtra là-bas. Ici. Encore un Espagnol qui va piquer le travail de nos Sri-Lankais. Une de mes nièces travaille à Londres. Beaucoup sont partis chercher du travail (même pas fortune, juste du travail) à l'étranger. Un ancien ministre a parlé de "mobilité". Non, non, la mobilité, c'est quand tu passes un an ou deux ou trois et que tu reviens. Ceux-là ne reviendront pas. C'est de l'émigration. Forcée. Parce qu'il faut bien manger et construire un avenir meilleur pour ses enfants. Ailleurs. Ca a fait comme un écho dans ma tête. J'ai éteint.

Ce matin, j'ai déjeuné en silence. Je n'ai rien voulu savoir des journalistes qu'on décapite au nom d'un dieu d'amour et de sabre ou des chômeurs qu'on va surveiller de près pour être certain qu'ils cherchent du travail (ces faignasses). Non, ce matin, c'est con mais j'avais juste envie de déjeuner en paix.

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30 août 2014

A quoi voit-on vraiment que c'est la rentrée ?

Au retour du monsieur qui distribue les journaux gratuits à la station de métro. Youpi matin ! L'horoscope quotidien revient. Passer deux mois sans savoir de quoi ma journée serait faite devenait pénible à vivre. Joie, bonheur et anxiolytiques, Métronews is Jean-Sébastien back. Avec du lourd en Une. Un journalimse intransigeant… Naaan, j'déconne ! Mais j'en avais marre de perdre au 2048 et de rater mes stations à cause de ce jeu de m… Au menu de la semaine dernière, le couple le plus glamour de l'univers qui se marie en FRANCE !!! madame !!! Brangelina, "Des mariés presque parfaits".

photo 1

Tu noteras le titre accrocheur. Je t'entends déjà : "comment ça 'presque' ?! Quoi y'a ?" Rien puisqu'ils se sont mariés. En FRANCE !!!! Madame !!!! Comment ? "Ouh la ! mais le mariage, c'est le 1er pas vers le divorce ! Pourquoi qu'ils se marient puisqu'ils étaient bien comme ça avec leurs 6 chiards, toussa. Ca sent la manœuvre de la dernière chance. Leur couple bat de l'aile !"… Heu… Reprends un peu de camomille, je te trouve un peu tendu-e, surtout de la syntaxe si ce n'est du string. Reprenons, dans "presque parfaits", certes, il y a "presque" mais il y a aussi "parfaits". D'ailleurs, lis le début de l'article. Ce n'est que joie, bonheur, réussite insolente et en plus, cerise sur le cake, cherry on the gâteau, Métronews, bonne âme, va t'expliquer pourquoi.

photo 2

Et voilà ! Tu n'auras plus de raison de rater ta vie de couple avec une régularité de métronome car Métronews te dit tout.

Autre sujet d'étonnement (mais pas tant que ça car je ne suis pas née de la dernière pluie… Qui a dit "pas de l'avant-dernière non plus" ? Sortez de cette parenthèse !!), la page des sports du foot et des autres dégagements de sueur. Sur 6 sujets, 4 sur le foot et 2 sur… des SPORTIVES !!! Madame !!!

Une_commentee

Du judo (en haut à gauche) avec le titre mondial de Clarisse Agbegnenou. Remarque au lecteur : un titre mondial féminin vaut moins que le tirage au sort des groupes de la Ligue des Champions de foute. Ah, ah, aaaaaaaAAAAAAAAHHH !!
(Re-remarque au lecteur au sujet du gros titre fouteux : l'article dit que contrairement aux apparences, le groupe du PSG est sans doute plus facile que celui de Monaco. Le matin même sur France Inter, le 1er journal écouté (7h je crois) disait l'inverse et celui de 8h optait pour cette analyse. Conclusion : Métronews avait, entre temps, été livré dans la Maison Ronde…)

Pour la 2ème info de sport féminin, j'ai fait un gros plan :

photo 4

C'est du foot mais américain et surtout en "petites culottes" !! Et la fin de la rencontre a été "mouvementée" ! Je résume : une rencontre mouvementée en petites culottes. On est passé de la page des sports à la critique télé sur le film érotique de la soirée… D'ailleurs, le torchon journal propose la vidéo sur son site.

Voilà, voilà… Bonne rentrée à toutes et à tous en couple ou pas, en slip ou pas.

