Gouinette parle trop

21 juillet 2014

Les webmestres de la SNCF sont de grands malades ou des nuls en géographie, au choix

Je dois aller de Paris à ChezOuam en passant par ACôté. C'est le trajet le plus rapide même si c'est un car qui fait le trajet d'ACôté vers ChezOuam.

Il y a 2 autres possibilités via des TER sur rails et non plus sur roues. C'est surtout plus long.
- via RelouLeTrajet
- via EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong

Sur le site de la SNCF, j'ai seulement le choix entre ces deux possibilités sans doute cause que ce sont des métropoles plus importantes qu'ACôté. Logiquement, pour acheter mes billets sur le site et vu qu'ACôté est sur la ligne qui mène à EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong, je choisis ce trajet… et ne trouve rien que des trajets de Paris à ChezOuam via EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong.

Je décide donc de découper mon trajet. D'abord un billet de Paris vers ACôté puis ACôté ->ChezOuam. V'là-t-y pas que cette saleté de site me fait passer par EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong sur la 2ème partie du voyage !!! 12 heures pour faire 300 bornes, c'est un peu long !

Je peste, je râle, je forume. Que dalle. J'interpelle la fausse dame prénommée Léa de la colonne droite du site qui ne comprend pas ma question (à ce propos, pourquoi c'est pas un mec qui est représenté ? Pourquoi c'est pas un mâle qui a l'air d'une tanche à pas savoir quoi te répondre ? Les webmestres seraient-ils sexistes ?).

sncf-lea

(Non, Léa, tu n'as pas répondu à ma question. Tu ne sers à rien, en fait. Dégage, rentre chez ton créateur et me fais pas croire que tu es une fille !)

Je commence à envisager l'attentat ou pire l'attente dans une boutique SNCF (si, c'est possible !) lorsque ma voix intérieure me murmure "et si tu essayais de prendre le billet via RelouLeTrajet ? Certes, ACôté n'est pas sur cette ligne mais bon, au pire, ce sera moins chiant que par EtPisQuoiEncoreTAsPasPlusLong."

Et bingo, il m'a sorti mon trajet habituel… via ACôté. On pourrait se demander pourquoi il n'y a pas les 3 possibilités de "via quelque chose" dès le départ ou admettre que la ville finale décide de la ligne à prendre mais là ? C'est quoi la logique ? A part me faire chier des plombes ? Ho ! La tanche sur le côté droit, je te parle !!

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20 juillet 2014

"Le dernier d’une course arrive quand même avant le premier de la course suivante." Grégoire Lacroix

"Vous êtes belle" me dit la dame au regard flou en me voyant passer au début de mon footing. Les ravages de la myopie et d'une vie d'alcoolisme sans doute. Mais quoiqu'il en fut, c'était bien agréable. Je doute fort que sa réaction eut été la même en me croisant au retour lorsqu'après quelques kilomètres, je ressemblais à un OTNI (objet transpirant non identifié), le visage rouge et le souffle court.

Ah c'est sûr qu'au commencement était le verbe et la tenue moulante, respirante et perspirante du coureur. Pour certains, il faut ajouter une élégance certaine dans la foulée, aérienne comme celle d'une gazelle. Quand le pied semble ne pas toucher le sol. Oui, au début, on ressemble à des demi-dieux. Après… moins. Enfin ça dépend. Ce n'est pas forcément le fait de suer comme un veau qui fait baisser le taux d'attractivité. Souviens-toi de tes posters d'ado avec des femmes/hommes aux corps à demi-nus recouverts de rosée (nom poétique de la sueur). Ce n'est pas non plus le fait d'avoir une respiration légèrement haletante. Haleter en sueur peut être un signe… que tu fais un malaise cardiaque.

Bah oui ! Hors de cette vision érotique, la sportive reste un corps en détresse, sollicité pour ce qui n'est ni chasser sa nourriture, ni fuir un tigre aux dents de sabre. Le but premier est de trouver de l'oxygène pour les muscles et de l'eau pour refroidir la chaudière. Du charbon et de l'eau. Quand on court, on finit par ressembler à des cheminots du début du XXème (siècle) et p'is c'est tout ! La bête humaine, c'est moi !

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19 juillet 2014

Chère Mme Monoprix

Je me suis souvent moquée du mètre quarante-neuf de ma maman dans les grands magasins et de son impossibilité à atteindre la 3ème étagère des présentoirs mais aujourd'hui, j'avoue, ça ne me fait plus rire. Car malgré mon mètre soixante-deux et demi, je n'ai pu accéder à ma boîte de Pépitos au chocolat noir.

