Gouinette parle trop

02 octobre 2017

Pourquoi regardez-vous ONPC ?

Clash en "pas direct", sortie du studio coupée au montage et vague de protestations sur les réseaux sociaux. Notamment à l'encontre de Christine Angot dont le comportement aurait été lamentable. J'utilise le conditionnel car je ne regarde pas ONPC. Pourquoi ? Zemmour y a été chroniqueur pendant des années et Philippe Poutou, ouvrier de son état, y a été moqué pendant la campagne présidentielle. Racisme, sexisme et mépris de classe, 3 raisons de ne pas gâcher mes soirées.

Je n'ai pas regardé non plus l'extrait pas coupé au montage d'Angot (victime d'inceste, violée à de multiples reprises par son père) s'en prenant à Sandrine Rousseau (victime d'agressions sexuelles par Denis Baupin). Je ne l'ai pas regardé parce qu'évidemment, tout ça, comme d'habitude, c'est fait pour faire le buzz comme on dit maintenant, pour faire parler, pour attirer le chaland et vendre du temps de cerveau disponible (comme il n'y a plus de pub, on se demande par quoi ou qui il est récupéré). Et puis, j'avais déjà passé l'après-midi à m'en prendre plein la tête, je voulais être au calme.

Si je ne regarde pas ONPC, il m'arrive d'aller me cultiver à des Caféministes, organisés par l'association féministe "Les Effronté·es" sur des thèmes féministes (oui, ça fait trois fois le mot féministe, c'est beaucoup, mais je m'en fous). Samedi, comme de par hasard qu'il fait bien les choses, le thème était : les féminicides et plus généralement, les violences notamment sexuelles faites aux femmes. L'invitée était Muriel Salmona, psychiatre spécialiste de psycho-traumatologie et fondatrice de l'association "Mémoire traumatique et victimologie".

J'y ai appris le mécanisme biologique de défense qui se met en place lors d'une agression (coups, viol, agression sexuelle). Tu le crois, tu le crois pas, c'est le même dont souffrent les soldats ayant combattu : le syndrome de stress post-traumatique. Les violences, c'est la guerre.
Lors d'une agression, le taux d'adrénaline et de cortisol explose pour mettre en place une réponse : affrontement ou fuite. Mais ces 2 hormones en trop forte quantité dans l'organisme peuvent entraîner la mort. A un certain moment, pour éviter de mourir, le cerveau fait disjoncter. Plus de sensations, plus de douleurs physiques, plus de sentiments. On ne ressent plus rien et pire que tout, les autres voient qu'on ne ressent plus rien. Alors qu'à l'intérieur, la personne est ravagée. Le processus de traitement de la mémoire est également perturbé. L'agression n'est pas traitée. Elle reste dans une partie du cerveau qui, sans prise en charge médicale, va la laisser intacte mais brouillée (dans sa chronologie, les sentiments ressentis par la victime et exprimés par l'agresseur). Et de temps à autre, cette mémoire traumatique va se réveiller et la victime va revivre l'agression seconde après seconde. Elle est pas belle la vie ?

Pour éviter ça, soit tu ne bouges plus, tu ne vis plus, soit tu trouves des béquilles : médicaments, alcool, drogues, comportements dangereux. Dans les deux cas, sans prise en charge médicale et sociale, ta vie est foutue. Merci d'être passé·es.
Rappel des chiffres : 83 000 femmes violées par an en France. 10 % portent plainte. 1% obtiennent réparation. Les autres cas sont "classés sans suite" (70%) ou "déqualifiés" en agressions sexuelles. On applaudit bien fort notre système policier et judiciaire.

Je ne regarde pas ONPC, mais j'ai regardé le téléfilm "Le viol" sur France 3 qui racontait le viol en réunion d'un couple de lesbiennes dans le sud de la France dans les années 70. Le débat qui a suivi est toujours en ligne. On découvrait le terrible parcours qu'avaient dû suivre les deux victimes : confrontation inopinée avec les violeurs le lendemain de l'agression au commissariat, comportement odieux des médecins et même comportement à gerber de la juge dont les questions les faisaient passer pour responsables de ce qui leur était arrivé. Si j'en crois le témoignage de Muriel Salmona, 40 ans après, ça n'a pas vraiment changé. Le système écrase toujours les victimes. Par exemple, un magistrat va demander une expertise psychiatrique de la victime et non pas si la victime a des troubles psycho-traumatiques. Car si elle est dingue, son cas est classé alors que si ses troubles ont pour origine l'agression, c'est une preuve ! C'est une question d'angle. Autre exemple, les confrontations victimes-agresseurs se font toujours alors que ça peut rallumer la mémoire traumatique. On va jusqu'à demander qu'un père ayant tué la mère puisse voir son ou ses enfants pour pouvoir aller mieux. Ah, ah !

Le parcours d'une victime de violences sexuelles est à proprement parler un parcours du combattant.
Survivre à l'agression, survivre au traumatisme et en guérir, survivre à nos institutions.

