Gouinette parle trop

02 avril 2014

Fais pas ta crâneuse

"Tu t'es encore fait couper les cheveux ?
-Oui.
- C'est de plus en plus court, dis donc !
- Oui. Je me rapproche de mon crâne."

Et si que je m'écoutais, que je me raserais bien la tête. Pas parce que mes relations avec les capilliculteurs professionnels ont toujours été chargées d'incompréhension mutuelle voire d'agressivité sous-jacente mais toujours parce qu'à certains moments de ma vie, cela me semblait la meilleure solution. A quoi ? A la surconsommation mondiale de shampooing et donc d'eau, ce qui est déjà pas mal.
Récemment encore, devant le miroir de la salle de bains d'amis chez qui je squatte depuis des semaines, tenant dans ma main tremblante ma brosse telle une éternelle Mafalda, je me suis dit : et si tu te rasais le crâne ?

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C'est vrai quoi, le dedans de mon crâne, j'essaie en vain de comprendre son fonctionnement. Mais le dessus, l'entre mes cheveux et mon surmoi ? Qui qui s'en occupe ? Personne. Les cheveux peuvent bien se la péter, n'empêche que sans le dessous, ils s'accrocheraient à mon ego et ça rigolerait moins.
Ce truc vit juste au-dessus de moi et on ne s'est jamais vu. A quoi elle ressemble,la chambre de bonne ? Et cette cicatrice de quand, gamine, je m'étais éclatée la tête contre un mur, a-t-elle grandi avec moi ? Est-ce que j'ai des grains de beauté ? Est-ce que mon crâne est lisse et régulier ou bosselé comme si la vie du dedans se voyait au-dessus ?

Est-ce qu'il a besoin de respirer ? De sentir la caresse du vent, les rayons du soleil, la fraîcheur de la pluie ? Il suffirait juste de moissonner les cheveux. Remettre les compteurs à zéro ainsi que le sabot.

Faire table rase.
Foule esclave, debout ! Debout !
Mon monde va changer de base :
Je ne suis rien… ainsi sois-je !

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10 mars 2014

8 mars et plus si aff.

En ces heures post-journée des droits des femmes / journée internationale de la femme / #IDW2014 (cochez la bonne case), je suis allée traîner ma déprime à mon cabinet de radiologie préféré. Je déprime toujours à ce moment-là parce que plein d'articles, rapports, études sont publiés en même temps faisant un constat assez lamentable de la situation des femmes ici, là-bas et ailleurs. Mais bon, entendre encore et toujours les "mais ça sert à rien" ou les sorties de l'émasculé Julien Dray, est un plaisir chaque fois renouvelé.

Se faire tripoter les seins une fois par an, c'est hygiénique. Même si j'aimerais avoir droit à du champagne ou quelques mots doux avant de me faire coincer les pectoraux entre 2 plaques de plastique ou étaler dessus un gel froid pour me sonder (je sais rien, je dirai tout) tandis que défilent sur l'écran de l'échographe des images chelous avec des grosses taches noires, des nuages gris.

"Kyste, pas grave. Ganglion, tout normal. Clés de bagnole… ???
- Ah justement je les cherchais !
- Vous vous palpez régulièrement ?
- Non, pas vraiment, ça rend sourd, il paraît…
- Non, pas les seins ! Faut vous les palper une fois par mois !
- Je peux appeler une amie ? Demander l'avis du public ?"

Cette relation épisodique et sans lendemain sera suivie d'une rencontre avec ma gynéco qui mettra ses doigts et une certain nombre d'objets dans mon intimité la plus intime sans qu'on ait jamais dansé un seul slow ensemble. Je sais que les slows sont morts en 1992 ! Mais merde ! Et la tendresse bordel !?!

Sinon les trucs intéressants que j'ai vus ou écoutés :
- sur RFI, la Marche du monde s'est intéressée au combat pour l'avortement. Qui a dit à propos de l'accès à l'avortement : "Que la vie, que la santé, que les futures maternités d'une femme soient liées de la sorte à son niveau socio-professionnel, [les riches vont en Angleterre, les pauvres à la boucherie] c'est là une injustice insoutenable dont la majorité des citoyens est maintenant consciente et que nous ne pouvons plus tolérer parce que le sens de l'effort social contemporain est de réduire les inégalités devant la souffrance et l'adversité" ? Un indice: pas Copé ni Fabius ni Fillon ni DSK.
- le Refuge nous rappelle combien la famille, la vraie, la qui défile volontiers, est un havre de… heu… trucs et de bidules : Le Refuge-Spot de campagne (4 minutes)

Et n'oubliez pas de vous palper mensuellement les filles. Mutuellement ça peut être aussi très sympa. Prenez soin de vous.

