Gouinette parle trop

30 août 2014

A quoi voit-on vraiment que c'est la rentrée ?

Au retour du monsieur qui distribue les journaux gratuits à la station de métro. Youpi matin ! L'horoscope quotidien revient. Passer deux mois sans savoir de quoi ma journée serait faite devenait pénible à vivre. Joie, bonheur et anxiolytiques, Métronews is Jean-Sébastien back. Avec du lourd en Une. Un journalimse intransigeant… Naaan, j'déconne ! Mais j'en avais marre de perdre au 2048 et de rater mes stations à cause de ce jeu de m… Au menu de la semaine dernière, le couple le plus glamour de l'univers qui se marie en FRANCE !!! madame !!! Brangelina, "Des mariés presque parfaits".

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Tu noteras le titre accrocheur. Je t'entends déjà : "comment ça 'presque' ?! Quoi y'a ?" Rien puisqu'ils se sont mariés. En FRANCE !!!! Madame !!!! Comment ? "Ouh la ! mais le mariage, c'est le 1er pas vers le divorce ! Pourquoi qu'ils se marient puisqu'ils étaient bien comme ça avec leurs 6 chiards, toussa. Ca sent la manœuvre de la dernière chance. Leur couple bat de l'aile !"… Heu… Reprends un peu de camomille, je te trouve un peu tendu-e, surtout de la syntaxe si ce n'est du string. Reprenons, dans "presque parfaits", certes, il y a "presque" mais il y a aussi "parfaits". D'ailleurs, lis le début de l'article. Ce n'est que joie, bonheur, réussite insolente et en plus, cerise sur le cake, cherry on the gâteau, Métronews, bonne âme, va t'expliquer pourquoi.

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Et voilà ! Tu n'auras plus de raison de rater ta vie de couple avec une régularité de métronome car Métronews te dit tout.

Autre sujet d'étonnement (mais pas tant que ça car je ne suis pas née de la dernière pluie… Qui a dit "pas de l'avant-dernière non plus" ? Sortez de cette parenthèse !!), la page des sports du foot et des autres dégagements de sueur. Sur 6 sujets, 4 sur le foot et 2 sur… des SPORTIVES !!! Madame !!!

Une_commentee

Du judo (en haut à gauche) avec le titre mondial de Clarisse Agbegnenou. Remarque au lecteur : un titre mondial féminin vaut moins que le tirage au sort des groupes de la Ligue des Champions de foute. Ah, ah, aaaaaaaAAAAAAAAHHH !!
(Re-remarque au lecteur au sujet du gros titre fouteux : l'article dit que contrairement aux apparences, le groupe du PSG est sans doute plus facile que celui de Monaco. Le matin même sur France Inter, le 1er journal écouté (7h je crois) disait l'inverse et celui de 8h optait pour cette analyse. Conclusion : Métronews avait, entre temps, été livré dans la Maison Ronde…)

Pour la 2ème info de sport féminin, j'ai fait un gros plan :

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C'est du foot mais américain et surtout en "petites culottes" !! Et la fin de la rencontre a été "mouvementée" ! Je résume : une rencontre mouvementée en petites culottes. On est passé de la page des sports à la critique télé sur le film érotique de la soirée… D'ailleurs, le torchon journal propose la vidéo sur son site.

Voilà, voilà… Bonne rentrée à toutes et à tous en couple ou pas, en slip ou pas.