Survivre à tous ces gens qui vous demanderont pourquoi vous étiez dehors si tard, mesureront la longueur de votre jupe (actuellement dans quelques lycées ou collèges de ce pays, cf le Causette du mois) ou vous demanderont d'être plus précise dans la description de votre agression. Comme l'a fait Yann Moix dans ONPC. Lui n'a pas quitté le plateau. Lui n'a pas été hué. Et si la chaîne et la production sont mises en cause dans cet épisode navrant et pourtant si parlant (pourquoi couper la sortie de la chroniqueuse et garder les larmes de l'invitée ?), c'est la photo d'Angot (quelqu'odieux qu'ait pu être son comportement) qui l'illustre en majorité sur les réseaux sociaux. Ni Ruquier, ni Moix, ni Baupin, ni Barma, ni Delphine Ernotte. Juste les victimes. Alors, comment on fait ? On continue à se débrouiller ?

Liens
Le caféministe de Muriel Salmona (màj le 10.10.17)
Mémoire traumatique et victimologie
Les caféministes en vidéo
Parler (Sandrine Rousseau)

 

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11 septembre 2017

Chérie, j'ai jeté les gosses !

On voit parfois sur les réseaux sociaux des vidéos d'enfants tendant à démontrer la forte similitude de certains de leurs comportements avec ceux d'adultes alcoolisés. Je ne suis pas loin de penser que l'inverse est tout aussi vrai.

Je m'étais auto-désignée "conductrice d'auto désignée" pour un week-end "toi aussi, marie tes ami·e·s". Appelez-moi Sam, Sam, qui je l'ai découvert à ce propos a une signification : Sans Accident Mortel. Celle qui conduit, c'est celle qui ne boit pas et donc, les accidents avec tétraplégie, elle a le droit !

Après nous être moqué, à la mairie, des deuxièmes, troisièmes et plus si aff, prénoms des témoin·e·s de manière plus ou moins pas discrète… Au fait, tant que j'y suis, les parents ! Youhou ! Vous êtes sérieux là ? On dirait qu'après vous être pris le chou pendant des mois pour le choix DU prénom du gamin, vous avez tiré les suivants au hasard dans une sorte de grande loterie improbable du "Qui perd perd" !Tata Cunégonde est très gentille, ce n'est pas le sujet. Mais une vie gâchée n'est-elle pas amplement suffisante ? Hum ? Je vous laisse y réfléchir.

Passée la cérémonie, le lancer de pétales de roses… parce qu'il paraît que si on jette du riz, en dehors d'éborgner les mariés, on peut aussi attirer les rats et tuer les pigeons. Sauf que je ne vois pas en quoi tuer des pigeons serait un crime. Surtout vu l'état lamentable de certains bisets parisiens. On se rapprocherait alors plutôt de l'euthanasie. Bref ! Nous sommes remontées dans la voiture pour aller s'arsouiller faire bombance dans un manoir alentour. Il y a dans les mariages régionaux un côté "putain mais c'est à perpette" compensé par le versant "rooh c'est joli tout ce vert et ces vieux châteaux qu'on se croirait sur le Tour de France" non négligeable.

Quelques heures auparavant, nous avions récupéré le véhicule chez le loueur. "Vous avez été surclassée" m'annonça l'employée en me voyant froncer le sourcil devant la berline japonaise. Ah ça ! Tu te commandes une petite bagnole parce que c'est moins cher et qu'en plus, en bonne parisienne, tu ne conduis pas sauf la Twingo de manman et bim ! on te surclasse. Mais pour traverser l'Atlantique en avion sans avoir les genoux dans les dents pendant 12 heures, là, tu peux bien crever ! "Bon, je vous mets les feux en mode automatique". T'as raison, j'ai du mal avec les tableaux de bord d'Airbus. Tout ça pour dire que j'étais un peu tendue en démarrant le bouzin bien qu'aidée par la place de la morte qui régla le GPS tandis que je découvrai toute ébaubie les caméras de recul ! Rooooh, c'est beau ! Aaaaah j'ai calé au feu ! "Non, le moteur se coupe et redémarre quand tu passes en première" me rassura la copilote. Bordel de modernitude.

Lorsque nous arrivâmes au manoir au milieu des champs de tournesols morts, je commençai doucement à maîtriser le paquebot… Le ou la Parisienne en goguette a tendance à confondre le "mûr" et le "mort" car les seuls tournesols qu'il ou elle connaisse sont accrochés dans un musée ou posés sur sa table de salon Kikaé. Ce qui suivit notre entrée dans la salle des fêtes ne sera connu que des seul·es initié·es. Laissons planer un voile de pudeur sur nos diverses erreurs. Vers trois heures du matin, numéro 1, l'une des quatre passagères dont un homme s'endormant sur mon bras, je commençai la chasse aux trois autres. "Bon, allez, on rentre. Bidulette est morte. Enfin… mûre. Zou, on va dire au-revoir aux marié·es !
- Ouais, je vais pisser aux toilettes et on part après ! (n°2)
- Ouais ! (n°3)
- Hummm…" (n°4 ma raisonnable copilote)

De retour des toilettes, n°2 rejoint la piste de danse en criant "après celle-là !" Ma mâchoire se crispe tandis que n°1 sourit bêtement, debout à mes côtés. J'ai perdu de vue n°3 et 4. Le morceau s'achève et je me dirige droit vers n°2 "bon, on y va. Va dire au-revoir". Je fonce sur la mariée : "on y va. Merci pour tout, bisou". Je lance le radar à boulets puis file sur ma proie. Je tape sur l'épaule de n°3 "va dire au-revoir, on y va" et de même pour n°4. J'entraîne n° 1 tandis que je cherche le marié des yeux. Il est dehors, tant mieux, la voiture aussi. "Hey bidule, merci pour tout, super sympa tout ça machin, on y va ! On s'appelle, on se fait une bouffe ! Bisous".

