Gouinette parle trop

07 décembre 2014

Les fringues 100% françaises

A quoi les reconnaît-on ? A ce qu'il y a un Montebourg dedans ? Oui mais plus trop maintenant.

A leur prix honteusement élevé ? Ben, en même temps, le smic français est légèrement supérieur au smic bangladais.

A leur style ? Ah ! ça chauffe ! Alors ? Rien ? Bon, je vous donne la solution.

Au style de la com'. Le style "tiens, y'a un-e sexiste qui s'ignore (ou pas) qui a écrit la lettre d'information"…

orijins_sexisme

 

Et joyeux Nowel à toutes ! Si vous n'y voyez aucune objection, bien sûr.

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06 décembre 2014

De la psychologie du suceur

Je pousse la porte du laboratoire d'analyse qui est curieusement vide de toute file d'attente en ce samedi matin à l'aube et à jeun. Je vais m'asseoir après que la secrétaire a constitué mon dossier et m'apprête à ouvrir Twitter lorsque j'entends "Mme Parle Trop". Dans la cabine, la laborantine-préleveuse commence l'interrogatoir. Oui, après des années de foutoir et autres inversions d'enfants et/ou résultats d'analys, tu ne peux plus aller te faire sucer ton sang sans (100-100?… oui, je sors, rooh lala) réciter ton CV. Ou c'est un dépistage généralisé d'Alzheimer.

"Votre date de naissance ?

- 8 joints 19strvcghd…

- Comment ?
- 19sfdtegcv !
- Votre nom de jeune fille
- Ah non ! C'est mon nom complet, le nom de mon père ET de ma mère.
- Bien. Je vais aussi vérifier votre numéro de téléphone.
- Le portable ou le fixe ?
- Le portable
- 06 XX QQ DTC
- Ah ?! Ce n'est pas le même"
Je me penche sur la feuille et lis le numéro écrit : 01 CON NAS SE. Ouh la ! Alors, un portable, ça commence par 06 voire 07. De 01 à 05, c'est du fixe. Dis donc toua, fais donc voir ton diplôme de vampire !
Elle pose le garrot, désinfecte le creux de mon bras.
"Vous avez peur des piqûres ?
- (Jésus, Marie, Joseph) Non…"
Ça ne se demande pas, ça. En général, ça se voit. Voire même la future victime va te prévenir : "attation, quand on me pique, je fais un malaise".
Et elle continue : "attention, je vais piquer… je pique !"
Naaaan ! Sérieux ?

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17 novembre 2014

"C'est court"

Un demi sourire flotte sur son visage. Contente de me revoir mais "c'est court !". Ca fait presque 2 mois qu'on ne s'est pas vues. Après les premières phrases de retrouvailles et de bienvenue, c'est tombé comme un gentil reproche. "C'est court !" Elle a raison. Mes cheveux sont courts. Mais c'est un peu court, jeune femme. "On pouvait dire… oh dieu… bien des choses en somme…" Le truc, c'est que j'ai passé beaucoup plus de temps à les avoir courts que longs. L'exceptionnel, c'est qu'ils recouvrent mon oreille. Comment te dire, chère collègue (tapez 1), copine (tapez 2), amie (tapez 3) qui me connaît depuis si peu de temps, que je rentre au bercail ?
Samson et moi, c'est un peu le même combat. Tu vois le genre ? Non ? J'explique. Si on coupe les cheveux d'un garçon sensible, on lui enlève sa force. Mon genre reprend du poil de la bête en les perdant. J'ai le poil court et je marche à grands pas. On m'appelle de nouveau "monsieur". Pour ne pas continuer couper ce qui reste de mes cheveux en 4, je citerai ma philosophe préférée : "Tout ce que j'aime de ma vie, tout ce qui m'a sauvée, je le dois à ma virilité."*

Chère amie (tapez 1), copine (tapez 2), collègue (tapez fort), je suis contente de te revoir… tout court.

