En mai, fais un marronnier
Le printemps, l'autre saison des marronniers. Surtout cette année, avec ce 'gnifique réchauffement climatique qui ne dit pas son nom. Le marronnier du matin : la victoire de Yannick Noah à Roland Garros.
Comme ca fait 30 ans, et que ça commence à être long sans un Français qui gagne (un Français parce qu'une Française a déjà gagné depuis mais, les filles, ça compte pas), on a ressorti Noah. Moi qui aie vue cette victoire devant mon petit écran, tandis que ma famille becquetait des grillades dans le jardin, j'avoue que c'est agréable de mâchouiller cette madeleine de Proust adolescente même si j'avais une nette préférence pour Navratilova pour son style de jeu bien sûr.
Toutefois, faire un marronnier avec un grand noir, j'hésite.
Parce que c'est pas tous les jours le 23 avril 2013
Ce matin, j'ai fouillé dans une petite boîte à bijoux en bois dans laquelle je range tous mes pin's. J'ai retrouvé le cœur arc-en-ciel et l'ai accroché au revers de mon blouson.
Ce petit cœur gay comme un pinson, c'est toi qui me l'avais offert, mon cher Denis, ma poule, mon amour. Ou alors, je t'en avais offert un… ou on en avait parlé un soir de prévention. Je ne sais plus trop. En tous cas, chaque fois que je le regarde, que je le porte, c'est comme si tu ne nous avais jamais quitté (espèce d'enfoiré). Ensemble, on avait milité pour le pacs et montré notre truffe dans un journal. 2 jours plus tard, cachet de la poste faisant foi, nous recevions notre première lettre d'insultes. Un soir d'une belle journée, tu te faisais taper dessus dans un lieu de drague. Et il te fallait toute ta rage pour que la police veuille bien prendre ta plainte. Parce que, quand même, tu l'avais un peu cherché.
Voilà Denis, si je viens te déranger dans ton repos éternel (ainsi que Christian et Lainlain et d'autres), c'est pour te dire que ça a servi à quelque chose. Nos manifs à 12, les mailings aux élus, les tracts, les Gay Pride à 3 milliards au m2, les nuits sans fin. Tout ça a servi à quelque chose. Ca y est. C'est fait. On a le droit de divorcer, d'avoir des belles-mères pur sucre et de porter des vêtements au goût incertain dans une mairie.
Denis, ma poule, mon amour, nous, homosexuels et fiers de l'être, sommes des citoyens à part entière de ce pays. Et cerise sur le gâteau, numéro complémentaire, cadeau gratuit à partir de 50 € d'achats, Guaino s'est trompé de bouton.
Du goudron et des plumes
Alors voilà, d'abord, je voulais dire que ma boulangère dernier modèle est super sympa. Tellement que la p'tite dame qui travaillait déjà avec l'ancienne version a retrouvé le sourire et papote joyeusement. La qualité du pain produit et son prix étant restés les mêmes, je voulais faire part au monde entier de cette bonne nouvelle. C'est pas tous les jours le cas surtout dans le secteur boulanger. Je ne vais pas continuer sur ce sujet. Je ne voudrais pas blesser les allergiques au gluten.
Tiens, et si on parlait politique plutôt ! Je sais que le nombre d'allergiques est encore plus grand et gonfle de jour en jour voire d'heure en heure au fil des dépêches qui tombent telles de minuscules gouttes d'un supplice chinois bien de chez nous. Mais quand même j'insiste. Surtout que j'ai une super idée. C'est pas tous les jours, profitez-en, c'est la maison qui offre.
J'entendais hier l'ex-avocat-fiscaliste de l'ex-ministre-Je-n'ai-jamais-eu-de-compte-à-l'étranger-Ah-çui-là-?! dire qu'il ignorait que son client n'avait pas déclaré son compte au service fiscal concerné (ou cerné par les cons, on ne sait plus bien). Je m'interrogeais tout en me brossant les dents : "et si je planquais mon livret A en Suisse ?". Parce que j'ai lu le bouquin d'Antoine Peillon "Les 600 milliards qui manquent à la France", je me suis reprise car je ne gagnerais sans doute jamais assez dans toute ma vie pour qu'un banquier suisse décroche son téléphone (Sérieux Jérôme ? Seulement 600 000 € endormis à Singapour ?).