En effet, dans le but unique de vendre les copies de marque distributeur, tes sbires, tes complices, tes assassins d'enfance, avaient placé MES gâteaux tout en haut, en empilant 4 paquets les uns sur les autres. Sur la pointe des pieds, bras tendu et frustration en bandoulière, je n'atteignais que le 3ème paquet et n'avais aucune prise sur lui. Du bout du doigt, je l'ai donc poussé pour qu'il fasse basculer le 4ème. Mais ce dernier s'accrochait comme un beau diable. J'ai recommencé la manœuvre 2 puis 3 fois sans succès.

A la 4ème, les 2 derniers paquets me sont tombés dessus et je n'ai pu en sauver qu'un. La prochaine fois, je te jure, je ferai fi de mes scrupules et prendrai le 1er, tout en bas et 3 paquets tomberont au champ d'honneur.

Chère Mme Monoprix, je suis attristée. Sache qu'on est d'un sablé au chocolat comme on est d'un pays. Et même pire, la double nationalité est souvent impossible. Jamais, je ne serai marque de distributeur ! Jamais, je ne serai Granola ! Je suis Pépito. A mes yeux, il n'y a qu'une pâte à tartiner chocolat-noisette, le reste n'est qu'élément de langage.

Si un jour, il te prenait l'idée saugrenue de ne plus distribuer Pépito mi corazón, notre relation s'arrêterait là. Il y a des compromis auxquels je ne suis pas prête. Il y a des lâchetés auxquelles mon échine n'est pas prête.

Cordialement,

Gouinette Parle Trop

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18 juillet 2014

Entendu en traversant un boulevard…

"… parce que les Africains n'avaient qu'à se baisser pour ramasser, alors que nous, point de vue agriculture, on a dû…"

Je n'ai pas entendu la suite mais ce devait être du genre "bosser comme des furieux pour faire pousser des trucs dans la terre quasi insalubre de France. Car, c'est bien connu, rien ne pousse tout seul ici. On est passé direct de singe à agriculteur sans passer par la case "chasseur-cueilleur". C'est pour ça qu'on a dû coloniser l'Afrique pour que nos esclaves n'aient qu'à se baisser pour ramasser nos 5 fruits et légumes par jour. D'ailleurs, quand on a creusé là-bas, on a trouvé du pétrole et du gaz. On aurait pu leur apprendre à être comme nous. Malheureusement ils ont voulu leur indépendance. Du coup, c'est n'importe quoi. Ce sont de grands enfants certes mais avec le rythme dans la peau. Que voulez-vous m'ame Michu, ils sont gentils mais fainéants."

C'est là que le bus a klaxonné pour me faire dégager du passage piéton où je stationnais, quelque peu sidérée ce cliché espèce d' éculé.

On va mettre ça sur le compte de la chaleur…

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09 juillet 2014

La passion, ça ne s'explique pas

J'ai découvert il y a longtemps déjà l'étrange attraction du sous-sol du BHV sur ma personne. Pour les non-Parisiens, le niveau -1 du Bazar de l'Hôtel de Ville, c'est le rayon bricolage. Je ne sais pas si c'est à cause de la lumière des néons qui a tendance à agir sur moi comme le pendule d'un hypnotiseur ou le manque d'oxygène ou l'absence d'horizon vu que tes yeux se cognent constamment à des stands, des étalages, des étagères, des gondoles remplis, blingés, ras la gueule d'objets multicolores, multi-usages qui coupent, scient, vissent, cognent, pendent, collent, poncent, cousent, fixent, défixent, cassent, réparent. Comme si tu vivais soudainement dans une énorme boîte à outils.

Cette attirance bizarre pour cet amoncellement d'outils et matériaux dont je ne connais pas l'utilité de la moitié du commencement d'un comme dirait l'autre a été souvent refroidie par le rapport extrêmement dangereux que j'ai avec l'action de bricoler. Bricoler, c'est m'auto-mutiler à un moment ou à un autre. Et pas qu'avec des objets dangereux comme le cutter, le marteau ou le papier de verre. Je me suis coupée en posant de la tapisserie !! J'ai eu droit à 2 points de suture un dimanche après m'être tranché un doigt sur le côté du carrelage que je venais d'exploser au marteau. Durée de la séance bricolage ce jour-là ? 10 mn montre en main, les 9 premières minutes, ce n'est pas moi qui tenait le marteau… Si j'aimais le sado-masochisme, je ne pourrais pas le pratiquer sans risquer ma vie. Ce serait pousser le bouchon un peu loin, Maurice !