*Virginie Despentes

ps : j'suis une gouine, une vraie, une tatouée :-D

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16 novembre 2014

Piqûre de rappel

Il reste une table vide à l'entrée du bar. Je vois bien les 2 enfants en bas âge à la table voisine mais il est presque 19h, ils ne devraient pas rester longtemps. Demain y'a école. J'évite de justesse la poussette et le parapluie qu'agite l'un des deux dans une lutte acharnée avec sa mère. Je m'assois. La mère gagne ; le petit se met à hurler. Je commande sous les cris du chiard. En attendant mon manger, je me concentre sur mon téléphone. Oui, j'ai arrêté d'arrêter. Mais dans ce cas précis, j'ai des circonstances atténuantes : les cris reprennent de plus belle. Je tourne la tête vers le monstre. Il doit être fatigué le choupi… bah oui mais des parents indignes le font traîner dans un bar à pas d'heure aussi ! Je regarde les membres de la tribu : un grand ado concentré sur son téléphone, deux femmes et donc deux marmots. Où sont les pères ? m'exclamé-je intérieurement dans un double élan contradictoire de "manif pour tous" et de Patrick Juvet. Tandis que le rejeton paraît sur le point d'exploser tellement il est rouge de colère et/ou de désespoir, l'une des femmes se lève pour (lui en coller une ?) tenter de le calmer… sans succès. C'est alors que surgit du diable vauvert une 3ème protagoniste, de retour des toilettes : la mère. Certes légitime mais tout aussi impuissante à faire taire le mioche.

Tout le monde se rassoit dans une ambiance… de feu. C'est alors que le 2ème mouflet, motivé par l'activité sonore du 1er, se met également à chouiner. Ce qui a pour effet de faire se lever les 3 mères et le couffin… heu… l'ado qui regarde YouPorn en silence ce dont doit se féliciter sa mère. Du silence, évidemment. Avec tout ça, il faut équiper tout ce beau monde pour sortir dans la nuit noire, obscure et humide. Et là, festival ! Un des lardons ne veut pas mettre son manteau ; l'autre veut tenir le parapluie tandis que l'ado fait remarquer que le petit agite les baleines dangereusement près de ses yeux. On lui saisit l'objet d'autorité faisant remonter ses émissions sonores au niveau d'un décollage d'A380. Pendant ce temps-là, moutard n°1 s'est vu fourrer dans la poussette et refermer la capote transparente anti-pluie. Et il n'est clairement pas d'accord. Ou c'est qu'on lui a coincé un doigt dans les charnières du véhicule. Je ne sais pas. Ah bah, non, il sort une de ses mains par un trou de la capote dans une tentative d'évasion désespérée. La vie du bar s'est figée dans l'observation de la tribu qui, tant bien que mal, se dirige vers la sortie sous les yeux de la serveuse qui dit : "bah, faut pas partir !" Alors, toi, ta gueule, hein ! La porte se referme. Puis vient le silence. Le calme. Ce qui doit être agaçant pour une mère, c'est que la péridurale ne dure que le temps de l'accouchement. 

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Sport de tarlouzes !

Ce dimanche matin, je trempe délicatement (car je suis délicate malgré certaines rumeurs) mon pain dans mon café en écoutant les infos de France Inter d'un derrière distrait. Sarkozy veut abolir le mariage pour tous ? M'en fous. Poutine quitte le G20 avant le café ? Rien à péter, la guerre froide, je connais, j'ai déjà vécu en couple. Ledit G20 veut plus de croissance et moins de réchauffement climatique sans que personne ne songe à lui signaler que "couper les cheveux en gardant  toute la longueur", cela risque d'être compliqué ? Et pourquoi pas !? Enfin arrive la page des sports qui, en l'absence de foot, devient la page rugby. LA page des sports, il faut souvent l'entendre comme 1 page, 1 sport. À ne pas confondre avec 1 citoyen, 1 voix.