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03 mars 2014

2 mars 2014, 21,1 km plus tard

En septembre dernier, emportée par l'enthousiasme de Petite poulette, jeune collègue de 20 ans ma cadette, j'ai eu l'idée de m'inscrire au semi-marathon de Paris. Drôle d'idée, me diras-tu. Je n'irais pas jusqu'à te contredire.

Aveuglée par mon orgueil, je pensais que 6 mois d'entraînement effaceraient 10 ans de glandouillage sportif plus ou moins généralisé. L'idée de me retrouver dans une foule suante et galopante me rappelait ma jeunesse crapahutante dans le froid et la boue des cross hivernaux. Ce dimanche, dans le sas de départ, la tension montait. J'étais comme un cheval piaffant, prête à bouffer les 21,1 km à venir. Enfin… mon plan d'entraînement de 6 mois avait, entretemps, connu quelques ratés, surtout vers la fin : syndrome de l'essuie-glace du genou puis grosse fatigue thyroïdienne. Bref, au lieu de 3 sorties hebdomadaires et 1 sortie longue (15 km) avant le semi, j'ai fini par "que dalle et rien du tout sont dans un bateau, devine qui va en chier ?".

Dimanche, j'ai redécouvert les joies de la course en troupeau… de 40 000. Tous ces gens devant moi et de dos. Tous ces gens qui me doublent et me doublent et me doublent et si je me retourne, ooh, y'en a encore… tous ces gens qui crachent… Oui, même en collant moule-burnes, c'est pas que sexy le sport. Dans le bois de Vincennes, juste après le départ, moults coureurs et coureuses filent dans les buissons soulager un besoin naturel : le pipi de la peur. Syndrome de stress, la subite envie pressante est presqu'entièrement psychologique et surgit même si tu viens d'aller aux toilettes. Je le sais, je l'ai déjà vécu. Mais tous ces participants profitant de la forêt avant l'entrée dans la ville m'enduisent de doute.
"Est-ce que je ne devrais pas y aller quand même ?
- Nan ! Tu vides pas ta vessie ! Tu cours !
- Oui mais j'ai pipi…
- Tais-toi, tu m'énerves !"
Contrairement à beaucoup de coureurs qui s'isolent dans leur musique ou se vident la tête, j'ai une intense vie intérieure sur les courses longues.

Arrive le 1er ravitaillement que je décide comme d'habitude d'ignorer glorieusement. Je n'ai aucun gène commun avec le dromadaire mais je ne sais pas boire en courant. Je me noie, c'est ridicule. Un coureur me double (oh, un autre ?) puis me voyant sans bouteille me propose une des siennes. Réflexe de politesse, j'accepte puis, 4 foulées plus loin : "mais t'es conne ? Tu bois pas ?!" et 25 cl d'eau, ça pèse rapidement son poids dans ma main. J'avale donc une gorgée, toussote et jette la bouteille dans une poubelle prévue à cet effet avec ce superbe slogan : "Je cours, je bois, je trie" qui se transforme rapidement en "je cours, je bois et mange et jette n'importe où". Cela rend la zone post-ravitaillement particulièrement glissante voire collante quand c'est une marque de boisson sportive dégueu qui offre ses gobelets. Ceux-ci se retrouvent sur le sol à moitié pleins et derrière, le sucre s'accroche à tes semelles.