Mais j'en reviens à mon idée du matin. Idée du matin, lapin. S'il existe des clients de fiscalistes / banquiers / voleurs suffisamment malhonnêtes pour ne pas déclarer les investissements exotiques, ben, il suffit que ce soit le gars (ou la femme d'un ex-ministre de droite qui se baladait pas mal du côté de Genève) payé pour ouvrir ce compte, qui le déclare. Comme Darty quand tu vas lui acheter ta télé 115 pouces (faut au moins ça pour bien voir le rouge au front des fraudeurs du fisc pris la main dans le sac Vuitton). Qu'est-ce qu'il fait, le vendeur de téloche ? Il fait comme dit la loi :
"Lors de toute vente de récepteurs de télévision imposables à la contribution à l'audiovisuel public (ex-redevance audiovisuelle), les commerçants, fabricants ou importateurs, ainsi que les entreprises de revente ou de dépôt-vente de récepteurs d'occasion, sont tenus de faire souscrire à leurs clients une déclaration, quels que soient l'acheteur et la destination de l'appareil (second équipement, remplacement d'appareil, résidence secondaire, transport à l'étranger...)."
http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F20565.xhtml
"Bonjour Mme W… heu monsieur l'avocat fiscaliste, voilà, je voudrais investir mon livret A ET mon CODEVI en Suisse.
- Mais bien sûr, tenez, remplissez déjà la déclaration 3194B/u90-a pour les services fiscaux.
- Ah bon ? Mais y'a pas moyen de moyenner ?
- Si sûrement, mais depuis que les inspecteurs du fisc (dont les effectifs ont été revus à la hausse tandis que le nombre de ministres était divisé par 2) sont tombés sur le dos d'un vieil ami d'un Siècle, j'ai décidé de travailler mieux, de gagner moins et ainsi d'éviter le goudron et les plumes."
Oui, je sais, le matin, j'ai des idées bizarres, fantaisistes, utopiques. Il m'arrive de penser qu'on pourrait changer le monde. Qu'ils ne sont pas tous pourris. Depuis que la p'tite dame de la boulangerie me vend ma baguette avec le sourire, j'ai envie d'y croire.
Bon, oui, mais quand même, sérieux, quoi !
C'est vrai quoi. Certes, le boulot, c'est pas chez toi. Certes, tu paies pas les factures d'électricité, les salaires des hommes et femmes de ménage. C'est vrai que la fonte des glaciers du nord et du sud du planisphère, tu t'en bats l'œil avec une pelle à gâteau mais dis moi, madame, est-ce que tu pourrais arrêter d'aérer les toilettes de l'étage toute la journée tout en mettant le chauffage à fond parce que, forcément, le printemps étant encore un peu tendre, tu te cailles les miches ?
Par la même occasion, quand tu arraches le papier pour essuyer tes mains (c'est vrai que tu fais l'effort de te laver les mains, contrairement à d'autres) et que tu sèmes des petits bouts entre le lavabo et la poubelle, est-ce que ça t'arracherait une vertèbre de te pencher, de ramasser et de jeter le tout sans attendre que la troupe de Sri-Lankais du matin très tôt quand tu sors à peine de ta douche et largement moins payés que toi vienne nettoyer ton bordel ?
Tu me diras : "ils sont payés avec mes impôts !". Tu me le diras certainement car je sens en toi l'âme d'un boulet. Un peu comme mon ex-voisin (ex ! Yes ! Enfin !) qui non content de saloper le local à poubelles de l'immeuble osait dire au monsieur très africain et certainement tout aussi mal payé que mes Sri-Lankais qui lui signalait que jeter des ordures sans sac entraînait des pénalités pour l'immeuble : "je m'en fous, je paie." Bah oui, du genou, tu paies. Bien plus que si tu utilisais l'éponge qui te sert de cerveau.