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28 août 2014

Le jour se lève… mais c'est bien le seul

D'abord le réveil. 6 h 45. En plein dans un rêve. Le temps de râler et le rêve s'est évanoui. De quoi ça parlait déjà ? Je me lève. 7 h 15. C'est mal parti. Une demi-heure pour m'extirper des draps. Chaussettes, tennis, coupe-vent, direction la boulangerie. Je n'ai plus de pain. "Une tradition s'il vous plaît". 7 h 30, j'entame la préparation du petit-déjeuner. Le lave-linge, prêt depuis hier soir me fait un discret appel du pied. 1 h de lessive. Ca devrait aller. Je déjeune en écoutant France Inter. J'arrête pas d'arrêter, comme le Nutella. Au loin, le roulement du tambour me berce. J'écoute Sapin. Je râle contre Sapin. Je déploie l'étendard à moins que je ne déplie l'étendoir. Tic, tac. L'encore et toujours ministre répond de la merde langue de bois aux journalistes. C'est tellement vain. Je vais faire ma vaisselle. Ah, il est 9 h. Ah, je vais être en retard. Rectification, je suis en retard. Je me glisse dans ma douche. Dehors il pleut. Je choisis des vêtements légers. L'automne ne passera pas par moi. Ont-ils vraiment débattu de l'absence d'un parapluie pour le président ? De son aspect symbolique auprès des médias et des Français ? Pourquoi serait-il le seul à avoir un parapluie ? Il faudrait un parapluie assez grand pour tous les Français…Trop de com tue la com… et ma patience. Je sors de la douche ; je m'habille. Je plante les écouteurs dans mes oreilles. Je sors de l'immeuble. Il est 9 h 30. Je suis en retard mais je prendrai le temps de lire un poème dans le métro. Et de descendre 2 stations avant pour traverser la Seine à pied. Et faire une vidéo de l'eau qui coule, plus qu'hier et moins que demain vu la météo. Une Ferrari démarre en trombe au feu. Oui, oui, tu as une grosse voiture, un gros égo, un gros compte en banque et tu seras sans aucun doute l'un des plus riches du cimetière. J'entre dans mon bureau. J'allume mon ordinateur. La journée ne fait que commencer. Depuis ce matin, elle n'arrête pas de commencer.

poesie

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25 août 2014

25 ans, le bel âge

Fort Boyard a 25 ans. Las grosses boulasses quand je découvre ce chiffre vu que je pourrais porter une chemise en T marquée "J'ai vu la 1ère !!" si je n'avais aucune dignité. En ce temps-là, les candidats étaient de parfaits inconnus plutôt sportifs.
On a vite viré les baltringues de base pour des vedettes du petit écran (avant l'invention du 150" 16/9ème), des pipoles, des qu'on voit à la télé. Les épreuves ont évolué allant quand même vers moins de sport et plus de trash. Tu n'aimes pas les araignées ? Pas de problème, j'ai des scorpions. Si tu pouvais regarder la caméra quand tu appelles ta mère en pleurant, ce serait bien, merci d'avance.

J'exagère à peine. L'ambiance reste bon enfant. Je rappelle la définition d'un enfant : "petit d'homme innocent arrachant les ailes des mouches et les pattes des araignées". Alors s'il en bouffe une ou deux une fois adulte, ce n'est qu'un juste retour des choses.
Il y a toutefois des aspects de ce jeu grave trop cool, "mais qui est donc le père Fouras ?", "oh, tiens ?! Passe-partout est plus petit que passe-temps… ou l'inverse, je sais plus, ils se ressemblent tous", des aspects disais-je qui commencent à me gratter derrière l'oreille.

Je te le donne Emile ! C'est fichtrement sexiste. Je t'entends déjà râler "mais tu vois le mâle partout !", ben oui, justement !!. Mine de rien, certaines épreuves sont clairement destinées aux femmes. Et pas pour mettre en avant une qualité qui serait spécifiquement féminine :
"Qu'est-ce t'as eu à Fort Boyard ?
- Raah, j'en ai chié, je suis tombée sur "accouchement sans péridurale" !
- Ah la vache ! Pas de bol !
- Ben non."