Bon, c'est pas tout ça mais après avoir atteint les 13 km sans encombres, le panneau du 14ème me surprend en plein doute. Il reste 7 bornes. Comment vais-je donc faire pour courir alors que mon bassin semble pris dans du béton. Mes mollets vont bien ; mes cuisses t'embrassent. Mais mes hanches ! Oh bordel… c'est là que ma vie intérieure prend toute son importance. Tandis que je dépasse le BHV en me disant "putain, ça monte jusqu'à Bastille", je me dédouble et sort de moi un sergent-chef mal embouché qui me gueule des encouragements et des insultes. J'en ai besoin car, après Bastille, ça monte gentiment, une espèce de lâche faux-plat, jusqu'à la Porte Dorée d'environ 2 km. Joie, bonheur et découverte de muscles dont je ne soupçonnais pas l'existence.
Au 17ème km, je marche pour la 1ère fois. J'en profite pour avaler un tube de truc sucré goût pomme que m'a donné Petite poulette (sans doute un peu stressée à l'idée que je meure sur le parcours). Le public est toujours là. Tout le long, il a été là. Et ma foi, ça fait chaud au cœur. Tout à coup, j'entends une petite dame à l'accent chantant de ma mère qui me dit : "allez mademoiselle, on rrreparrrt. C'est prrresque fini ! Allez !" Alors je repars. Mais c'est pas fini. Ce sont les 4 kilomètres les plus longs de la terre. C'est toujours le cas. Toujours aux alentours du 17/18ème km que ça se joue. Et ça se joue au mental sauf si tu fais un malaise comme les 3 coureurs couchés recouverts d'une couverture de survie que je double. Oui, c'est pas terrible de doubler des comateux mais bon, j'ai fait ce que j'ai pu !
Après, j'ai négocié longtemps avec mes jambes entre le 19ème et le 20ème (qui m'ont paru une éternité) alternant course et marche mais le dernier kilomètre, je l'ai fait en marchant. Je n'avais plus d'autres options techniques. Mais bon, je l'ai fini. Je l'ai achevé à coups de pelle c'te saleté de semi-marathon.

Le retour à la maison a été moins glorieux. A peine rentrée de l'enfer du métro (bah, oui, 40 000 coureurs, ça s'évacue pas facilement et je plains les non-coureurs obligés de supporter notre odeur dans les rames bondées), je me suis étalée sur le sol pour soulager mon dos (qui en a bien pris pour son grade, lui aussi) toujours vêtue de mes hardes suantes et enveloppée dans le poncho auto-destructible de l'organisation. Fashion victim un jour… 1/2 heure plus tard (pauv'fille), je roulais sur le côté pour me relever péniblement et aller prendre ma douche. Tandis que mon organisme entier me faisait savoir son courroux après un tel traitement, je massais mes jambes avec un gel aidant à la récupération et m'écroulais sur mon lit pour une sieste réparatrice.

Dernier coup de gourdin aujourd'hui avec les courbatures et toujours cette sensation de bassin coulé dans le ciment mais surtout à la lecture du site de la course sur lequel je cherchais mon temps et mon classement (2h31 et loin, au fond à gauche) et grâce auquel je découvrais ma catégorie : V1F.
Vétéran… Vétéran !!!!! Mourir je veux.

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14 février 2014

Thermostat 5 pendant toute une vie

Les réunions de famille ont cela d'intéressant qu'elles finissent forcément dans le sang ou les larmes ou les deux. Famille, je te hais ; famille, je te aime. Si le sang s'est arrêté de couler dans ma génération, il éclabousse parfois les murs de la suivante. Ma génération reste toutefois fidèle aux larmes. Le nombre de fantômes augmentant aussi régulièrement que notre incapacité à les inviter sereinement à nos AG familiales explique les larmes et l'alcoolisme latent. Il y a parfois, toutefois, des instants magiques. Comme ces poilus partageant leurs rations avec l'Allemand le temps d'une fête de Noël ou l'irruption inopinée de musiciens de talent dans le métro.

Il devait être 18 h ce 25 décembre. Je regardais les derniers membres du clan s'accrocher à la table de fête refusant obstinément de rentrer chez eux. Une envie de meurtre brûlait mes entrailles : "barrez-vous que je puisse nettoyer et que notre mère puisse se reposer ! Ça fait 3 jours qu'elle bosse sur ce repas !!" Mon frère aîné me narguait, coincé entre la table et le buffet. Il m'aurait fallu un pied de biche pour le déloger contre sa volonté, enfoncé qu'il était dans la conversation en cours. Le débat, car il y a toujours des débats dans les AG familiales, tournait autour de la confection du "gâteau de Mamie" aussi appelé "gâteau de Papa". Mon père eut droit tout au long de sa vie de ce côté-ci des Pyrénées à un gâteau de Savoie au petit-déjeuner en lieu et place du pain beurré. Ce symbole familial au même titre que la paella maternelle représente un horizon indépassable et quasiment inatteignable pour les cuisiniers de la tribu.