J'ajouterais à la liste la mamie (ou pas) et son clebs Défecator, les joyeux fêtards qui réussissent l'exploit de rater toutes les poubelles disséminées dans Paris (soit 1 tous les 25 m) pour jeter leur emballage de nourriture/boisson et nos amis les fumeurs qui œuvrent en artistes du pointillisme sur nos trottoirs.
Et je rendrai un hommage sincère à la nature pour avoir créé la femme telle qu'elle est. Car ainsi faite, quand elle sort bourrée du bar et qu'une envie pressante la submerge, ne pouvant inonder un coin d'immeuble ou un réverbère, elle a appris le caniveau entre deux voitures.
C'est beau une femme la nuit…
Oh ? Le 8 mars ? Sans déconner ?!
Ça se passe dans une cabine d'essayage d'un fabricant de pulls trans-lapin, la semaine dernière. Je suis à la recherche de hauts en coton pour le printemps à venir. Comme je n'aime pas la foule et que je suis pétée de thunes, je n'attends jamais les soldes. Quand j'entre dans la cabine avec ma chère et douce, je n'ai pas fait la queue au milieu du magasin pendant 10 mn. Je ne suis cernée d'aucune furie fashionista hyperconnectée. Bref, je suis au bord de ce qui me paraît le plus proche d'une séance de magasinage comme je les aime. J'ai choisi 3 modèles dans les couleurs voulues et dans ma taille… enfin, ma taille. C'est vite dit. Ma vraie taille, c'est du S. Dans cette marque, c'est du M car elle n'habille que des anorexiques d'1,80 m. Et c'est là l'origine du drame qui va se jouer dans les 2 m² de la cabine. J'essaie un puis deux hauts. Au 3ème, ma douce s'interroge. «c'est quoi ce petit bedon? Faudrait peut-être prendre la taille au-dessus?»
- Quel bedon ? Quoi ?!? Du L!!!!
C'est pas du ventre. C'est cette saleté de jean taille basse qui le fait remonter !
- c'est vrai que les tailles hautes te vont mieux. Ça gaine plus.
- quoi ?!
- attends, je te rapporte du L»
Elle revient avant que j'ai eu le temps de me remettre. «Essaye, on verra bien. » J'essaie, courageuse mais ravagée de dedans. Le résultat donne envie de pleurer. En largeur ou en épaisseur, il n'y a pas 1 cm de différence. Par contre j'ai 10 cm de manches en plus.
J'ai pris 2 résolutions : d'abord, j'ai jeté l'insolent jean taille basse. Ensuite, de ne surtout pas essayer d´imaginer à quoi ressemble la femme idéale dans la tête d'un fabricant de vêtements. Les horreurs de la guerre, ça va 5 minutes.
Pause café
Tandis que mon café coule lentement dans le gobelet, je regarde bovinement la machine à distribuer du diabète et des caries. Mon oeil expert est attiré par un nouveau produit. Toi, j't'ai jamais vu dans le quartier. T'es qui, tu sens quoi ? Apparemment, un gateau moelleux avec du chocolat dedans. Donc, un nouvel ami. Ni une, ni deux, j'investis dans ma future athérosclérose. Tiens ? L'emballage me dit qu'il n'y a pas d'huile de palme dedans.
Les temps modernes...
Avant, on indiquait ce qu'il y avait dedans. La recette, quoi ! Avec les mots et les codes étranges aussi appelés conservateurs, colorants, réhausseur de goût (car à part la cuisine de môman, rien n'a de goût !). Les Anglais se mêlant parfois de cuisine (hiiiiiiiiiiiiii !), le chocolat a fini par être conçu sans cacao. Mais de vache folle en corps qui ne se décomposent plus, de déforestation sauvage en clients qui commencent à en avoir ras la prise de sang d'être les dindons pur porc de la farce, l'agro-alimentaire a pris exemple sur les labos pharmaceutiques et ce n'est plus un emballage, un mode d'emploi, une recette mais une plaidoirie d'avocats : si tu avales ce truc, c'est TA responsabilité !