Dehors, la nuit est belle, elle est sauvage. Une lune presque pleine éclaire le chemin de gravillons blancs sur lequel l'ombre des arbres s'allonge. La fraîcheur nocturne me fouette les sangs. N° 2 n'est pas loin. "GOUINEEEETTE !" entends-je hurler derrière moi. "On te voit plus !" Je me retourne. N°1 et 3 sont à une dizaine de mètres. N°3 porte encore les lunettes de soleil qu'elle n'a plus quitté depuis les 2,5 grammes environ. "C'est une trop bonne idée les soirées en lunettes de soleil". Je repars vers le parking en pensant "et merde". Je déverrouille les portes et ouvre le coffre afin que les sacs à 2ème paire de chaussures et autres trousses à maquillage rejoignent leur emplacement de l'aller. "Nan, je le garde avec moi" décident n° 1 et 3. N°2 est à monté à l'avant. Changement de copilote.

Bon sang ! Où est n°4 ??? J'entre dans la cabine de pilotage et lance les réacteurs. Ca va me laisser le temps d'entrer l'adresse de l'hébergement sur le GPS. "Faut attendre n° 4 ! Elle est pas là" me hurle-t-on depuis la banquette arrière. Car, c'est scientifiquement prouvé, l'alcool rend sourd. Saleté d'écran pas plus tactile que la Reine d'Angleterre ! "Ah ça y est ! N°4 est là !"
- Partez pas sans moi !!"

Ne me provoque pas…

"Hey on fait un selfie" s'écrit n° 2. Ça remue dans le fond pour se caler dans le cadre. Je valide l'adresse puis lance les essuie-glaces pour nettoyer le pare-brise des restes des averses de la soirée. "Ah Gouinette, bravo, tu fais la gueule sur la photo ! Merci !" Je ne réponds pas. "Hey tu veux que je conduise ?" me propose n° 2 (3,8 g). Je ne réponds pas.

"Tout le monde a mis sa ceinture ?
- Ouiiii" me répond le chœur d'arsouilles. Mais on ne me la fait pas ; je n'ai pas entendu le nombre de clics réglementaires à l'arrière. Je répète ma question à qui personne ne répond à cause du bordel ambiant dû à la surdité alcoolique. Je fais donc marche arrière puis m'avance vers la sortie et PILE COMME UNE SAUVAGE ! J'ai droit à une seconde de silence avant un concert de protestations. "Tout le monde a mis sa ceinture ?
- Nan mais je trouve pas…
- Attends je vais t'aider…
- Vous vouliez partir sans moi !
- Tu veux que je conduise ?"

Qu'est-ce que j'ai fait au bon dieu ?… Oh ça va, hein ! Ne répondez pas ! La nuit étant toujours belle mais néanmoins un peu sombre, je mets les pleins phares (comme dans la Twingo) mais ne réussit qu'à faire un appel. Merde ! C'est où encore ? J'enclenche le strabisme divergent : un œil sur la route, l'autre qui parcourt le volant et ses alentours à la recherche d'un indice. N° 3 "Une fois j'ai failli mourir dans un taxi. Il conduisait comme un taré ; je me suis dit : 'je vais mourir dans un taxi'. " Et patati et patata. Bonne ambiance. Bon, je vais laisser en feux de croisement. "On peut mettre la musique ?"

Je vais les laisser dans un fossé.

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28 août 2017

Mettre du poivre dans sa vie

Ma mère va marcher trois kilomètres tous les matins dans un bois voisin. Comme sa meilleure amie lit le journal, elle sait à quel point ce lieu verdoyant est dangereux… Selon la règle qui dit que si c'est arrivé ailleurs, ça peut arriver ici. Je le connais ce bois car j'y suis souvent allée courir le matin. Et il est vrai que j'ai croisé d'autres coureurs, des écureuils et des promeneurs de chiens, autant dire le Bronx en 1982. Mais passons sur la capacité de la PQR (j'aime bien ce sigle parce qu'il y a la destination finale de certains de ces médias) d'affoler ses lecteurs et ses lectrices.

Ma mère, depuis que les décès de mon père et du beauceron empêchent ces derniers de l'accompagner dans sa promenade, s'est équipée : un sifflet, une canne / grosse branche / vieux parapluie qui ne lui servent pas pour la marche et une bombe à poivre. Prête à bondir. Si vous la croisez, restez prudemment en retrait.