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28 août 2014

Le jour se lève… mais c'est bien le seul

D'abord le réveil. 6 h 45. En plein dans un rêve. Le temps de râler et le rêve s'est évanoui. De quoi ça parlait déjà ? Je me lève. 7 h 15. C'est mal parti. Une demi-heure pour m'extirper des draps. Chaussettes, tennis, coupe-vent, direction la boulangerie. Je n'ai plus de pain. "Une tradition s'il vous plaît". 7 h 30, j'entame la préparation du petit-déjeuner. Le lave-linge, prêt depuis hier soir me fait un discret appel du pied. 1 h de lessive. Ca devrait aller. Je déjeune en écoutant France Inter. J'arrête pas d'arrêter, comme le Nutella. Au loin, le roulement du tambour me berce. J'écoute Sapin. Je râle contre Sapin. Je déploie l'étendard à moins que je ne déplie l'étendoir. Tic, tac. L'encore et toujours ministre répond de la merde langue de bois aux journalistes. C'est tellement vain. Je vais faire ma vaisselle. Ah, il est 9 h. Ah, je vais être en retard. Rectification, je suis en retard. Je me glisse dans ma douche. Dehors il pleut. Je choisis des vêtements légers. L'automne ne passera pas par moi. Ont-ils vraiment débattu de l'absence d'un parapluie pour le président ? De son aspect symbolique auprès des médias et des Français ? Pourquoi serait-il le seul à avoir un parapluie ? Il faudrait un parapluie assez grand pour tous les Français…Trop de com tue la com… et ma patience. Je sors de la douche ; je m'habille. Je plante les écouteurs dans mes oreilles. Je sors de l'immeuble. Il est 9 h 30. Je suis en retard mais je prendrai le temps de lire un poème dans le métro. Et de descendre 2 stations avant pour traverser la Seine à pied. Et faire une vidéo de l'eau qui coule, plus qu'hier et moins que demain vu la météo. Une Ferrari démarre en trombe au feu. Oui, oui, tu as une grosse voiture, un gros égo, un gros compte en banque et tu seras sans aucun doute l'un des plus riches du cimetière. J'entre dans mon bureau. J'allume mon ordinateur. La journée ne fait que commencer. Depuis ce matin, elle n'arrête pas de commencer.

poesie

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25 août 2014

25 ans, le bel âge

Fort Boyard a 25 ans. Las grosses boulasses quand je découvre ce chiffre vu que je pourrais porter une chemise en T marquée "J'ai vu la 1ère !!" si je n'avais aucune dignité. En ce temps-là, les candidats étaient de parfaits inconnus plutôt sportifs.
On a vite viré les baltringues de base pour des vedettes du petit écran (avant l'invention du 150" 16/9ème), des pipoles, des qu'on voit à la télé. Les épreuves ont évolué allant quand même vers moins de sport et plus de trash. Tu n'aimes pas les araignées ? Pas de problème, j'ai des scorpions. Si tu pouvais regarder la caméra quand tu appelles ta mère en pleurant, ce serait bien, merci d'avance.

J'exagère à peine. L'ambiance reste bon enfant. Je rappelle la définition d'un enfant : "petit d'homme innocent arrachant les ailes des mouches et les pattes des araignées". Alors s'il en bouffe une ou deux une fois adulte, ce n'est qu'un juste retour des choses.
Il y a toutefois des aspects de ce jeu grave trop cool, "mais qui est donc le père Fouras ?", "oh, tiens ?! Passe-partout est plus petit que passe-temps… ou l'inverse, je sais plus, ils se ressemblent tous", des aspects disais-je qui commencent à me gratter derrière l'oreille.

Je te le donne Emile ! C'est fichtrement sexiste. Je t'entends déjà râler "mais tu vois le mâle partout !", ben oui, justement !!. Mine de rien, certaines épreuves sont clairement destinées aux femmes. Et pas pour mettre en avant une qualité qui serait spécifiquement féminine :
"Qu'est-ce t'as eu à Fort Boyard ?
- Raah, j'en ai chié, je suis tombée sur "accouchement sans péridurale" !
- Ah la vache ! Pas de bol !
- Ben non."

D'abord, il y a l'aîné, lui qu'est comme un mel… oups, pardon, une remontée de Brel. D'abord, il y a le combat dans la boue. Qui a, je crois, aussi été ouvert aux hommes mais curieusement, je ne me souviens que des femmes et ce n'est pas dû à mon tropisme personnel sur ce sujet.
Mais surtout, il y a l'épreuve des rouleaux. Non, il ne s'agit pas de se faire une mise en plis avec des nems rouillés. Il faut récupérer une clé en passant sur des rouleaux mobiles de diamètres différents. Tu ne peux pas marcher dessus sous peine de finir sans tambours ni… sans genoux ni chevilles). Tu ne peux que te mettre à califourchon et ramper couchée. Ce qui, visuellement, donne ceci :

rouleau_boyard

 

Evidemment, les commentaires et autres rires sous cape sont à l'avenant. Cette épreuve-là, je suis à peu près certaine qu'elle n'a jamais été confiée à des hommes.