Le jour où je vois "cake au chocolat garanti sans viande de cheval!", j'adopte un jardin.
Et puis après
En général, ces jours-là, vous avez envie de crier «Mais pourquoi moi !?!». Car la journée avait bien commencé. Vous vous étiez levé en forme et de bonne humeur. Votre amour était sur la même longueur d'onde. Un rayon de soleil filtrait à travers les nuages hivernaux et réchauffait votre trajet piétonnier vers votre station de métro. Vous êtes monté dans la rame et avez pu vous asseoir et lire votre roman. C'est au changement de ligne que ça s'est passé. En arrivant sur le quai, vous l'avez vu. Vous la/le connaissez. C'est un-e collègue d'un autre service. Il/elle n'a pas le regard perdu ou fermé. Il/elle sourit même. Vous ne travaillez pas avec, n'avez échangé que des politesses dans l'ascenseur ou devant la machine à café. Alors, vous le-la saluez. Et ce «bonjour» sera le dernier mot que vous direz de tout le reste du trajet. Car un flot de plaintes égoïstes et de récriminations infondées emportent votre bonheur du jour et votre enthousiasme matutinal. Et gnagnagni et gnagnagna. Et moi-je, moi-je, moi-je. Et je mérite plus. Et mon job est pas intéressant. Et les autres, c'est tous des cons…
… Ah mais putain, c'est sûr ! Tu en es la preuve vivante vil boulet auto-insatisfait ! Mais casse-toi si t'es pas heureux ! Change de boulot, change de région, change de conjoint ! Et n'oublie pas de changer de trottoir la prochaine fois que tu me verras sinon je te jure que je te pète les genoux ! Tu me pourris encore un début de journée et je t'opère de la cataracte à vif !
Mais vous ne le dites pas. Vous subissez en accélérant le pas. Vous lui souhaitez une bonne journée, ou pas. Et le soir, vous allumez votre ordinateur d'un geste vengeur.
Conseil de lecture
Parfois, le destin décide à ta place. Par exemple, la semaine dernière, nous avions prévu de nous échapper du gris de Paris pour une ville ensoleillée et pleine de chômeurs espagnole. Mon destin a décidé qu'à la place, j'aurais la grippe. Yeah !!
Je suis donc restée roulée en boule sur mon canapé à sniffer du paracétamol et picoler du sirop contre la toux. Mon autre action était de dormir. Quand la fièvre m'a quelque peu abandonnée, j'ai réussi à me mettre à lire. J'ai lu le récit d'Olivier Saby contant son passage à l'EÑA (promotion Badinter): «Promotion Ubu Roi». Cela peut paraître une bizarre lecture pour une convalescence. Mais en tant que travailleuse administrative, je t'assure que ce livre a été… Ca aurait pu être une révélation mais n'importe quel fonctionnaire te dira qu'il n'y a pas de fumée sans feu et qu'autant d'in-con-pétance dans chaque administration à de hauts niveaux n'est pas seulement un mauvais tour du destin. Y'a quelqu'un qui fait un élevage !
Ce livre raconte la jeunesse, l'éducation, la "formation" de ces bébés-boulets (des boussins ?). Ca laisse rêveur. En gros, l'EÑA qui n'a pas de formateurs en son sein et n'utilise que des intervenants extérieurs (en général, des anciens élèves, mon général) ne forme pas. Elle photocopie. Un boussin d'aujourd'hui doit être pareil que celui d'hier car, c'est bien connu, rien ne change. C'est drôle et plutôt bien écrit. Et ça soulagerait presque de découvrir qu'ailleurs, "ils dysfonctionnent pareil" que chez moi. Presque, parce qu'en découvrant la puissance des éGnarques tout au long de leur carrière, ça fout un peu les jetons.