"Ah ! Tiens, au fait !" me dit-elle un matin "cette semaine, j'ai essayé la bombe. C'est vrrrai, jé né savais pas si elle marrrchait. Alorrrs, j'ai visé un arrrbrrre". Ça marrrche." Ma mère, cette guerrière. Les écureuils n'ont plus qu'à bien se tenir. La même, un peu plus loin dans la conversation : "jé sais qu'il faut enlever les roses quand elles fânent et qu'elles ne sont plus belles. Mais elles vivent si peu de temps que je les laisse jusqu'à la fin."

Ma mère.

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25 août 2017

Et donc j'ai pris quelques jours de vacances loin de Paris

J'entre rarement dans une église. De mon plein gré, veux-je dire. Les mariages, les baptêmes, les enterrements sont les seules occasions qui me font passer le seuil de ces édifices religieux. Ainsi que l'obligation sociale d'accompagner un·e ami·e touriste. Les deux autres exceptions à ma règle "je n'entre pas dans les églises" sont : la météo et "entrer en courant en pleine messe en hurlant 'ASIIIIILE !' pour voir la réaction des gens". En ce qui concerne cette dernière, j'espère pouvoir l'accomplir avant ma mort, un rainbow flag ceint autour de la taille. Tout juste avant ma mort si je vise Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

J'entre donc dans les églises quand il fait une chaleur de gueux. Il y fait toujours frais (en tous cas, dans celles bâties avec des grosses pierres et dont les corps des ouvriers morts ont servi de mortier… quoi ?). On peut s'y asseoir sans que quiconque ne vienne vous demander ce que vous voulez boire. Virginie Despentes (cœur avec les doigts Virginie ! mais bon, le 3ème tome de Vernon, t'aurais pas dû) dit que c'est le seul lieu public où l'on peut pleurer tranquille. Hormis son canapé… qui n'est pas un lieu public… de manière générale… Bref !

Pendant mes vacances, un après-midi où le soleil cognait fort et où tous les bancs publics (bancs publics, bancs publics… dégage Brassens !) de la ville étaient ignorés de l'ombre, j'entrai dans l'église-gare Saint Lazare du centre historique et m'assis sur un banc près de la porte. Je constatai alors, comme à chaque fois, que le banc était particulièrement inconfortable. Qui fait ça ? Existe-t-il un CAP "Banc d'église qui fait mal au cul" ? Ne vous étonnez plus, ami·es catholiques, du vide de vos églises. Rester plus d'une demi-heure assise sur de pareils engins est une épreuve sportive qu'on devrait inscrire au programme des JO. C'est durissime. L'assise et le dossier sont à angle droit et je rappelle que la taille moyenne des habitants de ce pays était d'1,40 m en 1512 ! Aujourd'hui, une assise de plus de 10 cm de profondeur arrangerait bien des choses.

Toutefois, je n'allais pas ramener ma fraise sur la décoration intérieure d'un lieu de culte dont j'ai renié le baptême et au denier duquel je ne cotise pas… au-delà de la part de mes impôts qui va à l'entretien du patrimoine. J'étais au frais. J'étais bien. Et puis, un coccyx de perdu… un coccyx de perdu.

Enfin quand même, l'Eglise, au niveau de la com', déjà que tes idées sur les femmes, les pédés-gouines et les qui pensent pas comme toi, représentent l'équivalent à vendre d'un accident nucléaire, tu pourrais faire un effort pour qu'on soit bien assis, merde ! Re-bref ! J'étais au frais ! J'ÉTAIS BIEN, BORDEL !

J'étais (presque) seule surveillant du coin de l'œil les trois pigeons qui volaient d'un pilier à une statue de Marie. Les voies du Saigneur (non je ne l'écrirai pas autrement) étant impénétrables, une fiente divine eut pu punir mon athéisme bravache et suant. Dies ire, tout ça machin. J'étais au frais. J'étais bien… lorsque, baissant les yeux (vers mon portable pas pour prier), je vis une inscription sur le dossier du banc devant moi.

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Les derniers bancs étaient réservés pour les orphelins ? Et les chaises près de l'autel pour les notables, je suppose ?

Evangile de Christ, Jésus Christ selon Mireille Mathieu (ou JJ Goldman, je sais plus) : "Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers." Mais y'aura pas de la place pour tout le monde.

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19 août 2017

Faut un titre ? ben… Journal ?

23 août 2017

Au réveil, ce matin, j'ai entendu Nicolas Demorand sur France Inter rendre compte de l'agression sexuelle subie par une femme marocaine dans l'indifférence générale des passagers et du conducteur du bus dans lequel elle se trouvait. Puis le journaliste a cité des militantes décrivant l'enfer quotidien des femmes marocaines. La vidéo de l'agression a fait le tour des réseaux sociaux.

C'est ballot que France Inter et Nicolas Demorand ne profitent pas de cette agression pour rappeler qu'ici, en France, les femmes subissent aussi le sexisme. Les violences, les viols et le silence de l'État. Depuis le début de l'année, 86 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Nous sommes fin août et les chiffres des violences faites aux femmes en 2016 n'ont toujours pas été publiés. On en parle ou il vous faut des vidéos ?