Une idée du pourquoi ?

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22 août 2014

La théorie du genre vs le yaourt

Quoi de mieux qu'un week-end chez môman pour renouer avec mon boulet préféré : la pub télé ? Je ne sais pas ce qu'il faut faire comme études pour devenir pubiste… si ça se trouve, il n'en faut pas. Comme pour devenir ministre, être un homme sexiste suffit.
Grace à la propagande, j'ai eu confirmation que même les yaourts étaient genrés. Le truc de ouf ! On savait depuis moults spots pour les lessives que la place de madame était devant son lave-linge (ou dessus voire dedans pour les pornos). Le dernier avatar de M. Propre montre d'ailleurs le chauve préféré de ces dames créer une éponge "nettoie tout sans produit" (sans M. Propre, donc… et hop, une bastos dans le pied) et la faire tester illico presto par ?… un bob ?!? Parce que Bob l'éponge ?… Tu sors ! Bah, non, par une femme ! Suis un peu ! L'homme pense, crée et libère la femme. Ah, ah, aaaaaaAAAAAHHHHH !!!

Mais revenons au yaourt genré. J'ai toujours trouvé la pub pour "Perle de lait" d'une connerie rare. Souviens-toi, les 1ers spots mettaient en scène 2 femmes dans une salle de bain. L'une trouve la peau de l'autre grave trop bien. La 2ème lui tend un pot de yaourt et comme la 1ère est très, très conne, elle s'en met sur le visage au lieu de le manger. Ça se voulait décalé et drôle alors que ça trimballait du cliché sexiste par paquet de 12 : des femmes à poils vendant des yaourts qui rendent belles mais visiblement pas finaudes.
Venant égayer un mois d'août de merde, j'ai découvert le nouveau spot de la marque et, tiens-toi à l'échelle, j'enlève le pinceau, il y a un homme dedans ! La scène se passe dans un cabinet de psy. Un client taré patient allongé se plaint que sa femme se couche 5 minutes après lui et qu'il ne sait pas ce qu'elle fait. Du coup, il en parle à sa psy… comme quoi, les mecs aussi sont cons comme des huîtres.
Dis voir machin ! Et si tu levais ton gros cul du lit pour aller voir ce que fait ta femme ? Si ça se trouve, tu pourrais même l'aider à finir la vaisselle avec l'éponge du chauve !
Que répond la psy, assise de dos dans un immense fauteuil en cuir ? Pas comme moi (car elle doit encore 3 mensualités pour le fauteuil et quand tu as trouvé un bon pigeon, tu le gardes). Elle dit qu'une femme, après une journée éreintante a besoin de 5 mn rien qu'à elle pour décompresser, toussa.
C'est vrai, Maurice, t'es relou aussi. Lâche-lui la grappe ; tu vas virer lesbienne à fusionner comme ça.
Évidemment, à ce moment-là, la psy, fourbe, sort un yaourt qu'elle s'enfile tandis que l'andouille continue à s'agiter sur son divan. Et oui, les mecs, vous croyiez les femmes mystérieuses, elles sont juste accrocs aux produits laitiers.

Le yaourt, c'est donc pour les filles. C'est "Perle de lait" qui le dit. D'ailleurs, moi qui suis gouine, donc dans une sorte d'entresol du genre, je ne mange jamais ce truc. Il me faut un dessert d'entre deux eaux mêlant produit laitier féminin et goût masculin : un yaourt au café. CQFD.
Ce qui signifie aussi que mes collègues mâles qui mangent des yaourts à la cantine ont un grave problème d'identité de genre. Je leur en parle dès lundi.

En ce qui concerne l'étude du genre des fruits et légumes, ça va me demander un peu plus de temps et plus de pornos aussi.

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13 août 2014

"J'ai reçu la vie comme une blessure et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice" Lautréamont

Lorsque j'apprends le suicide d'une personne, célèbre ou pas, proche ou pas, je suis toujours un peu déstabilisée. Je comprends mieux le cancer que le suicide.