Ils étaient donc là mes relous de la dernière heure à évaluer leur dernière tentative, comparer leurs pires échecs et à en renvoyer la responsabilité vers le moule, le four ou le nuage de Tchernobyl. Je n'étais plus que fatigue, sommeil et détestation de l'humanité toute entière lorsqu'une parole, un détail traversa mon cerveau embrumé pour atteindre un neurone encore en service. Et je m'entendis dire : "oui mais non, maman ne fait plus comme ça. Elle a fait évoluer sa recette. Je la vois faire depuis que je suis petite. Le dimanche matin, elle fait son gâteau pendant que je prends mon petit-déj´. Et elle a changé sa manière de faire. Demandez-lui !"
Ma mère venait d'entrer dans le salon, une envie de meurtre lui vrillant l'estomac: "rentrrrez chez bous, bande dé SDF !" Un neveu s'insurgea "comment ça, tu fais plus pareil ?!?"
"Tou beux savoirrr comment yé fais ? D'accorrrd, yé bais en fairrre oun et comme ça, bous parrrtirrrez abec !"

L'action s'est alors déplacée dans la cuisine. Ma mère préparait les ingrédients et l'outillage. Mon neveu et ma nièce aiguisaient leurs plumes et se distribuaient les feuilles de papier. Ma soeur et ma belle-soeur, debout, assistaient silencieuses mais attentives aux préparatifs. Histoire de faire monter la pression je précisais à l'intention du public réuni : "Notez tout ce qu'elle dit mais surtout ce qu'elle fait et qu'elle ne dit pas". De temps en temps, ça râlait : "mais c'est pas la recette que tu nous avais donnée !" Si ! Au moment où elle te l'avait donnée, c'était la bonne. Mais plus maintenant. Ta grand-mère est vivante et sa cuisine aussi. Et ce moment est précieux. Aussi précieux que tous ces dimanches matin quand je trempais mon pain beurré dans mon café au lait en la regardant mélanger précautionneusement les blancs en neige à la pâte. Un autre chien bavant à ses pieds, mon père sans doute déjà dans le jardin. Mes frères et soeur ailleurs ou quelque part.
Les recettes sont faites de fragiles équilibres, de réactions chimiques précises, d'erreurs bienvenues, d'échecs retentissants et de beaucoup d'amour.

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03 février 2014

La tornade blanche

Ce n'est pas la volonté de faire place nette dans la maison quand les premiers bourgeons apparaissent et que les températures s'adoucissent.
Non, c'est quand la vie me surprend encore une fois en flagrant délit de sentiment d'immortalité et décide de ramasser les copies. "Posez vos stylos, c'est fini. Je corrige."

Ça ne m'est pas arrivé souvent. La 1ère fois en apprenant la grave maladie d'un ami. Plus généralement au moment d'un deuil et je commence à les collectionner, question d'âge.
C'est le moment où le quotidien gluant accroché à mes semelles de vent sèche d'un coup et tombe. Il emporte avec lui les conflits inutiles, les questions inexistencielles, les "quand j'aurai le temps". Pendant quelques heures, quelques jours, le monde bien cadré devient mouvant et idiot. Ça donne le vertige et en même temps ça libère. Comme après le 1er verre de vin.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine ? Est-ce que je ne devrais pas tout changer et pas seulement ma coupe de cheveux ? Et si je n'y retournais pas… bon, je vais prendre un café et faire vérifier ma TSH.

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17 janvier 2014

Le sac à main, c'est le mal

J'étais tranquillement assise dans le métro ce matin lorsqu'à une station les 3 places face à moi se libérèrent. Elles furent rapidement occupées par 3 femmes. Lesquelles passèrent devant moi et mes yeux se retrouvèrent à hauteur de leur sac à main. Évidemment tous les 3 différents en style, taille et couleur.