Philippe Saint André dit du match de rugby de samedi brillamment remporté par la France face à l'Australie que "ce n'était pas un match de majorettes"… je suppose pour ne pas dire que ce n'était pas un "match de gonzesses". Parce qu'alors on crierait à la remarque sexiste… Cher Philippe, je crains que cette figure de style ne change rien au fond. Les majorettes sont des femmes. Forcément, le cliché sexiste qui veut que tout ce qui est féminin est moins fort ou a moins de valeur est de nouveau utilisé pour qualifier quelque chose. Tu aurais pu dire qu'ils en avaient chié des ronds de chapeau, que cela avait été physiquement très dur, que garder le collectif concentré sur la tactique face à une équipe très forte relevait de l'exploit. Tu aurais pu dire bien des choses en somme. Mais non. Et ça me peine énormément. Tous les ans, j'offre à mon meilleur ami, pédé parmi les pédés, le calendrier du Stade Français pour son anniversaire. Parce que le rugby, en apparence, est plus ouvert d'esprit sur l'homosexualité que ne le seront jamais ces crétins dégénérés de la Ligue de foot. Tu sais ce que j'aurais dit moi ? "C'était pas un match de fiottes ! Et pourtant on avait des joueurs du Stade Français dans l'équipe". C'eut été drôle à défaut d'être informatif. Mais des pédés vaudront toujours plus que des femmes, n'est-ce pas ?

Sais-tu mon Philippe que de plus en plus d'hommes deviennent sages-femmes ? Sais-tu que ce métier risque fort de changer son joli nom pour maïeuticien (et maïeuticienne sont dans un bateau, devine qui va tomber à l'eau ?) parce qu'appeler un homme "sage-femme" est gênant ? Lis donc Virginie Despentes mon Philippe ou je te jure que je te fais accoucher sans péridurale !

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13 novembre 2014

Le supermarché, samedi à midi

Et pourquoi pas le périphérique, vendredi à 19 h ? Je sais. C'était une erreur. Beaucoup de monde avec en option des enfants se faufilant vers les rayons de Nowel (pas le temps de fêter les morts que le plug anal débarque, quel enfer…). Regrettant amèrement cette sortie comme un poilu de 14 regrettait sa tranchée sous le feu ennemi, je traçais mon chemin dans l'enfer des caddies décadents vers l'enfilade des caisses. Après cette ultime barrière, la liberté, la rue, le chemin sécurisé du retour à la maison. Ô je ne me fais pas d'illusion. Tant d'autres ont échoué précisément sur ce dernier obstacle car bien des périls guettent le soldat sur le champ de bataille. La file d'attente de la caisse en est un. Celle du samedi midi est brutale, infinie, cruelle. Incertaine, imprévisible. Elle n'est pas ce qu'elle paraît. La plus courte peut tarder des heures à laisser le passage. Toutes les stratégies sont inutiles. Il faut de la patience et aussi de la chance. Passer à la caisse se paie. Cher. On y est à découvert. Rien ne vous protège. Le coup fatal peut venir de partout. En général, le coup fatal est fourbe, il attaque tes arrières. C'est…

Le boulet

Celui qui tape dans ton panier alors qu'il est à terre, qui bouge alors que ça n'avance pas et qui frôle ton sac en s'excusant platement avant de recommencer. Et ce boulet, c'est JAMAIS Marion Cotillard ou Scarlett Johansson. Ni même un équivalent féminin non célèbre. NAN ! C'est toujours un mec entre deux âges, plus près du 3ème d'ailleurs, à la coupe de cheveux aléatoire là où il en reste et au rapport à l'évidence compliqué avec sa salle de bain et son lave-linge. Je jette un œil sur ses achats ; il mange liquide.

Marion ! Scarlett ! Où est-ce que vous faites vos courses, bordel ?!?

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09 novembre 2014

Trois fois non

Parfois les gens tombent malades. D'une maladie contre laquelle la médecine ne peut rien. Ni les millions de Steve Jobs, ni de supposée déité (mais on va pas entamer sur le sujet, ça va m'énerver). Pendant mes vacances outre-Pyrénées, j'ai revu une cousine dont le pancréas avait adopté un cancer. Celui-ci avait bien grandi en mangeant des kilos d'elle. J'avais été prévenue que la tumeur n'était pas opérable, que la chimio n'avait rien donné et qu'il n'y avait pas d'autre traitement.