C'est même pas comme si je réussissais des œuvres magnifiques malgré le sang et la sueur. Non ! Dès le collège et ces p... foutus cours d'éducation manuelle et technique, mes objets étaient approximatifs. Soit parce que je n'avais pas pris les bonnes mesures sur les plans, soit parce que j'avais merdoyé dans la construction. En 5ème, on avait construit un planeur en balsa. Un planeur en balsa, ça a les ailes relevées. Le mien ressemblait à un chasseur. Les ailes vers le bas. Attention, il volait. Mais bon, il s'est fait fout' de sa tronche à l'aérodrome.

Alors malgré ce désir malsain de ce qui crouitche et qui zouingue, mon instinct de survie animal me garde de rapporter à la maison ce type d'animaux de compagnie. Mais parfois, nécessité fait loi et je dois (dans l'œil) m'équiper. J'avais besoin d'une paire de ciseaux et de colle à tissu. Je ne sais pas comment… enfin si je sais… je tournicotais en regardant, la bave aux lèvres, les alignements de tournevis lorsque j'ai vu le panneau "Cordonnerie". "Tiens ?, y'a un stand "Cordonnerie" ?" me dis-je, toute excitée. Je ne me concocte pas de chaussures dans mon temps de loisir mais… j'aime aussi les objets de la cordonnerie… Vous avez déjà vu le stand "Cordonnerie" du BHV ? Sérieux !! Le truc de malade ! Tu peux effectivement t'équiper pour fabriquer tes chaussures. Y'a des mallettes de cirage en cuir de toute beauté ! À 80 € pièce. 80 nouveaux euros, hein. Des brosses de toutes sortes avec des poils de tous types. Des milliards de lacets. Des peaux de toutes les couleurs pour te tailler des mocassins de Pocahontas pour l'été ! Des cirages en veux-tu, en voilà ! Des œillets pour les trous des lacets, des fermetures à cartable, des… fiouuuuu… respire… Ca va passer… pffff… Je m'en suis sortie sans trop de dégâts. Mais maintenant, je me coiffe avec une brosse à chaussures.

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07 juillet 2014

Et donc, disais-je, le sexisme dans le tennis

Merci à Roger Federer et Novak Djokovic pour leur participation involontaire à ma démonstration sur le sexisme jusque dans les chiottes entre les lignes. Dans mon excellent dernier post, je râlais contre l'AFP qui avait sous-évalué la performante d'Alizé Cornet face à Serena Williams en utilisant un vocabulaire qui, en aucune manière n'aurait été utilisé dans un match d'hommes (des vrais, des poilus) : la Française ayant "chipé deux fois" le service de l'Américaine.

Dans la finale messieurs, opposant dimanche, Roger le Suisse à Novak le Serbe, voici ce que j'ai pu lire dans l'article du Métro de ce matin.

tennis

Oui, quand Roger Federer remporte contre toute attente le service de Djoko, c'est un "hold-up". Dans le cas d'Alizé Cornet, elle "chipe".

CQFD : les journalistes sportifs sont des truffes machistes.

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29 juin 2014

Le diable se cache dans les détails

J'ouvre une parenthèse. Oui, je sais qu'on ne commence pas un texte par une parenthèse mais je fais ce que je veux. Et puis, l'heure est grave. Hem… Qu'est-ce que c'est que cette équipe du Brésil ?!? C'est bien la peine de nous faire tout un foin autour de ce mondial qu'elle ne peut pas ne pas gagner. Sans les erreurs d'arbitrage, elle aurait au mieux fait match nul contre la Croatie et hier, face à l'excellent Chili, elle ne dut son salut qu'à la transversale et à son goal. D'où mon interrogation, depuis quand le Brésil a une défense et un goal de qualité comme les autres équipes ? L'équipe du Brésil, dans la vraie vie, elle court en dansant la samba ; elle n'a pas besoin d'arrière ni de goal parce qu'elle ne perd jamais le ballon et elle met 42 buts par match. Voilà, je referme la parenthèse foot pour ouvrir le chapitre tennis et sexisme.

Vous ne vous en êtes peut-être pas aperçus mais depuis l'ouverture de la coupe du monde de foutchebôl, le monde international continue de tourner (Coucou les Syriens, ça va ?) et le monde sportif aussi. Par exemple, en ce moment, du côté des British, se déroule le tournoi de tennis de Wimbledon.Hier, la joueuse française Alizé Cornet a réussi l'exploit de battre la n°1 mondiale Serena Williams en 3 sets (Come on Alizé !). L'AFP s'en est fait l'écho et voici ce qu'on peut lire dans la dépêche :

cornet-williams

 