"Je me suiciderais bien, là…
- Ah bon ? Tu ne préfères pas un petit lymphome ?"

Aussi profond qu'il me soit arrivé de descendre dans le mal être ou la déprime, il n'est jamais arrivé que je pense à l'éventualité de prendre un raccourci vers la sortie. Aux pires moments de mon adolescence… correction… le pire moment de ma vie que fut mon adolescence ne m'a jamais amenée à considérer le suicide comme une option. Comprenez-moi bien, je n'en tire aucune fierté. Je me dis juste que pour envisager cette solution, il faut avoir dépassé des Everest de souffrance, traversé des années-lumière de désespoir pour faire sauter le verrou animal de l'instinct de survie. Ce truc rivé à notre cerveau reptilien. Autant préciser également que rien de ce que j'écris n'a été testé scientifiquement. Je ne fais que coucher sur le papier (arf… c'est un écran…) mon ressenti, mes interrogations. Parce qu'à chaque fois que j'apprends un suicide, je me sens au bord d'un précipice, une vague nausée face au vide. 

Si la personne était aimée, avait une famille, un travail (pas chez Orange), j'imagine une balance avec d'un côté tout l'amour et de l'autre, toute la douleur. Énorme, monstrueuse, emportant tout sous son poids.

Et si c'était un salop ? Il y a longtemps, on m'a appris le suicide d'un vrai salop. Pas un suicide à la Hitler, façon "vous ne m'aurez pas vivant", non, non. Quequ'un qu'aucune armée n'encerclait, qu'aucun procès ne menaçait et qui avait passé une grosse partie de son existence à faire le mal autour de lui. Sur sa balance, côté amour, il ne devait pas y avoir grand chose et de l'autre, côté souffrance ? Je l'imaginais vide. Les salops ne souffrent pas. Ils font souffrir les autres. J'ai demandé pourquoi au messager de bon augure. "On s'en fout" m'a-t-il répondu. The witch is dead, bien fait. Qu'est-ce qui a bien pu te tuer, salop?

Les amis, les amours, les ciels bleu ou gris, les feuilles mortes, les fleurs, la musique, les livres, la cuisine, le ronronnement d'un chat, la calandre d'une Maseratti, la Joconde, le silence, les rires. La 1ère gorgée de bière, des yeux bleu-vert, un rendez-vous raté, une incompréhension, les cheveux coupés qui grattent dans le cou, une main effleurée par hasard, une photo, un souvenir. Rien ne les retient. Un abîme de douleur que toute la vie ne peut combler. Un puits sans fond.

"Tu es vraiment sûr que tu ne préfères pas un cancer ?"

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10 août 2014

"La honte a mauvaise mémoire" Gabriel García Marquez

J'ai dû acheter mon 1er CD en 1988 et le dernier en 2013 (oui, je sais, ça fait tard. Je suis réac, na !). Ce matin, j'ai décidé de faire un tri sévère (je peux être sévère si tu veux… oups, je m'égare). Hors de question d'investir dans un meuble à l'ère de la dématérialisation des supports.
D'un côté : les que je garde
De l'autre : les que je jette
Au milieu : les que j'importe sur l'ordinateur avant de les jeter.

But final de la manœuvre, passer de 2 cartons à 1 (petit). Oui, ils sont en cartons CAR je n'écoute plus la musique pareil que quand la radio ne s'écoutait que sur grandes ondes ou qu'il fallait poser un saphir sur un bout de plastique noir qui tournait.
Au début, c'est facile. Oui, non, non, oui, non, non… Qu'est-ce que c'est que ça ? Plusieurs réponses possibles à cette question :
- 1 CD gravé sans rien marqué dessus. Pratique, va falloir écouter
- 1 CD gravé avec quelque chose marqué dessus mais je ne sais pas ce que ça peut bien être. Je n'ai aucune idée de qui a pu me graver ce disque, car moi, voler, c'est pas mon genre
- 1 CD tout ce qu'il y a de plus officiel. Sauf que je ne sais pas qui est ce groupe / chanteur-se. Ca sent le cadeau
- 1 CD de la honte