D'abord, il y a l'aîné, lui qu'est comme un mel… oups, pardon, une remontée de Brel. D'abord, il y a le combat dans la boue. Qui a, je crois, aussi été ouvert aux hommes mais curieusement, je ne me souviens que des femmes et ce n'est pas dû à mon tropisme personnel sur ce sujet.
Mais surtout, il y a l'épreuve des rouleaux. Non, il ne s'agit pas de se faire une mise en plis avec des nems rouillés. Il faut récupérer une clé en passant sur des rouleaux mobiles de diamètres différents. Tu ne peux pas marcher dessus sous peine de finir sans tambours ni… sans genoux ni chevilles). Tu ne peux que te mettre à califourchon et ramper couchée. Ce qui, visuellement, donne ceci :

rouleau_boyard

 

Evidemment, les commentaires et autres rires sous cape sont à l'avenant. Cette épreuve-là, je suis à peu près certaine qu'elle n'a jamais été confiée à des hommes.

Une idée du pourquoi ?

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22 août 2014

La théorie du genre vs le yaourt

Quoi de mieux qu'un week-end chez môman pour renouer avec mon boulet préféré : la pub télé ? Je ne sais pas ce qu'il faut faire comme études pour devenir pubiste… si ça se trouve, il n'en faut pas. Comme pour devenir ministre, être un homme sexiste suffit.
Grace à la propagande, j'ai eu confirmation que même les yaourts étaient genrés. Le truc de ouf ! On savait depuis moults spots pour les lessives que la place de madame était devant son lave-linge (ou dessus voire dedans pour les pornos). Le dernier avatar de M. Propre montre d'ailleurs le chauve préféré de ces dames créer une éponge "nettoie tout sans produit" (sans M. Propre, donc… et hop, une bastos dans le pied) et la faire tester illico presto par ?… un bob ?!? Parce que Bob l'éponge ?… Tu sors ! Bah, non, par une femme ! Suis un peu ! L'homme pense, crée et libère la femme. Ah, ah, aaaaaaAAAAAHHHHH !!!

Mais revenons au yaourt genré. J'ai toujours trouvé la pub pour "Perle de lait" d'une connerie rare. Souviens-toi, les 1ers spots mettaient en scène 2 femmes dans une salle de bain. L'une trouve la peau de l'autre grave trop bien. La 2ème lui tend un pot de yaourt et comme la 1ère est très, très conne, elle s'en met sur le visage au lieu de le manger. Ça se voulait décalé et drôle alors que ça trimballait du cliché sexiste par paquet de 12 : des femmes à poils vendant des yaourts qui rendent belles mais visiblement pas finaudes.
Venant égayer un mois d'août de merde, j'ai découvert le nouveau spot de la marque et, tiens-toi à l'échelle, j'enlève le pinceau, il y a un homme dedans ! La scène se passe dans un cabinet de psy. Un client taré patient allongé se plaint que sa femme se couche 5 minutes après lui et qu'il ne sait pas ce qu'elle fait. Du coup, il en parle à sa psy… comme quoi, les mecs aussi sont cons comme des huîtres.
Dis voir machin ! Et si tu levais ton gros cul du lit pour aller voir ce que fait ta femme ? Si ça se trouve, tu pourrais même l'aider à finir la vaisselle avec l'éponge du chauve !
Que répond la psy, assise de dos dans un immense fauteuil en cuir ? Pas comme moi (car elle doit encore 3 mensualités pour le fauteuil et quand tu as trouvé un bon pigeon, tu le gardes). Elle dit qu'une femme, après une journée éreintante a besoin de 5 mn rien qu'à elle pour décompresser, toussa.
C'est vrai, Maurice, t'es relou aussi. Lâche-lui la grappe ; tu vas virer lesbienne à fusionner comme ça.
Évidemment, à ce moment-là, la psy, fourbe, sort un yaourt qu'elle s'enfile tandis que l'andouille continue à s'agiter sur son divan. Et oui, les mecs, vous croyiez les femmes mystérieuses, elles sont juste accrocs aux produits laitiers.

Le yaourt, c'est donc pour les filles. C'est "Perle de lait" qui le dit. D'ailleurs, moi qui suis gouine, donc dans une sorte d'entresol du genre, je ne mange jamais ce truc. Il me faut un dessert d'entre deux eaux mêlant produit laitier féminin et goût masculin : un yaourt au café. CQFD.
Ce qui signifie aussi que mes collègues mâles qui mangent des yaourts à la cantine ont un grave problème d'identité de genre. Je leur en parle dès lundi.

En ce qui concerne l'étude du genre des fruits et légumes, ça va me demander un peu plus de temps et plus de pornos aussi.