16 h 15 - gare de là où j'étais en vacances. Deux voies. 1 TER. Sur les écrans, les 3 départs de la journée sont affichés, matin, après-midi et soir. Les quelques voyageurs s'interrogent : "c'est le train pour Paris ?". Dans le train, une femme m'interroge : "C'est le train pour Paris ?" Je souris : "Bah, j'espère parce que c'est là où je vais et que c'est le seul train en gare". Les Parisiens… Tu les fous à Châtelet les Halles un samedi de grève, ils vont au bout du monde. Mais pour revenir du bout du monde avec un seul train, y'a plus personne !

22 août 2017

Je souffre. C'est toujours pareil ; je pars vers un coin encore non visité, en fin d'après-midi pour attendre l'heure du dîner. J'aperçois un chemin balisé de bleu. Le matin, je l'ai entraperçu sur une carte de la région. Le plus court, je crois. Combien de kilomètres déjà ? Je ne sais plus mais ce n'est pas grave. C'est joli. Ça monte. Ça descend. C'est joli. C'est vert. Vert sombre dans la forêt. Ça grimpe, dites donc. Qu'elle est jolie la ville fortifiée vue de l'autre versant. Ah ! Ça redescend. Ça gliiiiiisse. Ce ne sont vraiment pas les bonnes chaussures, ces spéciales bateau à semelles lisses pour crapahuter. Enfin… ça devrait revenir vers la droite… ah non ? À gauche ? Mais on s'éloigne là. Au moins j'ai du réseau. Qu'est-ce que je fous dans les champs ? Ça grimpe bordel. C'est officiel, je ne suis pas aux Pays-Bas. Et ça fait un moment que je ne croise plus personne. Je vais crever. Aaaaah une maison, du goudron, UNE ROUTE ! À droite, loin, la ville. Je jette un coup d'œil à la carte. Retour en zigzag sur 3 km. Fuck le chemin bleu qui part à gauche.

Alors ce matin, je suis souffrance. Je vais aller bouquiner sur un banc. Acheter une boule à neige. Dormir. 

Midi : tandis que je m'étonne de trouver des cerneaux de noix et de la crème fraîche dans mes penne au pesto, des échos de la conversation d'une table pas voisine me parviennent. Elle dit : "Non, je ne fais pas de nu. Je ne veux pas commencer par le nu. Sinon… J'en ai déjà fait avec machin, bidule et truc. Mais je ne veux pas en faire". D'accord. Plus tard, tandis que mon expresso arrive accompagné d'un ourson au chocolat (pouark !)… la même "pour parler aux gens en soirée, je bois. L'alcool me désinhibe. Sinon…"

Nan mais stop ! Je ne veux pas entendre ce que tu dis. Nan ! Nan, nan, nan ! Chut ! Va-t-en !

21 août 2017

Je me suis penchée au-dessus du muret surplombant la rivière. J'entendais l'eau couler. J'éprouve toujours un sentiment de surprise, de paix et de panique quand je suis dans une ville où l'on peut entendre les sons de la nature. Le gazouillis des oiseaux, le frottement des feuilles mortes sur le sol poussées par le vent. Dans l'eau, des poissons faisaient du surplace face au courant. De toutes les tailles et a priori de la même marque. J'ignore laquelle. Que pouvaient-ils bien attendre dans ce ballet immobile ? La bouffe, évidemment, pas le bus ! J'ai cru qu'un gros allait manger un petit, le cannibalisme étant une pratique courante chez ces gens-là. Mais rien. C'était chiant ; je suis partie. 

Je suis entrée dans un square interdit aux chiens et aux boulistes : le jardin d'Eden. Il ne manquait que le pommier. La vue sur les alentours était à couper le souffle. J'y étais seule et puis j'ai entendu le bruit d'une voiture qui se gare. Un homme est entré. J'ai attendu qu'il se dirige vers la gauche pour partir vers la droite. Mais comme c'était un square, je l'ai croisé de l'autre côté. Forcément. Assis sur un banc, dos au paysage, il fumait. Il manque un panneau aux grilles du square.

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20 août 2017

9 h - Ce matin, la revue de presse d'Inter m'a permis d'apprendre une information des plus intéressantes. Il paraîtrait que Neymar (vous savez, le footballeur acheté 220 millions d'euros pour planter des buts à Guingamp… le Breton est fourbe, faut s'en méfier), Neymar, donc, n'aime pas du tout, du tout les réflexions de ses camarades de casino comptes en Suisse vestiaire sur sa sœur. Je vous plante le décor : 11 mecs en sueur et à moitié à poil (non, c'est pas un porno gay, arrêtez !) qui balancent des grosses vannes bien pourries, sexistes et forcément sexuelles sur une femme. L'ambiance de vestiaire hétéro mâle habituelle. Sauf que là, c'est la sœur d'un des mecs. Qui a l'honneur sensible. À propos de sa sœur et certainement sa mère, sa femme, sa fille (je ne sais pas s'il en a une et d'ailleurs je m'en fous).
Hey, Neymar ! Tu sais ce que tu peux faire pour que tes camarades arrêtent de te chercher sur ta sœur ? Ben, dès qu'il y a une vanne sexiste sur une femme (même si elle n'est ni de ta famille, ni même de ton pays), tu lui dis de fermer sa gueule et d'être un peu plus respectueux. Tu lui dis, je sais pas moi, tu lui dis "Imagine que je parle comme ça de ta mère ou de ta sœur !"