Cette dernière catégorie peut être divisée en 3 sous-espèces :
1° le CD très, très honteux. Tellement honteux que la phrase qui suit "Qu'est-ce que c'est que ça ?" est "Qui m'a offert ça ?". Parce qu'à l'évidence, n'ayant jamais été alcoolique ni usé de substances illégales, comment et pourquoi aurais-je acheté cette bouse ? Alors que des ami-e-s à l'humour ou aux goûts musicaux douteux, j'en ai.
2° le CD qu'on m'a offert. Que je m'en souviens très bien puisque j'ai découvert à cette occasion que certain-e ami-e ne me connaissait pas et qu'il a fallu lui mentir (ce dont j'ai horreur) en disant : "Ah, c'est original. Non, non, je ne connaissais pas… C'est pas très connu, hein ? Oui, voilà…" On sent bien que si l'artiste a "fait" l'Olympia, c'était en tant que maçon.

Enfin, le CD honteux de base. Je ne me souvenais plus que je l'avais. Je ne me souviens pas l'avoir acheté. Je soupçonne un cadeau mais je n'en sais rien. C'est comme s'il était dans une zone grise de ma mémoire. Mon premier réflexe est de le poser sur la pile à jeter. Oh et puis non, je vais télécharger une chanson que j'aime bien. C'est sans doute uniquement pour ce morceau que je l'ai acquis. Comme la fois où j'avais dû prendre l'intégrale des sonates de Beethoven pour LA sonate au clair de lune parce que le CD 2 titres ne se faisait pas chez Deutsch Grammophon… Résultat, j'ai chargé tout l'album et je l'ai écouté à fond pendant que je finissais le rangement. Le CD honteux de base, chez moi, en moyenne, c'est de la variété française, du chanteur mort (et pas à 27 ans d'une overdose, hein !) ou de la Céline Dion. Oups ! Je l'ai dit ! Mais c'est l'album de Goldman… Le premier… En plus ça me rappelle des trucs importants de ces années-là comme… heu… la… le… la fois où je m'étais fait arracher les dents de sagesse (tu vois mes 2 petites rames sur les côtés ?) !!!

Bref, n'empêche que maintenant, mes CD prennent un demi carton. Comment ? C'est quoi pour moi un CD très, très honteux ?

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04 août 2014

Petit problème de trains qui se croisent (dont l'un des deux est fou)

Hypothèses :
- 1 administration
- 1 poste de travail dans la com' web
- pas de concours spécifique
- 1 contractuelle

Sachant que la contractuelle a commencé comme stagiaire et que, donnant entière satisfaction, elle a été embauchée en CDD,

Sachant qu'elle a très bien bossé malgré les difficultés liées au fonctionnement d'une administration qui, parfois, est un cliché de cliché, que les bras m'en tombent et la tête alouette,

Sachant qu'une loi (issue d'une résolution européenne visant à diminuer la précarité dans les administrations) oblige à cédéiser un contractuel au bout de 6 ans de contrat,

Sachant qu'internet ne va pas fermer demain (sauf si tu as oublié de payer ton abonnement) et que le poste occupé est donc pérenne,

Sachant que même si internet brûlait demain, ce n'est pas parce qu'il y a un contrat en CDI, qu'on ne peut pas renvoyer les personnes (cf tous les plans sociaux de ce pays),

Sachant que la contractuelle arrive au bout de 5 ans de contrat,

Trouve les raisons qui amènent la DRH à ne pas renouveler son contrat.

Prends ton temps ; je finis mon Affligem (note pour plus tard : je n'aime pas l'Affligem)… Tu veux que je te chante une chanson pas fort pour accompagner ta réflexion ?
Comment ? Une question ? Ah, je ne sais pas, tu as déjà beaucoup d'indices, là. Ce ?… n'est pas logique… de ?… d'investir 5 ans dans une personne pour la jeter et tout recommencer avec une autre ? C'est… idiot ?

BRAVO !!! Tu as trouvé ! C'est débile ! Ce problème est insoluble… et pourtant ça existe. Dans notre dimension. Et les responsables RH ont tous fait de grandes écoles d'administration, passé de très difficiles concours d'entrée et finiront peut-être ministres un jour.