Mon cerveau ne faisant qu'un tour (il est rarement plus mobile), cela fit remonter quelques épisodes de confrontation avec cet engin de mort. Que, tu l'auras remarqué, seules les femmes (en majorité en tous cas) portent. Et te foutent dans les côtes, les genoux, les dents et la tête alouette dans les transports en commun, les files d'attente au cinéma (traumatisme récent), les trottoirs bondés… bref à peu près partout sauf dans ta douche et encore, méfiance, le pire est toujours possible

Tu vas me dire que les hommes aussi ont des sacs. Je dirais, pas tout à fait. Ils ont des attachés-case, des sacs à dos, des besaces quand ils vont bosser. Ou partent en voyage. Et encore. Le reste du temps, ils ont des… poches. Des vraies, des qu'on peut mettre des trucs dedans : un porte-feuille, un téléphone, des clefs soit le minimum vital. Une mienne collègue a failli s'immoler par le feu à l'issue d'une recherche restée vaine de robe avec des poches.

Une robe à poche, t'entends-je murmurer, mais elle est folle. Ah ça ! Déjà qu'un pantalon ou une veste avec de vraies poches dans lesquelles on peut glisser plus qu'un tampon hygiénique, c'est rare. Une robe !? Pari perdu d'avance. Mais je pose la question : pourquoi ? Car finalement en dehors des poches poitrines qui, chez une femme standard peuvent être moches (encore que chez moi, ça passe… pas de réflexion désagréable, merci), pourquoi nos jeans ont-ils des poches ridicules ? Pourquoi les poches de nos vestes sont-elles parfois cousues ?

Parce que c'est un complot ! Voilà pourquoi ! Parce que les maroquiniers, les couturiers et les kinésithérapeutes nous haïssent ! Qu'ils ont décidé de transformer nos vies en enfer ! Et qu'aidés par les médias, ils ont réussi à nous faire croire qu'il était normal de se déplacer avec au moins 4 kg de matos sur UNE épaule afin de nous péter les cervicales. Et je le prouve !

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Qui a osé commettre cette chose ?

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24 décembre 2013

Esprit de Noël à tous, option ciré jaune

Les achats de dernière minute de Nowel aussi appelés "Mais t'aurais pas pu y penser avant ?!?" font partie intégrante de la tradition des fêtes de fin d'année. Problème, cette année, du côté ouest de l'hexagone, le Père Noël a décidé de venir non pas en traîneau mais en canoë kayak. Il a donc fait précéder sa venue d'une bonne vieille tempête des familles, trombes d'eau ET coupures d'électricité all inclusive.

Ce 24 décembre a donc commencé sur les chapeaux de bouée.

D'abord, d'abord, y'a le chien, qu'est haut comme un poney et qui veut faire son p'tit tour et puis qui veut pas tellement qu'il pleut, monsieur. Chez ces chiens-là, on pense pas, monsieur, on fait chier !
Et puis y'a la mère qui prépare le repas et qu'a oublié des trucs et puis des bidules. Alors on va faire des p'tites courses avec la p'tite voiture sous de grosses hallebardes. Et le parking du supermarché s'agrandit tandis que le pantalon et les chaussures s'imbibent. Et ça fait des grands scrouitch, et ça fait des grands scrouitch.
Et puis c'est pas fini. Faut aller chercher l'pain, mais l'boulanger a eu des coupures d'électricité alors faudra revenir plus tard… à la rame. Quand la doudoune et les sabots auront séché, monsieur.
Et puis, et puis, et puis y'aura demain… On va manger en famille et ce sera bien. Humide mais bien.

Esprit de Nowel à tous !

PS: aucun chat n'a été égorgé durant l'écriture de ce post même ceux qui sentaient pas bons.

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21 décembre 2013

Maître Coiffeur

J'ai toujours une légère angoisse avant un rendez-vous chez le capilliculteur. Angoisse que j'atténue en recherchant la perle rare : l'artiste du rasoir, le jongleur aux ciseaux qui m'écoute, me conseille et ne tente pas de m'imposer SA vision de MA touffe. Et une fois que je l'ai trouvée, je me la garde, je la choie, je ne veux qu'elle. Je ne confie ma crinière à personne d'autre. Sauf… quand la nature s'en mêle. Et que la perle rare a décidé de se reproduire. La salope. 

Nowel arrivant et mes cheveux atteignant mes genoux, j'ai été obligée de chercher une remplaçante. Or, plus je m'accroche à une personne, plus j'ai du mal à aller voir ailleurs. Je suis fidèle par peur. Tremblante, je décidai donc de confier ma houppette au coiffeur de ma mère, ami de la famille depuis 1812.