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13 août 2014

"J'ai reçu la vie comme une blessure et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice" Lautréamont

Lorsque j'apprends le suicide d'une personne, célèbre ou pas, proche ou pas, je suis toujours un peu déstabilisée. Je comprends mieux le cancer que le suicide.

"Je me suiciderais bien, là…
- Ah bon ? Tu ne préfères pas un petit lymphome ?"

Aussi profond qu'il me soit arrivé de descendre dans le mal être ou la déprime, il n'est jamais arrivé que je pense à l'éventualité de prendre un raccourci vers la sortie. Aux pires moments de mon adolescence… correction… le pire moment de ma vie que fut mon adolescence ne m'a jamais amenée à considérer le suicide comme une option. Comprenez-moi bien, je n'en tire aucune fierté. Je me dis juste que pour envisager cette solution, il faut avoir dépassé des Everest de souffrance, traversé des années-lumière de désespoir pour faire sauter le verrou animal de l'instinct de survie. Ce truc rivé à notre cerveau reptilien. Autant préciser également que rien de ce que j'écris n'a été testé scientifiquement. Je ne fais que coucher sur le papier (arf… c'est un écran…) mon ressenti, mes interrogations. Parce qu'à chaque fois que j'apprends un suicide, je me sens au bord d'un précipice, une vague nausée face au vide. 

Si la personne était aimée, avait une famille, un travail (pas chez Orange), j'imagine une balance avec d'un côté tout l'amour et de l'autre, toute la douleur. Énorme, monstrueuse, emportant tout sous son poids.

Et si c'était un salop ? Il y a longtemps, on m'a appris le suicide d'un vrai salop. Pas un suicide à la Hitler, façon "vous ne m'aurez pas vivant", non, non. Quequ'un qu'aucune armée n'encerclait, qu'aucun procès ne menaçait et qui avait passé une grosse partie de son existence à faire le mal autour de lui. Sur sa balance, côté amour, il ne devait pas y avoir grand chose et de l'autre, côté souffrance ? Je l'imaginais vide. Les salops ne souffrent pas. Ils font souffrir les autres. J'ai demandé pourquoi au messager de bon augure. "On s'en fout" m'a-t-il répondu. The witch is dead, bien fait. Qu'est-ce qui a bien pu te tuer, salop?

Les amis, les amours, les ciels bleu ou gris, les feuilles mortes, les fleurs, la musique, les livres, la cuisine, le ronronnement d'un chat, la calandre d'une Maseratti, la Joconde, le silence, les rires. La 1ère gorgée de bière, des yeux bleu-vert, un rendez-vous raté, une incompréhension, les cheveux coupés qui grattent dans le cou, une main effleurée par hasard, une photo, un souvenir. Rien ne les retient. Un abîme de douleur que toute la vie ne peut combler. Un puits sans fond.

"Tu es vraiment sûr que tu ne préfères pas un cancer ?"

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10 août 2014

"La honte a mauvaise mémoire" Gabriel García Marquez

J'ai dû acheter mon 1er CD en 1988 et le dernier en 2013 (oui, je sais, ça fait tard. Je suis réac, na !). Ce matin, j'ai décidé de faire un tri sévère (je peux être sévère si tu veux… oups, je m'égare). Hors de question d'investir dans un meuble à l'ère de la dématérialisation des supports.
D'un côté : les que je garde
De l'autre : les que je jette
Au milieu : les que j'importe sur l'ordinateur avant de les jeter.

But final de la manœuvre, passer de 2 cartons à 1 (petit). Oui, ils sont en cartons CAR je n'écoute plus la musique pareil que quand la radio ne s'écoutait que sur grandes ondes ou qu'il fallait poser un saphir sur un bout de plastique noir qui tournait.
Au début, c'est facile. Oui, non, non, oui, non, non… Qu'est-ce que c'est que ça ? Plusieurs réponses possibles à cette question :
- 1 CD gravé sans rien marqué dessus. Pratique, va falloir écouter
- 1 CD gravé avec quelque chose marqué dessus mais je ne sais pas ce que ça peut bien être. Je n'ai aucune idée de qui a pu me graver ce disque, car moi, voler, c'est pas mon genre
- 1 CD tout ce qu'il y a de plus officiel. Sauf que je ne sais pas qui est ce groupe / chanteur-se. Ca sent le cadeau
- 1 CD de la honte