Cet après-midi j'ai pris un TER. Au premier arrêt, le message automatique a résonné dans le train : " Nous arrivons à la gare… Sens." Je n'ai même pas eu le temps de beugler (intérieurement) sur l'absence de la préposition que le message continuait : "Nous vous rappelons que la descente doit se faire à l'arrêt et en présence d'un quai"… heu… c'est-à-dire ? 

19 août 2017

Ce matin, ma pharmacienne (je dis "ma" non pas parce que je l'ai achetée mais parce qu'elle m'est sympathique) m'accueille avec un "Bonjour comment allez-vous ?". J'ai failli lui répondre : "vu le niveau 'canicule' sur lequel vous avez réglé la climatisation, alors qu'on a une moyenne de 17° et 75% d'humidité pour août, je pense décéder d'une pneumonie en sortant d'ici".

Mais j'ai dit : "ça va merci". Puis en lui tendant mes DEUX ordonnances, je lui ai souri : "enfin, je viens ici mais dans l'ensemble, ça va merci."

Puis je suis allée faire quelques courses au Zoupermarket du coin. La caissière, qui m'avait déjà avoué son amour pour mon t-shirt affichant "Quand une femme dit non, c'est non", alors que je m'apprêtais à régler mes achats, me demanda comment j'allais. "Bien merci, je suis en vacances depuis hier." Elle m'a souri puis "Alors je vous conseille de faire une sieste cet après-midi. Pour bien commencer !"

Comme quoi il n'y a pas que des psychopathes à Paris. Bisous

20 h quelque part rue de Rivoli

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C'est tantrant… (je sors)

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13 août 2017

Putain de vie de merde (comme ça vous êtes prévenu·es, vous continuez à vos risques et périls)

Je viens d'avoir cinquante ans …………………………………
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Hem ! Pardon. Malaise vagal.

Je viens donc de fêter mon anniversaire …………………………………
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Ouh la ! Crise de larmes passagère. Ça va aller. J'inspire… J'expire… pfff… JE VAIS CREVER !!

Alors. Donc. Ma chronologie personnelle… bon, ça, ça passe… et quelques événements locaux et mondiaux m'amènent à m'interroger et à me pencher sur le demi-siècle passé…………………………………
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Aaah ! Un vertige soudain…

Je reprends. Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ? Qui a fait ça ?

Je suis née au milieu des menaces de guerre nucléaire d'un monde scindé en deux blocs ennemis. Un monde raciste, un pays sortant aux forceps de sa position d'empire colonial (envahir des pays et massacrer ses habitants, c'est mal et pas seulement quand c'est l'Allemagne qui nous rend visite). Je suis née femme, homosexuelle et donc une sous-citoyenne. Mais blanche. On ne peut pas avoir toutes les qualités. Bref. Vingt-deux ans plus tard, joie, bonheur et insouciance, le mur de Berlin tombe. L'URSS et le bloc de l'Est avec. Dès 1987, durant ma formation de sous-officier, la couleur du foulard porté par les "ennemis" dans les exercices était passé du rouge au vert (écolols ou musulmans ou pas d'autre couleur disponible, mystère). L'Amérique du Sud vire ses dictateurs (presque tous). Ca avance. Le futur paraît plus sympa. Fait de partage et de mixité. Mes droits (et donc les vôtres avancent). En 2013, je deviens citoyenne à part entière (Taubira, épouse-moi !).

Quand tout à coup, 28 ans après la supposée fin de l'Histoire, deux abrutis coiffés comme des dessous de bras se menacent en agitant leur arsenal nucléaire.

Des sous-équipés en neurones s'embarquent sur un raffiot pour empêcher des ONG de sauver des êtres humains d'une mort quasi-certaine en Méditerranée.

Ces migrants illégaux en nombre ridicule ne sont (volontairement ?) pas gérés par le gouvernement (le nôtre, celui qui a un parlement élu par nous de manière tout à fait démocratique). Et là je me dis, si la France de 39 a pu gérer (enfin, il y a beaucoup à dire sur les conditions d'accueil) le demi-million d'Espagnols (dont mon grand-père) fuyant le régime fasciste, si la France de 1962 et des années suivantes a pu gérer le million de pieds-noirs et les presque 100 000 harkis de retour d'Algérie, la France (vous savez, le pays des droits de l'homme), 5ème puissance mondiale, peut gérer les quelques milliers de migrants sans voir des quartiers ou des coins du territoire transformés en infâmes bidonvilles, non ?

Pour faire le lien avec nos "identitaires" (novlangue pour dire fasciste), hier soir et ce matin, je découvre que les médias français, entre autres qualités professionnelles, ont du mal à qualifier les manifestants de Charlottesville. Alors que c'est facile, s'il ou elle brandit un drapeau nazi en faisant le salut nazi, c'est un ou une nazi. S'il ou elle brandit le drapeau sudiste, c'est a minima un ou une raciste. S'il s'agit du KKK, il ou elle est raciste, anti-sémite, homophobe et déteste tout ce qui n'est pas sa propre personne. Des gens qui défilent pour protester contre l'enlèvement d'une statue d'un général sudiste (donc esclavagiste donc raciste), protégés par une milice en treillis et équipée de fusils d'assaut (mais c'est quoi ce monde ?) peuvent être qualifiés de fascistes, racistes, nazis. Et lorsque l'un d'entre eux fonce en voiture dans la foule des contre-manifestant·es, il commet un acte de terrorisme.