Tu veux savoir le plus drôle ? Pourquoi 5 ans et pas les 6 autorisés pour un CDD ? Parce qu'une fois, quelqu'un n'a pas réussi à compter sur ses doigts et qu'ils ont été obligés de cédéiser. Prudence est mère de toutes les vertus.

Voilà. J'ai fini ma bière. A la santé des contractuels et de l'administration !

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03 août 2014

Et toi, ton prénom c'est quoi, morue ?

Pendant quelques secondes, je suis restée interdite, dubitative. Un peu comme une poule qui aurait trouvé une déclaration de patrimoine d'un élu de la Nation (pas la place, la Nation, toute courte, nous quoi). Bref ! L'avis de passage de La Poste indiquait que mon colis avait été confié, en mon absence (ben oui, je bosse, pardon) à mon voisin du 2B. Jean-Paul 2B ? Je ne sais pas, il n'y avait pas le nom dudit voisin. Et de toute façon, je ne connais pas mon voisin du 2B. J'ignorais même, jusqu'à l'avis de La Poste, que j'avais un voisin vu que ses fenêtres ont TOUJOURS les volets baissés et les grilles fermées. Imaginez un peu ma surprise en découvrant que le service public du courrier ne se fait plus chier à rapporter les colis au bureau de poste du quartier et que je réside à côté d'un psychopathe qui vit toutes fenêtres closes, sans doute pour ne pas qu'on le voit découper des petits vieux et les déguster avec un délicieux chianti.
J'ai rapidement senti la moutarde me monter au nez car la dernière fois que La Poste avait confié un colis à quelqu'un, c'était au gardien de mon ancien immeuble lequel n'avait pas de gardien… Vu l'heure tardive, je me suis jeté sur le compte Twitter de la fautive pour demander des comptes ! Pourquoi Twitter ? Parce qu'ils répondent. J'ai eu un problème récent avec le service public du 220 V ou du rail et à chaque fois, on m'a répondu dans la foulée. Pourquoi ? Parce que c'est public ! Tu ne sais pas pourquoi ton train est arrêté en pleine voie ? N'attends pas un hypothétique message de l'équipe embarquée, demande au compte Twitter de la SNCF : eux le savent.
Je me mets donc à la recherche du compte maudit.

recherche-twitter

Huff Post, ah ah, très drôle le moteur, mais non. Le Groupe La Poste, ça sent le compte officiel qui sert à rien… @lisalaposte… Lisa La Poste. Pas "La Poste Clients", "La Poste SAV", "La Poste en short", non. Lisa La Poste. Après Mme Léa SNCF qui œuvre, elle, sur le site d'achat de billets, Mme Lisa La Poste. Nous prendrait-on pour des cruches ? Vous, je sais pas et je ne voudrais pas vous choquer en vous apprenant que, primo, le Père Noël n'existe pas et deuxio, Lisa La Poste, non plus. Arrêtez de vous tripoter devant son image, bande d'obsédé-e-s ! Et celle du Père Noël non plus !! Pervers !
Les équipes de communication pensent-elles vraiment que de mettre un prénom de femme à un service public ou un avatar à cheveux longs va changer le contenu de nos questions ?

Croient-ils vraiment que nous pensons nous adresser à Léa ou Lisa ou… ah tiens, elle n'a pas de prénom celle d'EDF ? Et si oui, pourquoi des femmes ? Jeunes, blanches et brunes.

bloc3

 

Bah oui ! Brunes ! T'imagines demander quelque chose à une blonde sinon son 06 ? Mais la France n'est pas un pays machiste. Non, non. Elle reconnaît seulement la spécificité des femmes dans certains domaines.
Et blanches, ben, c'est évident non. Non mais allô quoi !
Et jeunes.
Pourtant, mettre un vieil homme noir serait pour le moins original et surtout permettrait à l'Oncle Bens de manger autre chose que du riz.

Je vais vous laisser ; je viens de récupérer mon colis avec le dernier morceau de la Kalachnikov achetée en pièces détachées sur amazone.ru.