Cette dernière catégorie peut être divisée en 3 sous-espèces :
1° le CD très, très honteux. Tellement honteux que la phrase qui suit "Qu'est-ce que c'est que ça ?" est "Qui m'a offert ça ?". Parce qu'à l'évidence, n'ayant jamais été alcoolique ni usé de substances illégales, comment et pourquoi aurais-je acheté cette bouse ? Alors que des ami-e-s à l'humour ou aux goûts musicaux douteux, j'en ai.
2° le CD qu'on m'a offert. Que je m'en souviens très bien puisque j'ai découvert à cette occasion que certain-e ami-e ne me connaissait pas et qu'il a fallu lui mentir (ce dont j'ai horreur) en disant : "Ah, c'est original. Non, non, je ne connaissais pas… C'est pas très connu, hein ? Oui, voilà…" On sent bien que si l'artiste a "fait" l'Olympia, c'était en tant que maçon.

Enfin, le CD honteux de base. Je ne me souvenais plus que je l'avais. Je ne me souviens pas l'avoir acheté. Je soupçonne un cadeau mais je n'en sais rien. C'est comme s'il était dans une zone grise de ma mémoire. Mon premier réflexe est de le poser sur la pile à jeter. Oh et puis non, je vais télécharger une chanson que j'aime bien. C'est sans doute uniquement pour ce morceau que je l'ai acquis. Comme la fois où j'avais dû prendre l'intégrale des sonates de Beethoven pour LA sonate au clair de lune parce que le CD 2 titres ne se faisait pas chez Deutsch Grammophon… Résultat, j'ai chargé tout l'album et je l'ai écouté à fond pendant que je finissais le rangement. Le CD honteux de base, chez moi, en moyenne, c'est de la variété française, du chanteur mort (et pas à 27 ans d'une overdose, hein !) ou de la Céline Dion. Oups ! Je l'ai dit ! Mais c'est l'album de Goldman… Le premier… En plus ça me rappelle des trucs importants de ces années-là comme… heu… la… le… la fois où je m'étais fait arracher les dents de sagesse (tu vois mes 2 petites rames sur les côtés ?) !!!

Bref, n'empêche que maintenant, mes CD prennent un demi carton. Comment ? C'est quoi pour moi un CD très, très honteux ?

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04 août 2014

Petit problème de trains qui se croisent (dont l'un des deux est fou)

Hypothèses :
- 1 administration
- 1 poste de travail dans la com' web
- pas de concours spécifique
- 1 contractuelle

Sachant que la contractuelle a commencé comme stagiaire et que, donnant entière satisfaction, elle a été embauchée en CDD,

Sachant qu'elle a très bien bossé malgré les difficultés liées au fonctionnement d'une administration qui, parfois, est un cliché de cliché, que les bras m'en tombent et la tête alouette,

Sachant qu'une loi (issue d'une résolution européenne visant à diminuer la précarité dans les administrations) oblige à cédéiser un contractuel au bout de 6 ans de contrat,

Sachant qu'internet ne va pas fermer demain (sauf si tu as oublié de payer ton abonnement) et que le poste occupé est donc pérenne,

Sachant que même si internet brûlait demain, ce n'est pas parce qu'il y a un contrat en CDI, qu'on ne peut pas renvoyer les personnes (cf tous les plans sociaux de ce pays),

Sachant que la contractuelle arrive au bout de 5 ans de contrat,

Trouve les raisons qui amènent la DRH à ne pas renouveler son contrat.

Prends ton temps ; je finis mon Affligem (note pour plus tard : je n'aime pas l'Affligem)… Tu veux que je te chante une chanson pas fort pour accompagner ta réflexion ?
Comment ? Une question ? Ah, je ne sais pas, tu as déjà beaucoup d'indices, là. Ce ?… n'est pas logique… de ?… d'investir 5 ans dans une personne pour la jeter et tout recommencer avec une autre ? C'est… idiot ?

BRAVO !!! Tu as trouvé ! C'est débile ! Ce problème est insoluble… et pourtant ça existe. Dans notre dimension. Et les responsables RH ont tous fait de grandes écoles d'administration, passé de très difficiles concours d'entrée et finiront peut-être ministres un jour.

Tu veux savoir le plus drôle ? Pourquoi 5 ans et pas les 6 autorisés pour un CDD ? Parce qu'une fois, quelqu'un n'a pas réussi à compter sur ses doigts et qu'ils ont été obligés de cédéiser. Prudence est mère de toutes les vertus.

Voilà. J'ai fini ma bière. A la santé des contractuels et de l'administration !

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