Ah ! et puis, à propos des médias, je reviens sur ma marotte du langage. Dites voir les journalistes ! Ça vous arracherait les ongles d'arrêter de parler de drame conjugal ou familial lorsqu'un homme tue sa conjointe ou son ex-conjointe ? Puisqu'il s'agit en fait de violence de genre, de violence sexiste dont notre pays est malade à en crever. Sauf que seules les femmes (et leurs enfants) en meurent. 83 d'après les militantes en 2017, 0 d'après la police qui n'arrive toujours pas à sortir le chiffre des victimes de 2016. Alors, pour 2017, vous comprenez. Trop de terroristes islamistes échappés des asiles à traquer, je suppose.

Cher pays des droits de l'homme avec un petit, un tout petit, un minuscule "h", TU VEUX ME POURRIR MA FIN DE VIE !!! C'EST ÇA !?!
Tu l'auras voulu. M'en fous, j'ai plus rien à perdre ! Je suis une malade ! Sachez-le, nous sommes arrivé·es à la fin d'une chanson de Goldman :
"Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp".

Elle va vous coller au crâne toute la journée. Et je m'en fous. J'ai 50 ans. Fallait pas m'emmerder !

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08 août 2017

La lutte contre les violences faites aux femmes…

On n'est pas sorties des ronces…

Savez-vous à cette date combien de femmes sont mortes en France sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2016 ? Sachant que nous sommes en août 2017. Non ? Normal, le secrétariat d'état en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes non plus. Comment je le sais ? Ben, je suis allée sur leur site. Attention, va y avoir de la capture d'écran.

Dès la page d'accueil, dans la section "Voir aussi", je découvre un encart "Parution du rapport annuel concernant les morts violentes au sein du couple". Pas de panique, c'est celui de 2015.

Je reviens au menu horizontal et je choisis "Droits des femmes" puis "Lutte contre les violences".

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Dans les différentes rubriques qui s'affichent, rien qui ressemblerait à "Les chiffres des violences de genre en France". La solution est dans le dernier choix "Publications Lutte contre les violences".

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Passons sur le grand vide sous le titre principal et concentrons-nous sur la colonne de droite. Bingo, le premier article est celui que nous cherchons "Les chiffres de références sur les violences faites aux femmes". Cliquons donc.

Oh surprise, sans prévenir, nous quittons ce summum de l'information pour nous retrouver sur un autre site : http://stop-violences-femmes.gouv.fr. Mais joie, nous sommes effectivement arrivées sur la bonne rubrique. Problème, les chiffres indiqués semblent dater de… 2014.

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Autre étrangeté, le compte Touitère indiqué en haut de page, @Min_FEDDF, renvoie vers… un compte personnel d'un courtier immobilier montréalais inscrit en juin dernier… Mieux ! Sur le site du secrétariat d'état, 2 comptes différents cohabitent sur la même page ! Choisis ton camp camarade ! Une plainte pour violences conjugales ou un appart au Québec ?

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Ne nous laissons pas déconcentrer par ces "détails" et revenons à notre quête du nombre de femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2016. Sur la page du site "Stop-violence-femmes", une phrase indique que "Pour une présentation plus approfondie de ces chiffres et d’autres données sur les violences faites aux femmes, consulter les numéros de La lettre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes." MAIS SI TU CROIS QUE J'AI PEUR DE CLIQUER, WEBMESTRE DE MALHEUR, TU TE TROMPES ! Donc, je clique.

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Bon point : je ne quitte pas le site. Mauvais point : ce n'est pas ma question. Et si les mutilations sexuelles des femmes est une violence gravissime, je pense que je peux trouver des publications plus récentes que février 2016. Et puis ce n'est toujours pas le nombre de femmes qui ont été rayées de notre carte en 2016

Pas désespérée pour un sou et je dirais même, plutôt remontée comme une pendule, je vais sur le site du ministère de l'Intérieur puisqu'en cas de meurtre, a priori, ce sont les gardiens de la paix qui sont aux premières loges… pfffff… même après l'utilisation du moteur de recherche, aucun article datant de 2017. Aucune rubrique particulière concernant ce type de violences spécifiques mais non plus pour les violences racistes ou homophobes. Comme ça, pas de jaloux.

Je retourne sur le site du "secrétariat d'état qui va perdre beaucoup de budget" et je décide de consulter les "Instances rattachées". Petite remarque : instances rattachées, c'est une expression qui parle à qui ? LE OU LA RÉDAC-CHEF DU SITE, T'ES UNE BRÈLE !

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1ère instance : Le Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle entre les femmes et les hommes.
Le lien renvoie à un article de présentation avec 4 pdf à télécharger. Je n'y trouve évidemment pas ma réponse.

2ème instance : Le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes
Ca s'améliore puisque dès le menu de page d'accueil, un onglet "Violences de genre" est présent. Je clique. La dernière actu date d'avril et concerne le système prostitutionnel. En colonne droite, des repères statistiques, le nombre de femmes tuées date… de 2012.