De quoi tu parles avec quelqu'un qui arrive à la fin de sa vie à un âge où elle devrait juste se rejouir de la naissance future d'un petit-enfant ? La phrase habituelle "Comment ça va ?" est inutilisable. Et une fois que tu as fait le tour de la santé des enfants, du petit en chemin, des travaux dans l'appart et de quelques souvenirs plus ou moins rigolos, tu es obligée de voir l'éléphant assis sur la table basse du salon. Alors tu demandes, même si tu connais les réponses et que ces réponses sont monstrueuses à dire (et sans doute même à répéter encore et encore) et à entendre.
Ca revient à demander "il paraît que tu vas mourir ?" et s'entendre répondre "oui mais reprends donc une gaufrette au chocolat". A ce moment précis, forcément, les mots ne font plus les malins. Puisqu'on t'a dit non, trois fois non. Alors tu dis au-revoir ou plutôt tu dis "adiós" plus sincèrement que jamais.
Alors, parfois, au bout d'un certain temps, ces gens meurent. Sans avoir pu voir le petit dernier. Et il n'y a toujours pas de mots.

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07 novembre 2014

De la géographie, matière mal aimée des Français

Je suis assise sur un banc du port de Sauzon (au nord est de Belle-Île) presqu'à la sortie de l'aber. Immobile. Tellement immobile qu'un lézard se chauffe au soleil sur le rocher à 2 m de moi et qu'un rat (hiiiii !) me passe devant. J'attends que le commerce d'alimentation local rouvre de sa pause méridienne de… 3h. J'y achèterai de quoi survivre dans ma grotte (hors réseau, aaaaah). J'ai un problème avec les horaires locaux. Déjà à Quiberon, j'ai failli ne pas manger un soir en sortant me restaurer après 21h. Et là, surprise : "ah bah, non madame, on a arrêté de chauffer". Mais bon, bref, vu que travailler pour gagner plus même hors saison n'est pas vraiment un proverbe local, je regarde les pêcheurs pêcher, les papillons papillonner, les navigateurs naviguer, les vagues vaguer. Il ne se passe rien. Même les mouettes s'emmerdent sur la digue en face. Je suis en train de gaspiller les derniers centimes de mon capital soleil car le vent qui refroidit ma peau n'empêche pas les rayons du soleil de me cuire thermostat 7.

Un couple passe derrière moi et s'arrête. Le lézard fuit. Si je ne me bouge pas, ils ne vont pas me v…
«Pardon madame ?
(et merde… s'tu m'veux, boulet ?)
Les îles là-bas à l'horizon, c'est quoi ?
(ah, il me prend pour une autochtone… les îles à l'horizon ? T'es arrivé en tunnel, machin ?… Heu… Bon allez, au hasard)
- C'est le continent monsieur.
- Aaaah oui, c'est Quiberon !
- Voilà.
(p'is la femme à côté de toi, c'est la tienne qui te prend définitivement pour une truffe).

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06 novembre 2014

Comment ne pas mourir quand tu n'as pas de 3G

C'est pas possible.
Cordialement…

Bon, en admettant qu'on arrive à survivre sans manger ni boire, ne pas avoir de réseau ne coupe pas simplement du web mais aussi de la radio. Bah oui, plus personne (à part quelques pauvres et quelques intellos) ne part en vacances avec une radio. La radio, elle est dans le téléphone. Mais sans réseau pas de radio. "T'as qu'à lire des livres !". Dis donc, lectrice*, tu crois peut-être que j'y ai pas pensé? Tu crois que je n'en avais pas sous la main ? Sauf que de ma théorie à ma pratique, il y a un gouffre. Ouiiii, j'ai honte ; je bats ma coulpe (tiens, prends ça, vile coulpe !). Je me couvre la tête de cendres. Moins de gaz, j'écoute ITélé.