Combien de ministres, combien de présidents qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile - par exemple le privé ?
Bref, pour résumer, c'est un peu comme si le pilote d'un A380 avait été formé sur une Wii. Tu vois ? Et qu'en cas de problème, il pense à sauver sa peau quitte pour ça à balancer l'équipage et les passagers. J'ai un peu eu la gerbe. Je crois que c'était la grippe. Ou pas.
Œil pour œil, dent pour dent
Je regardais un programme de prévention des caries dans la salle d'attente de mon nouveau dentiste (entre ma dernière visite et aujourd'hui, mon «ex» a pris sa retraite sur un yacht aux Caraïbes). Je ne sais pas si cette vidéo est prévue pour détendre les futurs condamnés mais quand est arrivé le chapitre «implants en titane», j'ai été toute habitée par le doute…
Des personnes âgées me souriaient à pleines dents (mais vraiment beaucoup, trop, y'en avait 35 ou 40 !) très blanches et très régulières. Je sentais monter un sentiment de panique en voyant s'étaler mon futur dentaire. C'est cet instant qu'a choisi la patiente précédente (modèle d'humain prépubère) pour se mettre à hurler et à pleurer sa mère. Laquelle mère tentait désespérément de la calmer. J'ai été prise d'un rire nerveux (aussi appelé «rire jaune» en stomatologie). Et la vidéo s'est arrêtée. J'ai pu profiter au mieux des cris dans le cabinet refait à neuf l'année dernière, sauf pour la partie acoustique.
Je hais les enfants et désormais, je sais pourquoi.
Tous mes vieux… ou ce qu'il en reste
J'ai retourné au moins 7 fois mes vœux dans mon clavier avant de les écrire. 2012 m'ayant collé aux baskets, surtout vers la fin, je me suis senti soulagée qu'elle prenne sa retraite et heureuse que 2013, année de la rime mauvaise, se mette au boulot.
J'ai eu des doutes, j'avoue. 2par2 et son amour immodéré de la démocratie post-soviétique, BB et son amour immodéré des dames aux camélias éléphantesques. Le FMI et son excuse immodérée pour une erreur du même type et de l'austérité de la même famille qui a suivi (nos excuses aux familles, tout ça…).
La sécu qui renvoie le dossier de pension de réversion de ma mère pour manque de documents, lesquels documents étaient évidemment dans l'enveloppe au départ mais se sont évaporés entre la poste et la sécu.
La promo Voltaire de l'ENA (celle de notre grand Timonier mou) qui envahit les cabinets (des ministères ! Qu'est-ce tu crois ?!) comme le publie le Canard (ah, donc, le changement, c'est pas maintenant ?).
À ce propos, ouvrons la 1ère parenthèse
De 2013.
Personne ne s'est jamais demandé pourquoi l'administration fonctionnait toujours clopin-clopant malgré les diverses coupes budgétaires (aussi appelées modernisation) et la dés…réorganisation qui va avec. Pas un pour se dire : «comment que ça se fait avec tous ces ministres et nombreux hauts-fonctionnaires formés (déformés ?) dans la même ENA ?» Mais, je dis ça, je dis rien.
Et je referme, très à l'aise
Cette parenthèse.
J'en étais donc à me demander si 2012, c'te tarlouze, faisait pas du rab' ou si Jacques Rouland n'était pas revenu d'entre les morts pour relancer la Caméra invisible. Et la lumière vint. De Bretagne. Ca change du crachin. Là-bas, le maire et curé du village (si c'est possible, on est en république, bordel !) se prononce pour le mariage pour tous. Le village s'appelle Éréac… finalement, pas tant que ça…

Et voilà ce que dit tranquillement une citoyenne et ouaille opposée à la position de son curé et maire :
«Ca m'embête un peu parce que moi, je suis contre. M'enfin bon, si ça fait de la publicité pour Éréac…»
Bonne et heureuse année 2013 à toutes et à tous. À Éréac et ailleurs.