3ème instance : La mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains
J'atterris sur une article particulièrement vide ce qui n'augure rien de bon. Je clique sur "En savoir plus sur la MIPROF" (cette manie des sigles de merde de notre administration, ça me donnerait des envies d'étrangler des fœtus de chaton)… et je retombe sur "Stop-violences-femmes".

Et toujours pas le moindre chiffre des femmes assassinées en 2016. Voilà le travail.

Heureusement, il y a des militantes féministes qui, en chassant les faits divers dans la presse, pointent au jour le jour les femmes assassinées. Leur estimation pour 2016 est de 120.
Et depuis le début 2017, nous en sommes à 79.

L'État n'a toujours rien sorti. Mais l'État a décidé de baisser le budget du "secrétariat d'état à l'égalité d'arrêtez de vous foutre de notre gueule".

Elles mettent à jour (elles !) une carte des celles qui manquent définitivement à leurs familles, leurs proches et à nous toutes et tous.
Et faites tourner la pétition : https://www.change.org/p/monsieur-emmanuel-macron-f%C3%A9minicides-un-fl%C3%A9au-silencieux-qu-il-faut-rendre-visible-informons-agissons

Sur Twitter, vous pouvez aussi interpeler les différents ministères sur les réseaux sociaux :
- Ministère de l'Intérieur, son patron
- Secrétariat d'état machin bidule, sa patronne

Quelqu'un finira bien par répondre. Allô ?

Remarque : voici ce qu'il est possible de faire dans un pays de l'UE, bien moins riche que la France et également en lutte contre les violences faites aux femmes, l'Espagne.
Voici le portail statistique de la Délégation du gouvernement pour la Violence de genre. Petit outil pratique et simple d'utilisation. 1ère ligne, je choisis les "victimes mortelles". 2ème ligne, l'année. Et hop, j'ai les chiffres depuis 2003 jusqu'au chiffre de l'année en cours.

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Autre remarque toute personnelle, l'Espagne est souvent qualifiée de pays machiste. Pour 2016, 44 femmes manquent à l'appel. En France, a priori, 120. Soit quasiment 3 fois plus. Or, nous ne sommes pas trois fois plus nombreux que nos voisins. Nous sommes 67 595 000 d'après Wikipédia et les Espagnols, 46 439 864.

Voilà, c'est tout pour moi.

Posté par Gouinette à 18:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Cent pour sang

Je n'aime pas les pourcentages. Non pas que je n'arrive pas à les calculer (j'ai eu mon bac, merde !) mais je n'aime pas la façon dont ils sont parfois utilisés. Le pourcentage n'a pas d'âme. Celui ou celle qui l'utilise comme un paravent… non plus. L'exploitation d'un pourcentage en dit beaucoup sur l'utilisateur ou l'utilisatrice.

Un ami artisan, auto-entrepreneur, assez récemment mis à son compte et ayant cessé de compléter ses revenus par un deuxième travail répondait récemment à une question amicale : "Ça va ? Tu t'en sors ? Tu arrives à te payer ?". Il répondit "oui, ça va. L'an passé, j'ai fait X mille euros. Il faut enlever Y% de cotisations et impôts. Du coup, il me reste un peu moins d'un smic.
Résultat brut - pourcentage = résultat net en euros.

L'autre version récemment entendue dans un autre lieu fut : "Tu comprends, je suis à mon compte, je cherche les clients, je bosse à la fin, il me reste 40%" (NDLR : mon ami l'artisan aussi cherche des clients et travaille ardemment à faire connaître son travail).
Résultat brut inconnu - %age de trucs et de bidules = 40% qu'on ne sait pas combien ça fait en euros ou en roupies ou en dollars avant ou après impôts.

La technique du paravent. Je suis restée polie ou française, je n'ai pas demandé "et ton 40% ça fait combien en vrai". Dommage. La prochaine fois, je n'hésiterai pas.

Posté par Gouinette à 10:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 août 2017

Quelques règles de civisme

danslebonsens

Vous aimez les humains, ne les nourrissez pas !

  • En les nourrissant, vous les rendez dépendants.
  • Les nourrir est néfaste à leur santé, favorise leurs regroupements, la surpopulation et la transmission de maladies.
  • Le nourrissage dégrade l'environnement, pollue le milieu aquatique et favorise le développement des roms, clodos, migrants économiques et autres supposés réfugiés… source de nuisances à Paris et ailleurs.

Gérard Collomb, spécialiste du tri.

Posté par Gouinette à 13:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 août 2017

Et surtout passez un bon été

"T'es sûre que ça va ?
- Mais oui, pourquoi tu dis ça ?
- Je sais pas. Je trouve tes travaux manuels un peu étranges.
- Des nœuds marins, ça va. Je découpe pas des chatons en rondelles non plus.

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- Le nœud coulant n'est pas forcément le premier nœud marin auquel on pense. Et puis la façon dont tu l'utilises, franchement, tu m'inquiètes.
- Mais nooon, ça va. Je te jure. Je refais ma décoration.

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- Enfin, j'aimerais bien qu'on en parle quand même.

Posté par Gouinette à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]