La joueuse a "chipé" le service de Williams. Elle ne l'a pas pris, elle n'a pas remporté le service de son adversaire. Non, elle l'a "chipé". Dans mon esprit (malade certainement), "chiper" signifie "voler" et surtout c'est un terme enfantin. "Roh Jean-Kévin, tu as chipé l'Ifoune12 de ton petit camarade, c'est vilain !" Si je me jette sur un dictionnaire, il s'agit en plus de voler un objet de peu de valeur. Le service de Serena Williams !?! Peu de valeur !!!
Il n'en est rien dit dans les dictionnaires mais bon… si je réécris cette phrase en changeant le nom de la joueuse :
"Mais ce n'était que partie remise pour Federer qui allait chiper 2 fois la mise en jeu de son adversaire."Il y a quand même un côté "youhou les filles, Gisèle m'a chipé mon rouge à lèvres" quelque peu déplacé dans le cadre d'un match de tennis. Le sport féminin aurai-il moins de valeur que le sport masculin ?

Oui, je sais, poser la question, c'est déjà y répondre.

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28 juin 2014

Vous avez l'heure ?

Non ? Moi non plus. En plus, pas de chance, l'été le week-end dernier, j'ai voulu profiter de la fraîcheur et de l'heure gratuite au Panthéon sauf que, pour cause de 3 ans de travaux, la pendule à Jean-Pierre Foucault n'est plus visible (tsing, tsing, boum !). À ce propos, les photos des chutes de morceaux du bâtiment font froid dans le dos. Tu vas tranquillou te culturer le cervelet et paf le chien parpaing.

photo

Qu'à cela ne tienne, j'ai tenu à visiter ce haut lieu (83 m) de notre République. J'avoue que le début de la visite de la crypte m'a un peu agacé, passé le bonheur d'une fraîcheur bienvenue dans un Paris thermostat 7. Lire les noms des locataires les plus anciens et n'y découvrir que nobles, ecclésiastiques et généraux m'a franchement irritée. Je savais déjà que je n'y trouverai qu'une femme (qui ne soit pas "épouse de") : Marie Curie. Mais je n'imaginais pas trouver autant de gens si peu représentatifs du pays, en tous cas, de l'idée que j'ai de mon pays. Faut vous dire monsieur que le principal fournisseur du HLM (Habitation à Locataires Mâles) fut le 1er empire, période bien connue de notre histoire pour sa lutte pour la liberté, l'égalité et la fraternité, la parité, les droits des LGBT, la lutte contre la peine de mort, l'esclavage, la démocratie… Comment se fait-il que le nabot corse soit toujours autant glorifié en France ?

Quoiqu'il en soit, j'ai continué ma visite les poils hérissés… oui parce qu'en fait, au bout d'un moment passé à la cave, tu regrettes de ne pas avoir une petite laine. Ca pèle sévère. Passant des bouchers à d'illustres inconnus, j'ai atteint la salle des gens bien : Jaurès, Schoelcher, Eboué. Ce ne sont pas les seuls mais là, d'un coup, j'ai ressenti une vraie bouffée d'émotion (la pré-ménopause, sans doute).
Je n'ai pas trouvé Dumas et failli pouffer dans le coin Jean Moulin. Oui pardon, ça ne se fait pas mais c'est mon esprit d'escalier. Qui dit Jean Moulin, dit discours de Malraux : "Entre ici Jean Moulin" (beau discours mais le ton est quand même… daté) et bref, ça me fait toujours marrer. Toi aussi, rijole comme une folle en disant "Entre ici [nom de collège]" devant le bureau. Ou encore "Sors d'ici [nom de ton chef qui s'en va ENFIN] avec ton terrible cortège" au pot de départ du connard. Tu verras, tu n'entendras plus jamais le discours de Dédé de la même façon. Je te pourris ton avenir, je sais. Non, ne me remercie pas.

J'ai enfin trouvé Marie Curie. Et là, les filles, c'est ZE place to drague. Car le taux de représentativité des femmes dans sa studette est impressionnant.

Avant de choper la tuberculose, j'ai décidé de quitter l'endroit et suis passée par la boutique. D'abord parce que tu n'as pas le choix, tu dois passer par elle pour sortir, ensuite parce que j'aime bien les crayons de bois (ou crayon mine ou crayon à papier, comme tu préfères). Et là, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir des magnets commémorant la guerre de 14 et représentant des soldats français, anglais, américains ou allemands. Je n'ai pas trouvé d'autocollants représentant des obus d'ypérite ou des gueules cassées. J'étais déçue.
Toi aussi, mon/ma petit-e, décore ton frigo avec 18,6 millions de morts.