Je m'éveille un matin après une nuit découpée en rondelles par le double effet kiss cool d'un vent soufflant en tempête et d'une saleté de moustique. Moustique d'octobre, vague d'opprobre comme dit un proverbe moldovalaque. J'allume la chaîne info en pensant me rendormir au doux ronron de l'actu quand, paf ! la déneigeuse. Le patron de Total finit en merguez sur un tarmac moscovite. Aucune interview de mouettes ou de Birmanes, ni de mouettes birmanes, d'ailleurs. La journaliste fait la biographie de l'homme "ayant commencé sa carrière chez Total au bas de l'échelle". Heu… Au bas de quelle échelle ? Le doute m'envahit soudain. Qu'un "de quelque chose" commence en bas de l'ascenseur social va à l'encontre de tous mes préjugés républicains. Il aurait commencé comme… pompiste ? Je plante un cintre dans mon mobile et tente une recherche sur la page wiki du trépassé. Derrière moi, le journal tourne avec interviews d'affligés tout tristes. La page s'affiche enfin après que j'ai attaché une fourchette au cintre. Voyons voir… il a fait l'école supérieure de commerce de Paris et débuté chez Total (comme stagiaire, certes) à la direction financière. J'entends alors le journal re-commencer (joies de l'info en boucle) et la journaliste biographé le décédé en disant qu'il avait fait "toute sa carrière chez Total". Aaah, un échelon a dû râler.

Bon, au moins, sur du tout info, tu peux corriger une connerie dans les 10 mn. Pas sur France 3 où la présentation de la réouverture du musée Picasso a donné lieu à un joli exemple de "roh mais c'est loin, on s'en fout, personne ira vérifier" journalistique. J'ai découvert que Pablo né à Malaga (Andalousie) était le "maître catalan". Ah, pas de bol, c'est Dali, le catalan. Mais bon, on aura évité le "mètre soixante". Ok, je sors.

 

*j'utilise le féminin pour le neutre car il y a plus de femmes que d'hommes dans le monde et que ce n'est pas une insulte

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05 novembre 2014

De la volonté de couper et de sa mise en pratique

Pendant mes vacances, j'ai voulu me désintoxiquer des réseaux sociaux, de ce fil à la patte qu'est le web. Réfléchir sur ma vie passée, présente et future. Après avoir supprimé les applications sur le téléphone, j'ai fait un premier rash cutané. En Espagne, je cherchais du wifi pour "checker mes mails" et lire avidemment les notifications Twitter et Facebook. J'ai aussi pourri la vie de mes contacts Whatsapp. Bref, je suis accroc mais grave ! La 2ème partie de mes vacances s'est déroulée à Belle-Île-en-mer-Marie-Galante-Saint-Vincent-Loin-de-Singapour (Laurent Voulzy, sors de ce blog !) au nord de l'île à la pointe des poulains. Là où l'océan bat la côte vague après vague, je pourrai poser un regard apaisé sur ma vie d'avant, d'aujourd'hui et de demain. Voire d'après-demain si le ciel est dégagé. J'ai pas vu grand chose à cause des embruns dans les lunettes. Mais bon, c'est romantique le coin. Sarah Bernhardt trouvait le lieu si peu accueillant qu'elle s'installa dans son fort.

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C'est sur cette île que j'ai vraiment entamé ma cure car dans le logement que j'occupais, il y avait tout juste le réseau téléphone. 2ème poussée de pustules urticantes. Le temps chaud et ensoleillé accompagnait ma longue marche. La côte déchirée, les sentiers côtiers désertés par les foules estivales, les embruns (dans les lunettes, putain, c'est chiant !), l'océan. Ces odeurs de sel, d'algues, d'iode… de marée basse ? Et le silence quand, loin de la côte, le bruit des vagues s'éteint. J'ai suivi des papillons ; j'ai croisé des faisans et des lapins. Les fougères passaient au rouge d'automne. Sur un ilôt près du phare des poulains, un héron tenait compagnie aux mouettes…

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AH PUTAIN J'AI 4 BARRES DE 3G !!! Là, au bout de la route, loin de tout, elle m'était revenue, la Mathilde du réseau ! J'ai cru à la présence d'une antenne sur le phare mais je me trompais car à d'autres points de l'île, la Mathilde 3G m'attendait… sans phare… Alors j'ai su que les mouettes avaient dû être équipées de mini-relais triphasés et que leur nombre améliorait la qualité de la connexion. JE VOUS JURE DOCTEUR !!!

PS : et tous les matins, je fis mon pèlerinage 3G au phare. Pour mon futur, on verrait demain.

phare-antenne

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