Dès le début, il m'a prise à contrepied en changeant ma raie de côté. A droite depuis 1515, il la retourna comme une crêpe en faisant un simple test capillaire pour me prouver qu'il avait raison vu que j'avais commencé à râler : " veux-tu bien me lâcher la raie ! "
Test: tu peignes tes cheveux bien en arrière. Avec ta main, tu les repousses devant d'un coup et clac, ils se positionnent naturellement. Et vlan, 15 ans d'erreur de raie qui me sautent au pif. Sortie de placard inattendue. Vérité divine. J'ai la raie de gauche.
Ça m'a déconcentrée, je l'avoue. J'ai baissé ma garde. Je lui ai fait confiance.

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre que ça repousse.

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02 décembre 2013

Obsèques : mode d'emploi

De passage chez ma mère, j'ai eu droit à des funérailles imprévues. Pas les miennes ! Non, celle d'une vieille amie de la famille. C'est aussi à ces détails qu'on remarque que le temps passe : quand tu vas plus souvent à des obsèques qu'à des mariages ou des baptêmes. 

Lundi, nous nous faisons propres et prenons la direction de l'église. Bien qu'incroyante notoire, je n'hésite pas à rendre un dernier hommage dans la maison de JC car je ne suis pas une vampire. Je ne prends pas feu en y entrant. Contrairement à ma mère, qui de sa très croyante jeunesse en Espagne est passée à un athéisme revendicatif même pendant les messes d'enterrement et s'échauffe l'esprit sain en écoutant les paroles du curé.
(Remarque : Frankie 1er peut se faire du mouron pour son église car ce furent 2 laïcs qui s'occupèrent de la cérémonie et pas de 1ère jeunesse.)
Donc, le laïc mène sa messe avec une dame qui chante faux et très aigu. Je n'écoute pas et profiterais bien de l'occasion pour étudier l'architecture intérieure de l'église en pierre blanche sauf que ça pèle sa race là-dedans. Mes yeux emplis de larmes dues au froid s'élèvent vers ces étranges chauffages suspendus (symboles de l'absurdité humaine) qui réchauffent les cloches vu que même chez JC, la chaleur monte !
On se lève ; on s'assoit. Je me dis que je tweeterais bien ces radiateurs inutiles mais que le fait d'avoir gardé mes moufles allait compliquer la chose lorsque je vois ma mère s'agiter à mon côté. Elle me fixe. Aurait-elle lu dans mon esprit ? Puis d'un coup d'œil, elle m'indique le DJ. Quoi ?!? Je tends l'oreille. Il parle de l'accueil réservé aux morts à côté du fils de dieu. Je hausse les épaules. Elle s'énerve. Chère mère, c'est pas pour dire mais si ça t'agace à ce point, faut pas venir. Parce qu'ils vont pas changer de discours rapidement. "Notre père qui êtes aux cieux…" mon sang ne fait qu'un tour ! Bon sang, le notre père 2.0 ? Je retends l'oreille et ô rage ô désespoir, c'est encore la vieille version qui est récitée. Tant pis pour la tentation. Ou tant mieux. Nous saluons notre amie et sortons.
"Bon, on va voirrr la voisine à la maisson dé rrrétrrraite ?"
Ouiiii, c'est lundi, c'est pourri !

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22 novembre 2013

Ô rage, ô désespoir

Moi : "Oui, bonjour, voilà, votre site internet n'est plus à jour depuis 5 mois. Vous l'utilisez toujours ?
Lui : Ce site ne doit pas être supprimé !
Moi :  Oui, non, je me doute bien mais disons que ça fait un poil tache pour votre image, voyez. Genre "ben, ils foutent rien".
Lui : Ce site ne doit pas être supprimé !
Moi : Non, c'est sûr. Mais c'est vrai que, vu l'absence totale de fréquentation, il manquera pas à grand monde, vous savez.
Lui : Ce site ne doit pas être supprimé !
Moi : J'ai bien compris mais, j'veux dire, même Gougoule le trouve pas. C'est dire si ce site ne peut pas être supprimé, c'est qu'il n'existe même pas."

Allez, bisous et bon week-end à tous les sortis de Grandes Ecoles qui ont tant à apprendre au monde.

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