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22 juin 2014

Silence ça pousse… comme ça peut

Parfois retourner auprès de sa mère permet d'avoir un meilleur angle de vue sur soi. Je suis restée une semaine auprès d'elle à l'issue de sa sortie d'hospitalisation (elle reprend du poil de la bête, merci). Et, avec mon frère, nous avons procédé à une remise à niveau de la verdure : gazon, haies, mauvaises herbes, etc. C'est que ça avait poussé en un mois. Tandis que mon frère sabrait à grands coups de taille-haie, je fourrais les déchets dans des sacs pendant que notre mère dispensait ses consignes. Lesquelles pouvaient se résumer à "c'est pas comme ça que je fais, bande de faignasses altermondialistes" ! Intermittente du balai à feuilles, j'en ai chié pendant cette journée surtout quand j'ai cru devoir passer l'aspirateur après avoir ramassé les branches coupées. "Rrregarde là, moi jé soulève et jé balaie aussi." Et mon frère qui voulait sauvegarder les zoulies fleurs jaunes d'un buisson qui s'est finalement fait ratiboiser sévère en a également pris pour son grade.
"Oh un buisson de branches !…
- oui mais comme ça, c'est à la même hauteurrr que les autres. Ça va rrrépousser."

Nos regards fraternels et épuisés se croisaient souvent. La sueur perlait à notre front. Je commençais un bronzage agricole, cette année sans la marque des gants, ce qui est un progrès. Bon, mon frère a failli s'éborgner sur une branche du cerisier avachie par le poids des fruits. Colère, il lui a mis un coup de taille-haie, aiguisant ainsi sa pointe ce qui me permit de m'empaler dessus juste après et de me faire une jolie balafre de 15 cm sur le pectoral. Tic et Tac jardinent…

Mais durant cette journée, je compris pourquoi je m'étais engagée à l'âge de 20 ans. Comparés à l'intransigeance jardinière maternelle, les militaires ne sont que des hippies sous alimentés ! Je compris aussi pourquoi pour moi, au travail, c'est : "et les consignes, c'est fait pour les chiens !?! Bande de drogués !" Alors que mon nouvel appart, au bout d'un mois n'est toujours pas entièrement meublé et mes cartons pas encore complètement défaits. Je copie-colle d'un côté et compense de l'autre. Docteur, est-ce que c'est grave ?

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07 juin 2014

Et donc, il existe des courses de filles

Dimanche, je vais courir 10 km au milieu de milliers de femmes en short et en sueur… laissez-moi profiter 20 secondes de cette image… hmm… Que disais-je ? Ah oui ! A quoi peut-on reconnaître sans coup férir une course réservée aux femmes ? Qui a dit la distance que je lui piétine les cervicales ? Non ? Rien ? Bon, je vous donne un indice. Quand je me suis inscrite au semi de Paris, en plus de mes courbatures, j'ai eu droit à 1 t-shirt, 1 brassard téléphone, 1 poignet éponge, 1 tube de crème "après l'effort, avant la mort" et des fraises Tiguidi "Avant la mort, le réconfort". Vous le voyez, rien que de très normal pour une course.

Pour ces 10 km de femmes (laissez-moi me repaître encore et encore de cette image…), voici une photo des goodies (cadeau en français dans le texte) accompagnant le dossard.

image

Donc on a un t-shirt (normal) puis le dernier Glamour, 1 birchbox… avec des échantillons de shampooing à sec (pour le chien ? Je prends pas de douche ?) et de spray d'eau minérale pour… boire ? A ce niveau, j'ai les sourcils dans les cheveux, la bouche ouverte, un filet de bave au coin des lèvres et un tic nerveux de la narine droite. Puis je découvre l'échantillon de lessive… Car je ne suis pas une souillon et je lave mes vêtements. Après l'effort, encore un effort. Un échantillon de lessive, certes mais pour le sport. Ta daaah ! L'organisation (Nike) s'est dit que de la lessive de sport, ce n'était pas vraiment de la lessive donc ce n'était pas vraiment sexiste. Pareil pour le "Glamour", c'est pas vraiment un magazine, plutôt un annuaire de publicités, donc ce n'est pas vraiment sexiste. Et la birchbox… Hey ! Vous auriez pu mettre une barre de céréales dedans pour la récup', bordel ! Mais revenons à la lessive de m… de sport. Voici ce qu'il est indiqué dans le mode d'emploi.

image

2, 3 kg de linge peu sale (car les sportives ne se roulent pas dans la boue) dans une eau moyennement dure. Je traduis : pas de quoi faire une machine de linge propre dans de l'eau molle. Aaaaaaah !!!! Point Godwin du sexisme atteint. En plus du reste, ils nous prennent pour des quiches !

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