 

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21 juillet 2014

Les webmestres de la SNCF sont de grands malades ou des nuls en géographie, au choix

Je dois aller de Paris à ChezOuam en passant par ACôté. C'est le trajet le plus rapide même si c'est un car qui fait le trajet d'ACôté vers ChezOuam.

Il y a 2 autres possibilités via des TER sur rails et non plus sur roues. C'est surtout plus long.
- via RelouLeTrajet
- via EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong

Sur le site de la SNCF, j'ai seulement le choix entre ces deux possibilités sans doute cause que ce sont des métropoles plus importantes qu'ACôté. Logiquement, pour acheter mes billets sur le site et vu qu'ACôté est sur la ligne qui mène à EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong, je choisis ce trajet… et ne trouve rien que des trajets de Paris à ChezOuam via EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong.

Je décide donc de découper mon trajet. D'abord un billet de Paris vers ACôté puis ACôté ->ChezOuam. V'là-t-y pas que cette saleté de site me fait passer par EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong sur la 2ème partie du voyage !!! 12 heures pour faire 300 bornes, c'est un peu long !

Je peste, je râle, je forume. Que dalle. J'interpelle la fausse dame prénommée Léa de la colonne droite du site qui ne comprend pas ma question (à ce propos, pourquoi c'est pas un mec qui est représenté ? Pourquoi c'est pas un mâle qui a l'air d'une tanche à pas savoir quoi te répondre ? Les webmestres seraient-ils sexistes ?).

sncf-lea

(Non, Léa, tu n'as pas répondu à ma question. Tu ne sers à rien, en fait. Dégage, rentre chez ton créateur et me fais pas croire que tu es une fille !)

Je commence à envisager l'attentat ou pire l'attente dans une boutique SNCF (si, c'est possible !) lorsque ma voix intérieure me murmure "et si tu essayais de prendre le billet via RelouLeTrajet ? Certes, ACôté n'est pas sur cette ligne mais bon, au pire, ce sera moins chiant que par EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong."

Et bingo, il m'a sorti mon trajet habituel… via ACôté. On pourrait se demander pourquoi il n'y a pas les 3 possibilités de "via quelque chose" dès le départ ou admettre que la ville finale décide de la ligne à prendre mais là ? C'est quoi la logique ? A part me faire chier des plombes ? Ho ! La tanche sur le côté droit, je te parle !!

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20 juillet 2014

"Le dernier d’une course arrive quand même avant le premier de la course suivante." Grégoire Lacroix

"Vous êtes belle" me dit la dame au regard flou en me voyant passer au début de mon footing. Les ravages de la myopie et d'une vie d'alcoolisme sans doute. Mais quoiqu'il en fut, c'était bien agréable. Je doute fort que sa réaction eut été la même en me croisant au retour lorsqu'après quelques kilomètres, je ressemblais à un OTNI (objet transpirant non identifié), le visage rouge et le souffle court.

Ah c'est sûr qu'au commencement était le verbe et la tenue moulante, respirante et perspirante du coureur. Pour certains, il faut ajouter une élégance certaine dans la foulée, aérienne comme celle d'une gazelle. Quand le pied semble ne pas toucher le sol. Oui, au début, on ressemble à des demi-dieux. Après… moins. Enfin ça dépend. Ce n'est pas forcément le fait de suer comme un veau qui fait baisser le taux d'attractivité. Souviens-toi de tes posters d'ado avec des femmes/hommes aux corps à demi-nus recouverts de rosée (nom poétique de la sueur). Ce n'est pas non plus le fait d'avoir une respiration légèrement haletante. Haleter en sueur peut être un signe… que tu fais un malaise cardiaque.

Bah oui ! Hors de cette vision érotique, la sportive reste un corps en détresse, sollicité pour ce qui n'est ni chasser sa nourriture, ni fuir un tigre aux dents de sabre. Le but premier est de trouver de l'oxygène pour les muscles et de l'eau pour refroidir la chaudière. Du charbon et de l'eau. Quand on court, on finit par ressembler à des cheminots du début du XXème (siècle) et p'is c'est tout ! La bête humaine, c'est moi !

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